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Le macaque au secours du chikungunya
Le macaque au secours du chikungunya
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15 mai 2010
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Le macaque au secours du chikungunya

Le macaque au secours du chikungunya

Le moustique est responsable de la transmission de cette maladie infectieuse virale à l’homme. Chaque année, le chikungunya revient de façon épidémique et tue. C’est pour lutter contre ce véritable problème de santé publique que plusieurs équipes de chercheurs français viennent de décrypter certains mécanismes de la maladie grâce au macaque. Une avancée scientifique majeure qui pourrait à terme permettre le développement de traitements préventifs et curatifs.

L’émergence du virus tropical, en Inde et dans les iles de l’océan Indien, fait chaque année craindre le pire. Entre 2005 et 2006, 300 000 cas du chikungunya ont été recensés sur l’ile de la Réunion, soit 38 % de la population. 2 200 personnes ont été hospitalisées et 250 en sont mortes. La maladie provoque de fortes fièvres, des nausées et vomissements associés à des douleurs articulaires, voire la mort. Il n’existe à ce jour aucun traitement ni vaccin.

Or l’espoir a surgi en février dernier par le biais des chercheurs du CEA, de l’INRA, de l’université de Paris Sud 11 et de l’Ecole nationale vétérinaire de Nantes, avec la collaboration de l’IRD, du CNRS et des universités de Méditerranée et de Paris Descartes.

Il n’a en effet jamais été possible d’étudier le chikungunya chez l’homme, d’abord parce qu’il est difficile d’obtenir des échantillons de tissus malades, ensuite parce-que les patients sont souvent âges et fragilisés par d’autres maladies.

Pour comprendre le mécanisme de mise en place du virus, les chercheurs ont pris comme modèle le macaque cynomologus adulte qui dispose d’un système immunitaire proche de celui de l’homme. Ils ont ainsi pu mettre en évidence que la maladie infectait les cellules impliquées dans les premières étapes de mécanismes de défense de l’organisme, appelées les macrophages et cellules dendritiques. Ces cellules peuvent héberger le virus pendant plusieurs mois et infiltrer les articulations et le foie.

 

 

 

La rédaction CareVox

SOURCES

  • Des chercheurs du Service d’immuno virologie de l’Institut des maladies émergentes et thérapies innovantes (iMETI), Direction des sciences du vivant du CEA, Fontenay-aux-Roses, de l’Université Paris-Sud 11, de l’UMR 703 INRA /Ecole nationale Vétérinaire, Agroalimentaire et de l’Alimentation Nantes Atlantique - Oniris et de l’Ecole nationale vétérinaire de Nantes-Oniris, avec la collaboration de partenaires de l’IRD, du CNRS, et des universités de la Méditerranée et de Paris Descartes.
     Une étude disponible et en ligne sur le site du Journal of Clinical Investigation www.jci.org
    et sur le Portail du ministère de l’Enseignements supérieur et de la Recherche : www.sciences.gouv.fr

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