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Les déchets du séisme japonais menacent la faune marine, déjà en péril
Les déchets du séisme japonais menacent la faune marine, déjà en péril
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22 juin 2011
Auteur de l'article
Henri de Miebenthal, 476 articles (Kinésithérapeute)

Henri de Miebenthal

Kinésithérapeute
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Les déchets du séisme japonais menacent la faune marine, déjà en péril

Les déchets du séisme japonais menacent la faune marine, déjà en péril

Réchauffement global des eaux, acidification et appauvrissement en oxygène : La vie des organismes vivants dans les océans n’était déjà pas très reluisante avant que le tsunami ait ravagé les côtes du Japon en mars dernier. Voilà qu’un rapport émanant d’une ONG de protection de l’environnement alerte l’opinion sur les conséquences du séisme. Et à cela s’ajoute la menace que représente les déchets radioactifs. De l’autre côté du Pacifique, en Californie, les poissons des rivières ne sont pas mieux lotis : Le saumon est particulièrement menacé par les chercheurs d’or.

Danger tous azimuts pour les poissons. En mai dernier, un congrès tenu à l’université d’Oxford réunissant les spécialistes mondiaux de la biodiversité marine avaient tiré le signal d’alarme : La vie marine est en péril. On observe aujourd’hui, à travers le réchauffement de la température des eaux et l’acidification des mers un appauvrissement des milieux marins qui coïncide avec les débuts de phase d’extinction d’organismes qui ont eu cours sur Terre. Et selon les analystes, « les niveaux de carbone absorbés par les océans sont bien plus importants à l’heure actuelle qu’il y a 55 millions d’années, lorsque de nombreuses espèces d’animaux vivant en eaux profondes ont été pour moitié exterminées ».

On observe aujourd’hui une multiplication des algues marines nocives et une disparition de poissons à longue durée de vie, comme le thon, bouleversant les écosystèmes. Les activités humaines, engendrant la surpêche, la destruction des habitats ou la pollution, n’arrangent rien…. Et la situation, à en croire un rapport remis le 31 mai derniers par l’association Robin des Bois, oeuvrant pour la protection de l’homme et de l’environnement, s’est encore dégradée avec le séisme et le tsunami qui ont décimé les côtes nipponnes en mars dernier. Des tonnes de déchets de toute nature ont échoué en mer, comprenant liquides toxiques, bombes aérosols, pesticides, médicaments, mais également avions, bateaux et voitures dont les hydrocarbures sont progressivement rejetées en mer.

Aux 25 millions de tonnes de ces détritus divers et variés s’ajoutent les déchets radioactifs liés à la catastrophe nucléaire de Fukushima. Pour les déchets susceptibles de couler, Robin des Bois pointe le danger pour la flore et la faune marine, en particulier pour les poissons : « les appareillages électriques ou électroniques rejettent en mer des polluants persistants comme les PCB et les composés bromés qui se nichent dans les chaînes alimentaires ». D’autres déchets vont probablement atteindre les côtes américaines, se déversant par exemple en Californie, un Etat où la santé des poissons inquiète déjà les associations de protection des animaux.

Dans le Golden State, en effet, les écologistes ont pointé la nocivité des méthodes des derniers chercheurs d’or, dangereuse pour les saumons. Le problème réside dans le mode d’extraction de l’or selon la technique de dragage par aspiration, version moderne et mécanisée de la batée (récipient peu profond dans lequel on lave les sables) : cet "aspirateur géant" pompe le gravier et la vase reposant dans le fond des cours d’eau. Selon les défenseurs des poissons, ce procédé est susceptible de libérer du mercure, particulièrement toxique, dans les rivières où plusieurs espèces de poissons, et en premier lieu le saumon, fécondent. Plus personne ne s’étonnera de voir le saumon du Pacifique accuser un brutal déclin.
 

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