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L’obésité atteint désormais les chiens et les chats
L'obésité atteint désormais les chiens et les chats
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13 décembre 2010 | 5 commentaires
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Patrick Rollo, 495 articles (Rédacteur)

Patrick Rollo

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L’obésité atteint désormais les chiens et les chats

L'obésité atteint désormais les chiens et les chats

L’obésité est une flaque qui s’étend. Et on se demande si le cauchemar prendra fin un jour. En Amérique du nord comme en Europe, elle fait des ravages croissants. Sur le vieux continent, où l’opinion se sentait il y a une décennie encore relativement à l’abri en moquant les « gros ventres » d’outre Atlantique, le pourcentage d’obèses a pratiquement doublé en 20 ans. Les ceintures craquent : Plus d’un européen sur deux est aujourd’hui en surpoids ou obèse. Et le phénomène ne s’arrête pas là : Des études sérieuses montrent que l’obésité touche dorénavant les animaux qui ont le « malheur » de côtoyer les humains et leur société de consommation : animaux domestiques, animaux sauvages vivant près des hommes et animaux de laboratoire sont plus gros qu’ils ne l’étaient il y a vingt ans.

Une étude effectuée auprès de 20 000 animaux montre que l’épidémie d’obésité se propage aux animaux de compagnie, aux animaux sauvages évoluant à proximité de l’homme et aux animaux de laboratoire. A l’approche de Noël, l’homme aurait bien pu se garder d’offrir ce cadeau de trop à ses « 60 millions d’amis » . L’auteur principal de cette étude est David Allison, biostatisticien à l’Université d’Alabama à Birmingham, aux Etats-Unis. C’est en effectuant des recherches sur des liens entre le poids corporel et la longévité chez un groupe de ouistitis du Centre national de recherches sur les primates du Wisconsin que ce scientifique a voulu y voir plus clair. Son équipe a alors observé les changements de poids auprès des mâles et des femelles de 8 espèces différentes : Chiens, chats, rats et divers primates et rongeurs. Sauvages pour les uns, domestiques pour les autres.

Les chercheurs ont ainsi suivi le gain de poids en pourcentage sur plusieurs années. Et certains animaux se sont différenciés des autres par une augmentation de poids parfois spectaculaire. David Allison est lui-même surpris : « La cause exacte de ces hausses nous est inconnue, mais les hypothèses sont évidentes. L’augmentation de plus de 40% du poids corporel des rats sauvages évoluant dans les rues de Baltimore traduirait la « richesse » croissante de leur régime alimentaire, car ils se nourriraient des excédents en calories rejetés par l’homme. Chez d’autres animaux et dans d’autres cas ,différents facteurs pourraient entrer en compte, comme la perturbation du système endocrinien ou des agents pathogènes influant sur le métabolisme  ».

Nikhil Dhurandhar, un chercheur en obésité au Centre de recherche biomédical de Pennington, à Baton Rouge, indique pour sa part l’existence d’un virus humain, l’AD36, susceptible de déclencher l’obésité, et qui pourrait avoir été transmis à certains animaux. En Europe, cette fois, Jaap Seidell, chercheur en nutrition et santé au centre médical de l’Université Libre d’Amsterdam (VU), qui a lui aussi étudié le lien entre le gain de poids chez les animaux et leurs propriétaires, insiste sur l’influence possible des modes de vie imposés par l’état de captivité des animaux domestiqués. Aux dires de Jaap Seidell « Les animaux domestiques et sauvages pourraient dans certains cas être soumis à des changements dans leurs habitudes alimentaires, entraînant des variations dans leur façon de s’organiser dans leur environnement ».

Sur les deux continents, les vétérinaires s’accordent avec les experts pour souligner une poussée de l’obésité chez les animaux domestiques. Le Docteur Ernie Ward, vétérinaire depuis 20 ans et auteur de Pourquoi nos chiens deviennent plus gras va même jusqu’à avancer qu’ « aux Etats-Unis nous sommes témoins du super-sizing de nos animaux domestiques ».

SOURCES

  • Lab animals and pets face obesity epidemic, Revue Nature, 24 nov 2010
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Commentaires
1 vote
par adolf le zazou (IP:xxx.xx7.34.130) le 14 décembre 2010 a 15H48
adolf le zazou (Visiteur)

c est bien la preuve que les europeens gagnent encore beaucoup trop d argent , je hais ces animaux parasites , inutiles et destructeurs de paix , de tranquilité et de propreté que sont les chiens !

4 votes
par latitude zéro (IP:xxx.xx7.53.53) le 14 décembre 2010 a 19H40
latitude zéro (Visiteur)

adolph le zazou

On devine de quel bord tu es . Moi je déteste les types dans ton genre , pour lesquels je n’aurai aucune pitié

et j’aime bien tous les toutous, même les obèses .

A mais au fait , l’autre Adolph ( Hitler) adorait sa chienne berger allemand, tu vois t’es pas en phase , ah la la !!!

1 vote
par Laurent Lecerf (IP:xxx.xx0.92.69) le 14 décembre 2010 a 19H54
Laurent Lecerf (Visiteur)

Après avoir eu raison de l’homme, la société de consommation s’attaque maintenant à tous les organismes vivants de la planète. C’est la fin. Je le dit, ça sent le sapin tout ça.

3 votes
(IP:xxx.xx2.117.246) le 16 décembre 2010 a 18H41
 (Visiteur)

C’est simplement parce que par raison d’économie, les aliments pour animaux domestiques contiennent de plus en plus d’amidons (issus des céréales) - pour lesquels leur organisme ne s’est jamais adapté ! Sans parler de saletés issues de notre industrie de la viande, comme des graisses surcuites, etc.

Donnez à vos chiens et chats chéris le vrai carburant auquel leur organisme s’est adapté depuis des millions d’années : de la viande et des graisses animales crues, et ils ne seront jamais malades, et vivront très longtemps !

0 vote
par IRIS 814 (IP:xxx.xx5.118.29) le 6 janvier 2011 a 00H14
IRIS 814 (Visiteur)

si les maitres les nourrissaient mieux,et non en les gavant de leurs boulimie ou leurs restes de u matin du midi ou du soir,car un chien ou un chat c’est pas un pigeon,ils ne savent pas l’horreur que passe leurs animaux de compagnie quand il faut les faire maigrir car ils sont insoignables sinon ils meurent d’étouffement ou d’arrêt cardiaque,mais ça c’est le désespoir des vétos pour faire comprendre cela a leur maitre "chéris !!"