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Les cafards à la rescousse des bactéries les plus résistantes
Les cafards à la rescousse des bactéries les plus résistantes
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9 octobre 2010
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R. Bartet, 52 articles (Journaliste )

R. Bartet

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Les cafards à la rescousse des bactéries les plus résistantes

Les cafards à la rescousse des bactéries les plus résistantes

Les voir n’est jamais bon signe ! Cafards, blattes ou encore cancrelats ne forment qu’une seule et même espèce qui vit généralement dans des endroits sales et insalubres. Or, leur cerveau est composé de nombreuses molécules qui pourraient bien être très utiles aux hommes à l’avenir pour faire face aux infections les plus tenaces.

Dans la Grèce antique et en Chine, les hommes les utilisaient déjà comme médicaments. Sans aller jusqu’à avaler un cafard cru, ces petits animaux qui nous répugnent puisqu’ils se nourrissent d’excréments, de sang ou de souillures, pourraient bien être utiles à la médecine de demain.


Les scientifiques savaient déjà que les blattes, pour survivre dans des lieux où l’hygiène fait défaut, ont dû développer un système immunitaire plutôt performant. C’est en partant de ce postulat de base qu’une équipe de biologistes britanniques de l’université de Nottingham et conduite par Simon Lee, est allée explorer le cerveau du cafard.
 

Elle a découvert pas moins de 9 molécules capables de venir à bout d’infections particulièrement tenaces comme le staphylocoque doré ou l’Escherichia coli, résistants à la plupart des antibiotiques actuels. Ces molécules présentes dans le cerveau des cafards, seraient toxiques pour les bactéries, mais sans danger pour l’homme. Un pas de géant pour l’avancée de la recherche impliquant la création de nouveaux antibiotiques, qui, comme l’explique Simon Lee « pourraient constituer une alternative aux traitements déjà disponibles, qui peuvent être efficaces mais ont des effets secondaires indésirables importants ». Une aubaine dans un contexte d’inquiétude face à la menace de super bactéries émergentes et toujours plus résistantes aux médicaments actuels.
 

Il faudra toutefois attendre près d’une décennie avant la commercialisation de tels traitements. D’ici là, qui sait si nous porterons encore le même jugement négatif sur les cafards !

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Mots-clés :
Bactérie