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Le dauphin du Mékong serait au bord de l’extinction
Le dauphin du Mékong serait au bord de l'extinction
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19 août 2011
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La rédaction CareVox, 601 articles (Comité de rédaction)

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Le dauphin du Mékong serait au bord de l’extinction

Le dauphin du Mékong serait au bord de l'extinction

La population de dauphins dans le Mékong est sérieusement menacée de disparition. Selon le WWF (Fonds mondial pour la nature), il ne resterait en tout et pour tout que 85 individus de l’espèce, ceux-ci évoluant dans le fleuve Mékong, entre le Laos et le Cambodge. En cause ? Les pratiques de pêche ayant cours dans la région.

Le dauphin du Mékong connaitra-t-il le triste sort qui s’est abattu sur le dauphin de Chine (ou "Baiji"), son cousin nordiste disparu il y a quelques années à peine dans une quasi indifférence ? La population de Baiji, déclarée menacée en 1979, ne s’établissait plus qu’à 300 individus en 1986, un chiffre ramené à 7 en 1998. Et dans la seconde moitié des années 2000, alors que les autorités chinoises commençaient à peine à prendre la mesure de la situation, les témoignages faisant état de la vue de cet animal tenaient déjà davantage des histoires de fantômes. Pourtant, ce dauphin présent sur Terre depuis 20 millions d’années était d’un point de vue zoologique quasiment aussi important que le panda, qui, lui, requière l’extrême attention des naturalistes.

Les activités humaines, à l’origine de la disparition du dauphin de Chine menacent à présent le dauphin du Mékong dans des proportions tout aussi critiques. Les symptômes sont presque identiques. Appelé aussi dauphin de l’Irrawaddy, le dauphin du Mékong a été découvert en 1866 et évolue dans les eaux de l’Indo-Pacifique. L’animal souffre en premier lieu des activités de pêche. Les dauphins du Mékong meurent souvent dans les filets ou lors de pêche à la dynamite. Ces animaux doivent revenir régulièrement à la surface de l’eau afin de respirer, et s’ils restent pris dans les filets des pêcheurs, ils étouffent au bout de quelques minutes.

D’autres menaces planent. En dépit des interdictions, ces dauphins sont souvent capturés pour évoluer dans des aquariums d’eau douce. Ils sont en outre mis à mal par la pollution le long des fleuves, engendrée notamment par les substances toxiques provenant de l’agriculture. Il arrive aussi régulièrement que ces dauphins (par ailleurs sensibles au bruit) soient blessés par les hélices des bateaux à moteur, ou qu’ils soient bloqués par les barrages, obstacles insurmontables ayant pour effet d’isoler les dauphins les uns des autres.

Résultat, selon le dernier décompte du WWF, il ne resterait que 85 spécimens à l’heure actuelle, se répartissant sur une portion de 190 kilomètres entre Kratie, au Cambodge, et les chutes de Koné, au Laos. Touch Seang Tana, président de la commission cambodgienne de conservation des dauphins de Mékong et du développement de l’écotourisme, entrevoit une lueur d’espoir en précisant que «  l’an dernier nous avons comptabilisé 12 naissances ». Mais le Docteur Li Lifeng, responsable du programme eau douce du WWF, est inquiet pour leur avenir : « La faible population des dauphins du Mékong est en danger du fait même de sa petite taille », d’autant que depuis 2008 l’espèce a été classée comme étant en danger critique par l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) car moins de cinquante individus étaient suffisamment matures pour se reproduire.

Le dauphin du Mékong a-t-il une chance de survie ? Les cambodgiens, attachés à l’espèce, aimeraient s’illustrer d’une meilleure façon que les chinois en intervenant cette fois à temps pour sauver leur dauphin emblématique. Le WWF travaille ainsi actuellement avec les réseaux de la région pour mettre en place des mesures d’urgence.

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