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Les animaux de centaines de Philippins sinistrés reçoivent de l’aide
Les animaux de centaines de Philippins sinistrés reçoivent de l'aide
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2 décembre 2013
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IFAW, 35 articles (Protection des animaux)

IFAW

Protection des animaux
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Les animaux de centaines de Philippins sinistrés reçoivent de l’aide

Les animaux de centaines de Philippins sinistrés reçoivent de l'aide

Nous voici de retour à Tacloban, quatre jours seulement après notre évaluation rapide de la situation, accompagnés cette fois-ci par deux vétérinaires chevronnés de PAWS (Philippine Animal Welfare Society), notre partenaire local. Nous avons également apporté des cartons remplis de colliers, de laisses, de vaccins, de nourriture pour animaux et de matériel vétérinaire.

L’atmosphère à l’aéroport de Tacloban est un peu plus morose que lors de notre dernier passage. Deux signes incitent cependant à l’optimisme : les piles d’aide alimentaire continuent de s’agrandir sur les bords du tarmac, tandis que les files de réfugiés attendant de pouvoir partir à bord des appareils militaires ont nettement rétréci.

Greg, notre chauffeur préféré, est là pour nous accueillir. Alors que nous chargeons le véhicule, nous avons l’impression de n’avoir jamais vraiment quitté Tacloban. Mais nous n’avons pas de temps à perdre en rêveries et nous dirigeons rapidement vers le centre-ville puis vers Palo, à environ 20 minutes de route au sud.

Au cours de notre évaluation, nous avons constaté que Palo était la ville idéale pour démarrer nos opérations, en raison du grand nombre de chiens et chats domestiques rencontrés ainsi que de l’état des routes, déjà bien dégagées.

Aux Philippines, les villes sont divisées en barangays, ou quartiers, et il est impératif d’annoncer notre présence aux autorités locales. Avant de monter notre poste vétérinaire, nous avons donc rencontré chacun des chefs des barangays. Nous avons ensuite averti les résidents à l’aide d’un haut-parleur. C’est à la fois la méthode la plus rapide et la plus efficace, dans la mesure où il n’y a pas d’électricité et où peu de personnes ont accès à d’autres moyens de communication.

La nouvelle de notre arrivée s’est très vite répandue et dès que nos tables ont été installées, nous avons vu se former des longues files de gens nous amenant leurs chiens, leurs chats, et même parfois leurs iguanes ou leurs canards !

Nous sommes ici pour fournir des traitements vétérinaires, des vaccins antirabiques, des antibiotiques, des vitamines, des vermifuges, de la nourriture et tout ce dont ces animaux pourraient avoir besoin après la catastrophe qui a frappé le pays. Si nous assurer de la bonne santé des animaux est notre principale mission, c’est aussi une mesure importante pour éviter certains risques sanitaires. La rage est en effet une maladie zoonotique virale, ce qui signifie qu’elle peut être transmise de l’animal à l’homme. Même en temps normal, la rage est responsable de 200 à 300 morts d’êtres humains par an aux Philippines, et une épidémie n’est donc pas à négliger.

Une fois qu’un animal a été traité, il reçoit un nouveau collier et une laisse de couleur afin de faciliter son identification.

Après trois heures de travail seulement, nous avons déjà examiné 150 animaux et devrions sans problème atteindre notre objectif de 500 animaux au cours des deux premiers jours.

Le fait que les habitants de Palo viennent nous voir en si grand nombre, alors qu’ils n’ont été mis au courant de notre présence que peu de temps avant, est très encourageant. Malgré les pertes inimaginables qu’ils ont subi, ils marchent, enfourchent leur vélo ou s’entassent dans des Jeepneys traditionnels pour se rendre à notre poste .Ils n’ont même plus de toit et ignorent de quoi sera fait leur prochain repas, et pourtant ils prennent le temps de s’occuper de leurs animaux de compagnie. Quelle incroyable preuve d’amour !

Jennifer Gardner

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Mots-clés :
Animaux Philippines