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La disparition des abeilles nous condamne également
La disparition des abeilles nous condamne également
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8 février 2011 | 8 commentaires
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Henri de Miebenthal, 476 articles (Kinésithérapeute)

Henri de Miebenthal

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La disparition des abeilles nous condamne également

La disparition des abeilles nous condamne également

L’effondrement des colonies d’abeilles menace, par ricochet, la chaîne alimentaire mondiale. Jusqu’à présent, la « crise » des abeille a été traitée comme un phénomène distinct, mais il pourrait désormais en être autrement. En effet, à l’heure où les denrées alimentaires affichent des records de prix, il serait urgent de savoir dans quelle mesure le sort des abeilles aurait des répercussions sur notre alimentation.

Près d’un tiers de la production agricole mondiale dépend de la pollinisation par les animaux, et en grande partie de celle des abeilles. Ces aliments nous procurent 35% de nos calories, de nombreux minéraux, des vitamines et des anti-oxydants. Alors que faire face au syndrome d’effondrement des colonies d’abeilles, plus connu sous le nom de Colony Collapse Disorder (CCD) ? Car les abeilles disparaissent à un rythme inquiétant sans que l’on sache exactement pourquoi (voir ici et ). Parasite, virus, pesticide ou autre, le mystère reste à élucider. A l’heure où la pénurie de céréales déclenche des émeutes au Moyen-Orient, il serait de bon ton de se pencher sur une citation d’Albert Einstein, qui disant en son temps que « si l’abeille disparaissait de la surface du globe, l’homme n’aurait plus que quatre années à vivre ».

Pour la Rabobank, ce scénario apocalyptique est exagéré. Mais si le maïs, le blé et le riz sont pollinisés par le vent, la pollinisation par les animaux, et en premier lieu par les abeilles domestiques, est essentielle pour les noix, les melons et les fruits, et on négligeable chez les agrumes, les pommes, les oignons, le brocoli, les choux, les courgettes, les poivrons, les aubergines, les avocats, les concombres, les noix de coco, les tomates et les fèves, ainsi que le café et le cacao.

Le réservoir d’abeilles est en chute libre, jusqu’à atteindre la côte d’alerte, mais la Rabobank assure que cette diminution a commencé à se faire ressentir avant le Colony Collapse Disorder, virulent aux Etats-Unis, du fait de l’importation de miel d’Asie. Pourtant la situation n’est guère plus brillante de l’autre côté du Pacifique. La Chine, notamment, observe aussi une disparition de ses abeilles depuis les années 1980, notamment dans certaines parties de la province du Sichuan. Les chinois tentent ainsi, laborieusement, de faire appel à des procédés de pollinisation divers.

En Europe, l’Association des apiculteurs britanniques a appelé à une analyse urgente de certains pesticides pour « ne pas courir le risque de perdre toutes nos abeilles dans les dix prochaines années ». A cela, la Rabobank répond qu’il ne fait pas vilipender l’industrie agroalimentaire : « Il faut augmenter le rendement des cultures si nous voulons nourrir 70 millions de personnes supplémentaires chaque année ». les scientifiques viendront-ils à la rescousse ? Se montrant consensuelle, la Rabobank appelle les apiculteurs à ne pas se battre seuls, notamment sur l’emploi des pesticides. La raréfaction des abeilles est une menace plus imminente encore que le réchauffement climatique. Il arrivait à Albert Einstein d’avoir raison.
 

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Mots-clés :
Aliments Animaux Abeille
Commentaires
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par ebene (IP:xxx.xx3.231.118) le 9 février 2011 a 11H17
ebene (Visiteur)

Einstein n’a jamais dit une telle chose !!

http://bacterioblog.over-blog.com/a...

2 votes
par ROBERT GIL (IP:xxx.xx4.176.152) le 9 février 2011 a 13H13
ROBERT GIL (Visiteur)

Par contre si l’on commencait a utiliser des produite naturels comme le purin d’ortie, mais que les lobbys veulent faire interdire, voir ci-dessous

http://2ccr.unblog.fr/2010/11/27/a-...

