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Le diable de Tasmanie menacé par un cancer
Le diable de Tasmanie menacé par un cancer
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20 février 2012
Auteur de l'article
Henri de Miebenthal, 476 articles (Kinésithérapeute)

Henri de Miebenthal

Kinésithérapeute
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Le diable de Tasmanie menacé par un cancer

Le diable de Tasmanie menacé par un cancer

Le diable de Tasmanie, espèce emblématique de l’île australienne du même nom, est menacé par une épizootie de tumeurs faciales. Il est question ici d’une forme rare de cancer qui n’a été décrite et analysée qu’à partir de 1996. Contagieuse, la maladie est à l’origine d’une formation d’excroissances qui apparaissent autour de la bouche du marsupial. Il en va ainsi jusqu’à ce que l’animal succombe, devant la faim ou l’asphyxie. Une équipe internationale de chercheurs, chapeautée par l’Australian National University, a réussi a dresser une carte du génome de cette tumeur faciale du diable de Tasmanie.

Les tumeurs faciales affectant les diables de Tasmanie (DFTD) se sont déjà propagées à plus de 70% chez la population de ces animaux. Au point de constituer une véritable menace pour la survie de ce marsupial carnivore. Il n’en fallait pas moins pour que l’Université Nationale d’Australie prenne l’initiative de réaliser une carte du génome de la tumeur faciale qui décime cette population. Et cette carte nous dévoile des propriétés génétiques inhabituelles qui pourraient aider les spécialistes, dans un premier temps, à comprendre les origines de ces tumeurs faciales puis comme les scientifiques l'espèrent, dans un second temps, à élaborer des soins, voire un vaccin, à destination des diables de Tasmanie.

Pour arriver à leurs observations, les chercheurs, coordonnées par le Docteur Janine Deakin de l’Ecole de recherche en biologie à l’Australian National University (ANU), ont comparé le génome des diables de Tansmanie sains avec celui des diables de Tansmanie affectés par les tumeurs faciales. Au travers de leurs observations, les scientifiques ont découvert que la tumeur a évolué de façon relativement lente depuis sa découverte il y a 16 ans. Pour Janine Deakin, « cette évolution est singulière, car pour les cancers développés chez l’homme, l’évolution est rapide. D’après nos travaux, en tout cas, nous constatons que la tumeur des diables est génétiquement très stable ».

Cette évolution rencontrée chez les marsupiaux est aggravée par le manque de diversité génétique qu’ils renferment, en particulier dans des régions clés de leur système immunitaire. Et cet état de fait rendrait les diables particulièrement sensibles aux tumeurs. Mais les chercheurs restent tout de même optimistes quant aux pistes exploitables pour traiter la maladie. Dans cette veine, Janine Deakin estime en outre que « le cancer observé chez le diable semble plus observable que les cancers développé chez l’homme. Par conséquent, les diables de Tasmanie pourront peut-être même nous aider à combattre le cancer chez les humains ».
 

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