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La disparition des abeilles pourrait être liée à un virus
La disparition des abeilles pourrait être liée à un virus
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5 janvier 2011 | 1 commentaires
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Patrick Rollo, 495 articles (Rédacteur)

Patrick Rollo

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La disparition des abeilles pourrait être liée à un virus

La disparition des abeilles pourrait être liée à un virus

La diminution des colonies d’abeilles, un mystère relayé par CareVox il y a tout juste un an, reste encore largement inexpliqué. Les apiculteurs sont confrontés à la disparition des colonies à l’échelle de toute l’Europe, et en France le phénomène remonte au début des années 1990. Après avoir évoqué une série de facteurs soupçonnés de nuire aux abeilles, comme les insecticides, les pesticides, les champignons, les parasites tels que le varroa, ou même les changements dans le paysage, des chercheurs évoquent à présent l’hypothèse de la transmission de virus par le pollen.

L’équipe du professeur Diana Cox-Foster, réalisant des études sur les insectes et leurs maladies à l’Université de Pennsylvanie, aux Etats-Unis, ont fait paraître leurs dernières observations sur les abeilles dans le magazine PLoS ONE, en décembre dernier. Prélèvements à l’appui, les chercheurs indiquent avoir trouvé des virus à l’intérieur du pollen de certaines fleurs, devenues des foyers de transmission de ces dépôts pour les abeilles entre elles ainsi que pour les autres pollinisateurs.

L’effet serait dévastateur puisque les ouvrières diffuseraient les virus en déféquant sur les fleurs qu’elles butinent, contaminant ainsi les autres abeilles. Ces dépôts retrouvés sur les grains de pollen seraient involontairement ramenés dans la ruche par les butineuses, l’infection menaçant ainsi la reine et tous ses œufs. Et plus le nombre d’abeilles pollinisatrices est important sur une surface donnée, plus le risque de propagation de virus augmente.

Si les recherches de Diana Cox-Foster évoquent le problème à l’échelles de l’ensemble des pollinisateurs (abeilles « classiques », mais aussi abeilles sauvages, bourdons, papillons, etc. ), son équipe s’est également penchée sur le syndrome d’effondrement des colonies ou CCD (Colony Collapse disorder), ce mal mystérieux qui affecte les abeilles aux Etats-Unis depuis 2006. Ces travaux de recherches en ouvrent d’autres. Il reste désormais à savoir comment les virus se transmettent des insectes aux fleurs et de déterminer s’il existe une durée de nocivité de ces dépôts. Les réponses apportées à ces questions permettront de saisir l’ampleur du danger pour l’espèce.
 

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Mots-clés :
Virus Animaux Abeille
Commentaires
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par yoann (IP:xxx.xx6.112.253) le 5 janvier 2011 a 23H23
yoann (Visiteur)

thèse du virus non probante

C’est le métabolisme tout entier de l’abeille qui est affaiblit et offre un terrain propice à toute forme d’agression.

La thèse la plus probante me parait être la perte de stabilité et délimitation des saisons. (une saison bien délimité permet une adaptation efficace du métabolisme).

Alors l’abeille première victime de l’activité humaine ? (Einstien j’aurais bien voulu discuter avec vous !!!!)