1 vote
par aigle80 (IP:xxx.xx4.108.80) le 9 février 2011 a 13H29
aigle80 (Visiteur)

le problème n’est pas nouveau helas ! les abeilles disparaissent depuis plusieurs années dèja et pour qu’on commence a parler du problème c’est qu’il devient plus qu’urgent...si les soit disant "verts" s’occupaient des veritables problèmes et non de leur elections on n’en serait pas là !Le scandale des pesticides que l’on deverse à tour de cuves dans nos champs n’y est pas pour rien...cela devrait faire l’objet d’un combat quotidien il en va de notre santé et de celle de nos enfants, les paturages sont contaminés donc le lait des vaches, les cours d’eau les nappes freatiques laisser faire les industries agrochimiques est criminel qui osera se dresser contre ces maffieux !!!

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par Meliophile (IP:xxx.xx1.220.173) le 9 février 2011 a 19H04
Meliophile (Visiteur)

J’observe que c’est la même classe politique qui, après avoir signé l’approbation d’un pieux et alléchant programme de la Commission Européenne sur la santé des abeilles, signe aussi, tout en nous rebattant les oreilles du sacro-saint "principe de précaution" (tu parles, Charles !), à longueur de médias (tu parles, Charles), la reconduction de l’autorisation de mise sur le marché du tristement célèbre insecticide Cruiser. Comme disait quelqu’un, "nous vivons des temps... réalistes !" Vous connaissez sans doute cette citation, probablement apocryphe d’ailleurs, attribuée au Général de Gaulle : "Des chercheurs qui cherchent, on en trouve, mais des chercheurs qui trouvent, on en cherche !" L’autre citation, souvent reprise par la grande presse et dont vous vous faites l’écho, généralement attribuée à Einstein : "Si l’abeille disparaissait de la surface de la Terre, l’Homme n’en aurait plus que pour quatre ans à vivre), est notoirement reconnue dans la communauté apicole, comme tout aussi apocryphe. Aucun document n’est venu jusqu’à présent en authentifier la paternité, et rien ne permet d’attester de manière formelle qu’Einstein en est réellement l’auteur. Pour grand savant qu’il fût, il n’avait du reste pas de raisn a priori, de parler de biologie, discipline dans laquelle il n’eut jamais la moindre autorité reconnue. Cela n’empêche hélas nullement le message de cette citation d’être criant de vérité, et en tant que méliophile (nom que j’ai imaginé de donner à toute personne qui aime les abeilles, puisqu’à ce jour il n’en existe officiellement pas encore), je ne peux que me réjouir de toute avancée dans la recherche des causes de la disparition de ces "chères petites", comme j’aime les appeler, sans lesquelles s’effondreraient nos ressources alimentaires ! Il me semble toutefois, (et il me paraît que sur ce point nous sommes sur la même longueur d’ondes, que la mise en cause précise faite à juste raison de ce sinistre produit auquel il faudrait encore ajouter les ondes électro-magnétiques produites par les téléphones cellulaires le prouve amplement), qu’il faut savoir raison garder et ne pas céder trop hâtivement à la joie. Avec leurs histoires, les défenseurs du "multi-factoriel" ont certes gagné un point, mais les découvreurs des effets conjugués du champignon et du virus, dont on parle tellement partout qu’il est permis de se demander s’il ne s’agit pas d’un énorme coup médiatiquedestiné à dissimuler les causes plus embêtantes pour les pouvoirs économiques), reconnaissant eux-mêmes qu’ils ne savent pas encore si le caractère mortel de ces deux agents est la cause première du fléau ou la conséquence d’une fragilisation des abeilles par d’autres facteurs, comme l’expliquent très précisément de nombreux excellents articles récemment parus à ce sujet. Si c’est le cas, il y a fort à parier que tout sera fait pour nous le cacher, trop d’intérêts économiques à courte vue sont en jeu dans tout cela (voir la confirmation récente du non-lieu dans la célèbre affaire du pesticide Régent en France, est-ce un hasard si cette décision de justice intervient si peu de jours après l’annonce de cette découverte que l’on dit si décisive ?)... Dans la même logique, citons aussi l’arrêté ministériel rejetant, sur la foi d’études menées sur des variétés de plantes qui n’intéressent pas les abeilles puisque cultivées en saison apicole creuse, l’abrogation de la mise sur le marché d’un autre pesticide, du nom de Proteus celui-là, sur les dangers duquel on ne dispose d’aucun recul... Lorsque les politiques conseillés par des experts à l’indépendance discutable prennent des décisions inspirées, voire arrachées, par des groupes de pression issus du pouvoir de l’argent, on connaît les résultats, du sang contaminé à la vache folle en passant par l’hormone de croissance... ce sont les abeilles qui font à présent l’objet de cet aveuglement ou de cette incurie dans le meilleur des cas, ou de cette corruption dans le pire, et cela ne se limite bien entendu pas à la France mais revêt une dimension mondiale. Et si on parlait par exemple, de l’hybridation, fruit des géniales idées du mal nommé Homo Sapiens Sapiens, entre des abeilles européennes et d’autres, génétiquement adaptées