Accueil du site
> Santé Des Animaux > Les Actus
Mon logo CareVox
CareVox par RSS
CareVox sur Facebook
CareVox sur Twitter
Le sanglier, nouveau patient pour les vétérinaires
Le sanglier, nouveau patient pour les vétérinaires
catégorie
note des lecteurs
date et réactions
21 novembre 2013 | 1 commentaires
Auteur de l'article
Henri de Miebenthal, 476 articles (Kinésithérapeute)

Henri de Miebenthal

Kinésithérapeute
note moyenne des lecteurs
nombre d'articles
476
nombre de commentaires
0
nombre de votes
0

Le sanglier, nouveau patient pour les vétérinaires

Le sanglier, nouveau patient pour les vétérinaires

Les vétérinaires, cette année, se seront penchés sur la santé des sangliers. Ce sont en effet les vétos qui viennent de mettre en évidence une bactérie entraînant une maladie intestinale qui a causé la mort de pas moins de 120 sangliers depuis juillet en Ardèche. En parallèle de cette affaire surviennent des cas de « sangliers domestiqués », et avec lesquels les vétérinaires doivent compter.

La surmortalité anormale des sangliers observée en Ardèche a désormais une explication. En filmant des sangliers souffrants, et donnant des signes de troubles nerveux, tremblements, convulsions et spasmes, des chercheurs vétérinaires ont remonté la piste jusqu’à une bactérie à l’origine d’une maladie intestinale. 120 sangliers ont péri des suites de ce mal au fil des quatre derniers mois. Des analyses ont notamment eu lieu au pôle d’expertise toxicologique de l’école vétérinaire de Lyon. L’information a été donnée au niveau de la préfecture : « D’après l’ensemble des données épidémiologiques, cliniques, lésionnelles et bactériologiques, il est possible d’affirmer aujourd’hui avec un haut degré de certitude que la maladie de l’œdème est la cause principale de la mortalité observée des sangliers en Ardèche ». La bactérie en question serait une souche spécifique d'Escherichia coli (0139 K82), hôte fréquent du tube digestif du porc pouvant se retrouver chez le sanglier.
 
Au delà de cette actualité tragique, les vétérinaires se demandent si le sanglier n’est pas en passe de devenir un NAC, soit un Nouvel Animal de Compagnie. Auquel cas, ils auront à adapter leur réponse médicale en cas de consultation. On se souvient qu’en 2012 une affaire avait fait le tour du monde : un octogénaire du nom d’Yvan Blaise, chasseur repenti, avait menacé de mettre fin à ses jours si les services administratifs décidaient d’euthanasier son sanglier « Bamby », adopté au stade de marcassin mais qui, à terme, pesait 92 kilos. Le sanglier est en effet considéré comme étant un animal sauvage. Aux termes d’une immense vague de soutiens sur Facebook, et bénéficiant même de l’appui d’Alain Delon, le retraité à bénéficié d’une dérogation préfectorale acceptée sous condition : A ses côtés, Bamby a la vie sauve mais une clôture doit être construite.

Plus récemment, en août dernier, le préfet de Haute-Vienne a autorisé la détention par un couple de limougeauds d’un sanglier domestique du nom de « Reno ». Ce dernier avait été récupéré tout petit (blessé lors d’une battue) et élevé comme un chien. Bénéficiant de l’aide du voisinage, qui ne voulait pas davantage que Reno soit abattu, les propriétaires ont démontrés la qualité des soins prodigués. Ils ont également fait preuve de bonne volonté en bâtissant un enclos et en stérilisant le sanglier. Dans le même département, et également durant l’été dernier, un autre propriétaire a été autorisé à garder un sanglier domestiqué. Le verdict était en effet le suivant pour le ministère de l’Egalité des territoires et du Logement : « Dans les cas qui se sont présentés, les sangliers étaient trop inféodés à l’homme et le caractère sentimental a joué ».

Les internautes qui ont lu cet article ont aussi consulté
Commentaires
0 vote
(IP:xxx.xx1.110.147) le 30 novembre 2013 a 10H20
 (Visiteur)

C’est Obélix qui va pas être content... !