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Les maladies des animaux terrestres gagnent ceux des océans
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22 février 2012
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Patrick Rollo, 495 articles (Rédacteur)

Patrick Rollo

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Les maladies des animaux terrestres gagnent ceux des océans

Les maladies des animaux terrestres gagnent ceux des océans

Le biologiste Andrew Trites, qui a examiné les mammifères marins morts échoués sur les rives du Canada, a découvert qu’ils étaient victimes de maladies dont souffrent habituellement des animaux élevés par l’homme. Partout dans le monde, phoques, otaries et autres animaux marins seraient gagnés par des maux frappant des espèces proches de l’homme, tels que chèvres, vaches, chats ou chiens. Andrew Trites suspecte en outre ce phénomène d’être à l’origine de la disparition d’espèces méconnues.

Le phénomène vient d'être démontré. Les animaux marins, et en premier lieu les phoques et les otaries, seraient désormais touchés par des parasites et maladies frappant habituellement les animaux terrestres, que ce soit des animaux de compagnie comme les chiens et les chats, ou des animaux de la ferme, comme les chèvres et les vaches. L’homme à l’origine de cette découverte est un biologiste canadien du nom d’Andrew Trites, rattaché au département de zoologie de l’Université de Colombie Britannique. Et ce dernier a pu en informer les autres chercheurs lors du sommet annuel de l’Association américaine pour l'avancement de la science (AAAS), qui s’est tenu dernièrement à Vancouver. De plus, l’équipe du biologiste, qui a examiné les cadavres d’animaux échoués sur les côtes canadiennes, a avertit que «  les hommes sont de moins en moins à l’abri de ces maladies, étant donné leur proximité avec la mer, qui pour eux constitue un lieu de vacances ou de travail, et également une source de nourriture ».

Andrew Trites dénonce le bétonnement abusif et l’assèchement des zones marécageuses, qui ont de tout temps servis de filtre naturel entre la terre et la mer, qui a ainsi favorisé le passage dans les grandes eaux des parasites, champignons, virus et autres bactéries. Le spécialiste met plus particulièrement en avant le cas du parasite cellulaire toxoplasma gondii, à l’origine d’avortements spontanés chez les vaches, et qui se serait transmis aux animaux marins. Mais ce ne serait pas tout.

Les océans seraient eux-mêmes malades, victimes de changements dramatiques occasionnés par le réchauffement. Les mers sont, par endroits, de plus en plus chaudes et de plus en plus acides. Jason Hall-Spencer, de l'Université de Plymouth en Grande-Bretagne, s’appuie ainsi sur des études effectuées aux Etats-Unis, en Italie ou en Papouasie-Nouvelle Guinée pour affirmer que «  la hausse du taux de dioxyde de carbone a engendré, dans les océans, une disparition de l’ordre de 30% des microbes, plantes et animaux  ». Gretchen Hoffmann, de l’Université de Californie à Santa Barbara, et Lisa Levin, de de l'institut d'océanographie Scripps de La Jolla en Californie, lui donnent raison. Le premier indique que l’acidité croissante des mers décime le naissan, des larves de différents mollusques. Quant à la seconde, elle s’alarme du fait que la diminution de la teneur en oxygène de l’eau de mer menace d’exterminer les animaux marins des profondeurs, dont les hommes ont d’ailleurs une connaissance encore embryonnaire.
 

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