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Hécatombe de sangliers en Bretagne : Les algues vertes suspectes
Hécatombe de sangliers en Bretagne : Les algues vertes suspectes
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27 juillet 2011
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Patrick Rollo, 495 articles (Rédacteur)

Patrick Rollo

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Hécatombe de sangliers en Bretagne : Les algues vertes suspectes

Hécatombe de sangliers en Bretagne : Les algues vertes suspectes

Trois nouveaux décès de sangliers ont été constatés ce matin sur la plage de Morieux, dans les Côtes d’Armor, portant à 31 le nombre de ces animaux morts depuis le 7 juillet près de la baie de Saint-Brieux. La cause de ces décès reste toujours inexpliquée, mais la question de l’écotoxicité des algues vertes proliférant sur les plages est soulevée avec chaque jour davantage suspicion. Ces dernières deviennent en effet très dangereuses à l’état de putréfaction, dégageant des gaz toxiques.

La découverte de 21 sangliers morts les 26 et 27 juillet sur la plage de Morieux porte à 31 le nombre de ces mammifères décédés depuis début juillet dans le périmètre. Il serait tentant d’imputer la cause de ces pertes en masse à la végétation des lieux : Depuis le 8 juillet, la plage de Morieux est fermée au public pour cause de risques d’enlisement et de dégagements de gaz mortels comme le sulfure d’hydrogène se dégageant des algues vertes jonchant le sable. Et selon la préfecture des Côtes-d’Armor, une analyse des eaux environnantes a permis, en début de semaine, d’observer un taux de cyanobactéries se situant « entre le seuil d’alerte et le seuil de danger ». Selon Gilles Huet, délégué général de l’association Eau et Rivières de Bretagne, « les sangliers ont pu boire l’eau d’un plan d’eau victime d’eutrophisation [prolifération d’algues ndlr] et qui pourraient contenir des cyanobactéries ».

Aucune certitude n’est néanmoins établie concernant l’origine des décès de sangliers, qui pourraient avoir succombé par étouffement à cause de la vase… mais aussi suite à un empoisonnement volontaire. André Ollivro, président de l’association Sauvegarde du Penthière, était pour le moins dubitatif à l’antenne de France 3 : « On nous a fait le même coup pour le cheval soit-disant embourbé et asphyxié dans la vase en 2009 à Saint-Michel-en-Grève. Comme on l’a établi par la suite, l’asphyxie était en réalité causée par un œdème pulmonaire provoqué par le dégagement d’hydrogène sulfuré ». Sur ce, la préfecture a précisé qu’elle procéderait, pour les sangliers morts, à des analyses complémentaires portant sur le contenu alimentaire, les tissus des animaux, les poumons et le sang.
 

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