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Les cellules souches pourraient sauver des espèces en danger
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7 septembre 2011
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Les cellules souches pourraient sauver des espèces en danger

Les cellules souches pourraient sauver des espèces en danger

Les progrès effectués dans la biologie cellulaire sont tels qu’ils pourraient sauver certaines espèces menacées d’extinction, comme le drill et le rhinocéros blanc. Des chercheurs de l’institut Scripps, en Californie, ont en effet découvert une nouvelle solution pour exploiter des cellules souches synthétiques qui pourraient améliorer la reproduction et la diversité génétique des animaux menacés.

10 000 espèces sont actuellement menacées dans le monde. Et pour espérer les sauver, il était temps que l’on fasse preuve d’innovation. Les opérations de stockage et de conservation de tissus, de cellules et d’ADN d’animaux menacés de disparition se sont multipliées ces dernières années. Et des chercheurs japonais, qui ont réussi en 2007 à reprogrammer des cellules adultes de la peau en cellules pluripotentes, ont fini par mettre la puce à l’oreille des équipes de l’institut de recherche du zoo de San Diego et de l’institut Scripps de La Jolla, en Californie. Le biologiste Olivier Ryder, qui y a développé avec ses collègues un "zoo congelé" regroupant au froid des tissus de plus de 800 espèces dans l’optique de recherches ultérieures, s’est ainsi penché sur la création de cellules pluripotentes induites à partir de ces tissus.

Et ce afin de donner forme à des gamètes et, par conséquent, à de nouveaux individus dont la mère porteuse pourrait être une femelle d’une espèce voisine. Aidé par ses deux collègues Inbar Friedrich Ben-Nun (chercheuse au Scripps Research Institute) et Jeanne Loring (spécialiste en médecine régénératrice), Olivier Ryder tente d’appliquer la méthode de reprogrammation à des cellules du rhinocéros blanc du nord (Ceratotherium simum cottoni) et du drill (Mandrillus leucophaeus), primate vivant dans l’ouest de l’Afrique. La première de ces deux espèces est déjà éteinte à l’état sauvage, quant à la seconde, elle a été classée par l’IUCN sur la liste rouge des espèces menacées. Pour l’heure, les travaux en sont à leurs balbutiements.

Et comme l’a expliqué Jeanne Loring au National Geographic, «  Il faut avant tout concevoir ces cellules souches de synthèse comme une base de recherche pour les expériences à venir », et également, comme l’ajoute Inbar Friedrich Ben-Nun « comme un moyen possible de traiter une multitude de maladies animales ». Les premiers résultats ont été publiés dans le dernier numéro de la revue Nature methods, et les commentateurs évoquent des « travaux prometteurs ». Ceux-ci ne manquent pas, néanmoins, d’alimenter la controverse. Si la partie est loin d’être gagnée, en particulier pour l’ensemble des animaux menacés, des voix s’élèvent (notamment chez les écologistes) pour dénoncer un procédé curatif « qui devrait, pendant qu’il en est encore possible, laisser la place à la prévention ».
 

La rédaction CareVox
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