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Face au syndrome tueur, les américains s’activent pour protéger abeilles et bourdons
Face au syndrome tueur, les américains s'activent pour protéger abeilles et bourdons
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14 janvier 2010 | 2 commentaires
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La rédaction CareVox, 601 articles (Comité de rédaction)

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Face au syndrome tueur, les américains s’activent pour protéger abeilles et bourdons

Face au syndrome tueur, les américains s'activent pour protéger abeilles et bourdons

Nombreux sont les spécialistes qui se sont penchés sur le syndrome d’effondrement des colonies d’abeilles, connu outre Atlantique sous le nom de Colony Collapse Disorder (CCD), dont les troubles occasionnés ont été observés pour la première fois fin 2006 sur la côte est des Etats-Unis. Les recherches effectuées au cours de ces dernières années n’ont pas encore permis d’identifier formellement la source du mal.

Les apiculteurs de Californie ont cru assister début 2008 à une disparition du syndrome, mais ils ont du se rendre à l’évidence devant la baisse record de production de miel observé pendant l’été. Les autorités responsables de l’agriculture aux Etats-Unis, après avoir estimé que 29% des colonies d’élevage d’abeilles ont été détruites de 2008 à 2009, avancent l’hypothèse de l’intervention d’un parasite : la mite Varroa (Varroa destructor). Des recherches universitaires ont donc tout récemment mis au point un moyen pour protéger les abeilles de ces parasites. Les scientifiques, cependant, penchent en direction des maladies liées aux flux migratoires.

Les abeilles présentes aux USA sont en effet originaires d’Europe, tout comme une grande partie de la population américaine. Elles ont été importées pour subvenir aux besoin en pollinisation de l’agriculture. Elles jouent un rôle crucial dans l’obtention des cultures nourricières, et leur disparition constitue une menace sérieuse pour l’ensemble de la chaîne agroalimentaire. Concernant les bourdons, qui eux ont toujours évolué sur le continent américain, leur présence est tout aussi vitale, en particulier pour la production de tomates, de poivrons et des canneberges. D’un point de vue historique, l’abeille a bénéficié de davantage d’intérêt pour son rendement pollinisateur, supérieur au bourdon.

Suite au mal mystérieux entraînant d’abord un déclin chez les essaims d’abeilles, une demande accrue en bourdons s’est fait jour. Mais les bourdons, amenés à être répartis hors de leur sphère géographique initiale sans contrôle réel, sont désormais à leur tour victime d’une baisse de leur population.
Peut-être sont-ils victime de la maladie qui frappe les abeilles. L’explication serait-elle la suivante ? Deux espèces de bourdons ont été exportées vers l’Europe au début des années 90, celles-ci ont alors évolué dans les conditions rencontrées par les abeilles et les bourdons européens. Les bourdons américains expédiés en Europe ont par la suite été réexpédiés aux Etats-Unis pour être utilisés comme pollinisateurs. Aux dires du Docteur Robin Thorp, expert des bourdons, les bourdons en questions pourraient avoir été exposés à des agents pathogènes en Europe contre lesquelles leur système n’aurait pas pu opposer de résistance.

De retour aux Etats-Unis, ces bourdons auraient pu contaminer d’autres bourbons restés sur le sol américain, notamment les bourdons sauvages, ces derniers voyant leur nombre se réduire dans des proportions inquiétantes.
Le phénomène a conduit le Conseil de Défense des Ressources Naturelles (NRDC) à se joindre à la Société de protection des invertébrés Xerces et aux Défenseurs de la faune (Defenders of Wildlife) pour lancer une pétition exigeant des autorités non seulement une réglementation de la circulation des bourdons à travers les Etats-Unis mais aussi l’assurance que les bourdons déplacés soient exempts de maladies. En attendant que le mal mystérieux qui frappe abeilles et bourdons soit analysé et combattu, cette mesure menée de concert par les associations réjouissent les défenseurs des animaux.

La rédaction CareVox
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Commentaires
0 vote
par Internaute (IP:xxx.xx2.9.77) le 14 janvier 2010 a 17H45
Internaute (Visiteur)

Le même problème existe en Amérique latine avec des élevages d’abeilles africaines. L’histoire de la provenance des abeilles me semble donc douteuse.

0 vote
par chantecler (IP:xxx.xx1.146.222) le 14 janvier 2010 a 17H55
chantecler (Visiteur)

Excusez moi , mais chacun sit que ce sont des pesticides style gaucho qui ont décimé les ruches....Alors des chercheurs inféodés peuvent évoquer un " virus grippal de type porcin ! " pour créer un écran de fumée ça ne servira à rien. Les apiculteurs le savent. Et trop de gens l’ont compris : les insecticides ne sont pas sélectifs.