à des latitudes plus chaudes que les nôtres, engendrant une nouvelle espèce beaucoup plus agressive envers l’Homme, alors que le mode de fonctionnement naturel des abeilles est de ne faire que du bien ? Quant au frelon asiatique, lui aussi lourdement mis en cause dans la surmortalité de nos chères petites, j’ai lu récemment qu’il aurait été introduit en Europe, également par l’irresponsabilité des apprentis sorciers que nous sommes, avec l’importation des bonzaïs ! Quand laissera-t-on faune et flore là où les a semées Mère Nature ? Et osons, avec un chercheur qui a également trouvé semble-t-il, lever le lièvre qui fâche, celui d’un nuage aérien provoquant l’éblouissement et par conséquent la désorientation des abeilles par les reflets du Soleil... aura-t-on le courage de s’attaquer à un trafic aérien poussé à saturation avec comme seulemotivation, la rentabilité immédiate au mépris de l’équilibre environnemental à moyen terme ? Cela dit, aimons les abeilles, non seulement pour leur miel mais aussi en tant que coproductrices de fruits et de légumes, autant de bienfaits que nous devons à nos p’tites amies qui, décidément, nous sont tellement précieuses ! Et je neparle pas ici de ces véritables fontaines de jouvence que sont la gelée royale, la propolis ou encore le pollen... J’ai d’ailleurs décidé (et telle est aussi la raison pour laquelle je publie ici ce message), de parrainer une ruche via le site "un toit pour les abeilles", afin entre autres, de donner une réalité concrète à ma passion pour ces chères petites travailleuses de l’ombre. Pour ne parler quedumiel, les abeilles sont vraiment l’un des grands miracles de Mère Nature. Sait-on pour ne citer qu’un seul exemple, que le miel peut se conserver pour une durée allant jusqu’à... cinq cents ans ! Et plus encore, dans l’absolu, puisque dans l’ancienne Égypte, il servait à l’embaumement des morts et à leur conservation. Ces insectes au corps minuscule, dont la durée de vie n’excède pas 45 jours, ont donc la capacité de fabriquer un produit moins périssable que tout ce que l’industrie agro-alimentaire humaine a pu inventer jusqu’à ce jour ! Édifiant, n’est-ce pas ? Je me souviens combien nous étions fascinés, enfants, lorsque l’institutrice nous racontait l’histoire des abeilles... Maintenant que les "sciences de la vie et de la terre" ont remplacé dans les écoles notre bonne vieille "leçon de choses", souhaitons que l’’on continue à sensibiliser les enfants à cette richesse et à ses bienfaits. La transmission de cette connaissance est aussi l’une de nos responsabilités, et non des moindres, de parents ou de citoyens. J’ai ainsi inventé le mot "méliophile", parce qu’à ce jour, les dictionnaires ne répertorient aucun mot pour définir les gens qui,comme nous, aiment passionnément les abeilles. L’éducation au respect des richesses de la nature passe aussi par les mots, qui sont énergie, et en trouver un digne de porter le drapeau de la passion pour la sauvegarde de nos chères petites, n’est pas chose facile. J’ai eu beau chercher partout, je n’ai rien trouvé de convaincant : "abeillophile", déniché au hasard du Web, c’est facile, pas cher,et ça ne rapporte rien ni à la langue française, ni à la poésie qu’il y a dans le fait d’être amoureux de ces petits êtres si ardents au travail pour le bien de l’ingrate humanité qui non seulement ne rend pas aux abeilles une parcelle du bienfait qu’elles lui donne, mais encore a fini par réussir à se faire croire que les abeilles avaient besoin d’elle pour ne pas disparaître ! Bienvenue au royaume des pompiers pyromanes, ce monde à l’envers où Homo Sapiens Sapiens, loin de mériter le nom ronflant qu’il s’est attribué par usurpation d’identité, est devenu fou au point de scier en toute quiétude la frêle branche sur laquelle il est assis ? lui et ses enfants, ce monde qui ne sait même pas comment appeler ceux qui aiment les abeilles pour de vrai ! Donc, on la dit, "abeillophile", ce n’est pas beau et ça ne marchera pas. "Apicophile", pourquoi pas, mais j’ai, sans explication très scientifique à cela, l’intuition que ce n’est pas encorela bonne formule. Alors, la nature ayant horreur du vide, j’ai décidé que le mot magique, il fallait l’inventer. Et comme ma grande fille se prénomme Melissa, et que le substantif latin Melis signifie "petite abeille" (désignant donc l’abeille ouvrière), tandis que le grec "Phileô" signifie "aimer, être amateur de, avoir de l’affection pour...", c’est donc par une hybridation tout à fait naturelle et courante en Français (pas comme celle des abeilles américaines), que le néologisme "méliophile" est sorti du néant ! Eh bien, bonnes gens, désormais, un amoureux des abeilles, qu’il soit apiculteur ou simple passionné par leur mode devie, sera appelé "méliophile". Méliophiles nous sommes, méliophiles nous resteront, et chiches qu’afin de faire accepter ce mot des lexicographes de tous les horizons de la francophonie, et même des académiciens, partout où on aime les abeilles, on le fera entrer dans l’usage en le propageant comme la meilleure et la plus douce des épidémies. Vive les abeilles, et vive les... méliophiles !

