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Le nombre d’animaux marins divisé par 2 : pollution, braconnage... Cessons nos agressions
Le nombre d'animaux marins divisé par 2 : pollution, braconnage... Cessons nos agressions
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17 septembre 2015
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mackysanogo, 31 articles (Rédacteur)

mackysanogo

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Le nombre d’animaux marins divisé par 2 : pollution, braconnage... Cessons nos agressions

Le nombre d'animaux marins divisé par 2 : pollution, braconnage... Cessons nos agressions

Selon un rapport de la WWFles populations d’animaux marins ont chuté de 49% depuis les années 1970. Mammifères, oiseaux ou poissons sont-ils en danger ? Comment l’homme peut-il réagir ? François Sarano, fondateur de l’association Longitude 181, lutte depuis plus de 30 ans pour que les autorités prennent enfin leurs responsabilités.

 

 

Dès la fin des années 80, les informations fournies par les grands organismes internationaux, en particulier la FAO, permettaient d’avoir une idée précise des dégâts considérables de la surexploitation des espèces marines. Nous étions nombreux à avoir tiré le signal d’alarme.

 

Je n’ai jamais cessé depuis avec l’association Longitude 181 de lutter pour la préservation de la vie marine. Le développement mal contrôlé de notre société de consommation détruit progressivement la vie marine nous le savons mais les mesures qui permettraient de lutter contre cette lente disparition ne sont loin d’être suffisantes.

Le rapport remarquable dévoilé par WWF n’est malheureusement pas nouveau. Rendre largement public ces informations peut pousser les autorités à prendre les mesures que nous attendons depuis si longtemps.

À nous de rétablir les équilibres

Selon WWF, les populations d’animaux marins ont chuté de 49% depuis les années 1970. Certaines espèces sont plus concernées que d’autres, c’est incontestable.

En premier lieu, il y a ce que l’on appelle les "espèces commerciales", c’est-à-dire les poissons que nous consommons et qui sont exploités au-delà de toutes mesures, à un rythme tel qu’ils n’ont plus le temps de se reproduire !

Certaines espèces de poissons qui ont une maturité sexuelle tardive et une faible fécondité sont particulièrement fragiles. C’est le cas des raies et des requins, mais également des poissons dits profonds.

Nombres de ces espèces sont en danger d’extinction. Leur déclin entraîne des bouleversements profonds dans les écosystèmes en favorisant l’explosion d’autres espèces qui prennent leurs places : les méduses, par exemple !

Il ne tient qu’à nous de rétablir les équilibres en diminuant notre pression de pêche.

Une incitation à agir

En revanche, les populations de grands mammifères marins sont plus nombreuses aujourd’hui que dans les années 1970, lorsque la chasse industrielle avait quasiment exterminé baleines et cachalots.

Depuis le moratoire de 1982 qui interdit la chasse aux grands cétacés, ces animaux ont repris leur essor. C’est la preuve que tout n’est pas perdu et qu’en prenant des mesures adéquates, l’homme peut changer les choses.

Il ne faut en aucun cas être désespéré par ce rapport de WWF. Au contraire, il faut le voir comme un rappel à l’ordre et une incitation à agir.

Des pistes à mettre en œuvre

Retrouver un océan sauvage peuplé de grands animaux marins, avec une flore préservée est encore possible. Les pistes sont connues, il suffit de les mettre en œuvre :

- Les réserves marines sont des endroits dans lesquels l’homme est bien sûr admis mais où les prélèvements sont interdits. Ces lieux devraient être plus nombreux et plus vastes. Mais surtout, il est primordial que l’État fasse respecter leur réglementation et ne cède pas aux caprices particuliers ! Comme c’est le cas dans la réserve marine à La Réunion.

- Des mesures spécifiques doivent également être prises pour les espèces migratrices, comme par exemple le requin-marteau ou le thon qui peuvent être préservées en un lieu et surexploitées ou même braconnées hors des réserves marines !

- La pollution est une cause importante de la disparition des espèces marines. Nous utilisons sans mesure des produits très toxiques pour tuer la vie : herbicides, insecticides, fongicides, bactéricides… Tous ces toxiques se retrouvent en mer, cela ne favorise vraiment pas le développement de la vie.

À Marseille, le Parc national des Calanques souffre du déversement des boues rouges toxiques que l’entreprise Péchiney-Altéo rejette allègrement au cœur de la réserve marine. Il est urgent que nous réduisions nos rejets toxiques dégâts collatéraux d’un progrès mal compris.

Un simple manque de volonté

Est-ce qu’une mer vide et polluée est un progrès ? Est-ce que des rivières transformées en gros égouts sont un mieux pour l’Humanité ? Non, le vrai progrès c’est d’offrir à nos enfants une mer riche de sa vie sauvage.

Ces préoccupations paraissent presque banales. Et pourtant, nous refusons les petites contraintes, les privations que cela impose pour retrouver un monde harmonieux.

J’espère que ce rapport fera bouger les choses. Je ne désespère pas et je pense que les gens ne doivent en aucun cas se dire "c’est foutu", parce que c’est loin d’être le cas. Nous pouvons offrir à nos enfants une mer vivante. Cela ne coûte rien et c’est facile ! Il suffirait que nous arrêtions nos agressions.

C’est terrible, mais il s’agit là d’un simple manque de volonté.

Il est temps que l’État, l’Europe et nos grandes institutions prennent leurs responsabilités. Ce rapport du WWF est important parce qu’il réveille la conscience de chacun, pour que demain nous soyons tous convaincus que le bien-commun et l’intérêt général à long terme doivent être privilégiés.

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Poisson