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(IP:xxx.xx8.19.59) le 9 février 2011 a 20H09
 (Visiteur)

Disparition des abeilles et OGM : mêmes erreurs !

Les abeilles évoluent dans un milieu naturel étendu que nous ne contrôlons que très partiellement : il est donc en constante évolution. Quand des êtres vivants doivent simplement s’adapter à un milieu naturel qui évolue, il est très important de ne pas faire d’élevage trop sélectif, de ne pas réduire la diversité du patrimoine génétique (comme on voudrait le faire avec les OGM).

Faire de la culture ou de l’élevage de clones (ou de la sélection uniquement pour un meilleur rendement avec une disparition de la diversité génétique) est un non-sens du point de vue de la nature : en cas de non-résistance à un nouveau virus, c’est l’extinction immédiate (car le gène qui ferait la différence et permettrait de résister n’a aucune chance d’être présent).

Les abeilles domestiques, élevées dans des fermes à partir d’une souche génétique commune (ou très peu diversifiée) et exportées dans le monde entier (à moindre coût, puisqu’élevées "en gros"), sont donc "naturellement" très fragiles, car elles ne possèdent pas un patrimoine génétique diversifié et doivent pourtant travailler dans un environnement très évolutif. C’est un non-sens naturel d’appliquer le fordisme sur des êtres vivants soumis aux aléas. L’homme ne peut pas empécher l’évolution des parasites des abeilles : ils doit donc laisser les abeilles évoluer naturellement et les plus fragiles se faire remplacer par les plus résistantes. Bien évidemment, les plus résistantes produiront sûrement moins de miel en proportion mais si elles ne disparaissent pas, ça sera toujours mieux.

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par Ballon (IP:xxx.xx5.24.22) le 9 février 2011 a 20H46
Ballon (Visiteur)

Augmenter le rendement des sols avec des engrais chimiques ? Mais après ils sont stériles ! (voir le film "Solutions locales pour un désordre global"

Autre cause possible de disparition des abeilles : l’excès de trafic aérien (suies, trop d’humidité dans l’air, dispersion de la lumière, les abeilles aveuglées et étouffées s’épuisent...) Voir sur www.eauseccours.com

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par Ballon (IP:xxx.xx5.24.22) le 9 février 2011 a 20H48
Ballon (Visiteur)

Pour lire directement les articles consacrées à la mort des abeilles et aux avions : http://www.eauseccours.com/categori...

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par clovis simard (IP:xxx.xx6.220.230) le 10 octobre 2011 a 13H47
clovis simard (Visiteur)

BLOG(fermaton.over-blog.com) No-2, THÉORÈME APIS. MORTALITÉ des ABEILLES.