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Espèces menacées en Lorraine
Espèces menacées en Lorraine
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5 décembre 2011 | 3 commentaires
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Groupe BLE Lorraine

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Espèces menacées en Lorraine

Espèces menacées en Lorraine

En raison de la disparition de leurs habitats faunistiques (prairies, haies, roselières …), de l’urbanisation des campagnes, de l’agriculture intensive et de l’utilisation de vermifuges dans les élevages, de la perte des vergers et des ceintures potagères autour des villes, ainsi que de l’extension des lotissements, plusieurs espèces animales sont aujourd’hui menacées en Lorraine.

Le grand tétras est menacé de disparition dans les Vosges.

La pie grièche grise, le moineau friquet, le râle des genêts, ou encore le tarier des près en font partie. Tout comme la chouette chevêche des vergers, qui se nourrit d’insectes et de campagnols. Cette dernière déserte en effet de plus en plus nos campagnes, même si on croise encore quelques couples sur les côtes de Meuse. La rousserole turdoïde, en raison de la disparition des roselières dans lesquelles il niche, et les populations de busards cendrés, qui ont quitté les dernières roselières pour les champs de blé, ne sont guère mieux lotis. A la différence de l’hirondelle de fenêtres, sa cousine, toujours bien présente, l’hirondelle de cheminée ne trouve plus dans les granges et les hangars agricoles de quoi se nourrir et se loger.

Par ailleurs, même s’il reste l’oiseau emblématique des Vosges, le grand tétras, ou coq de bruyère, n’en demeure pas moins menacé de disparition depuis 30 ans, en raison de la raréfaction de ses chants séculaires et de ses parades nuptiales, nécessaires à sa reproduction. Cet animal farouche est en effet très perturbé par la forte emprise humaine. Avec une cinquantaine de coqs sur le massif, la survie de la population n’est pas acquise.

Les oiseaux ne sont pas les seuls sur la liste rouge, puisque deux amphibiens sont également en danger en Lorraine. En effet, sans un ultime sursaut, le crapaud vert et le pélobate brun vivent leurs dernières saisons.

Au-delà de ce constat pas franchement réjouissant, d’autres espèces redressent la pente, comme le faucon pèlerin. Nichant d’ordinaire sur les falaises, ce rapace s’implante désormais dans les villes. A Metz et à Nancy, plusieurs individus ont par exemple élu domicile dans les tours de certains édifices comme les cathédrales (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2009/06/02/le-faucon-pelerin-de-retour-au-bercail/). 

De même, le castor prospère à nouveau sur le territoire lorrain. En phase de reconquête, il pourrait néanmoins à terme poser des problèmes de cohabitation avec l’homme. Le retour timide de la cigogne noire constitue quant à lui une véritable énigme. Car à la différence de sa cousine blanche, le tempérament farouche de cet oiseau forestier le pousse loin des villes, sans que personne ne sache vraiment ce qui l’incite à pointer son bec chez nous.

Enfin, le succès de la réintroduction du chamois dans le massif vosgien ne doit pas cacher les difficultés à y maintenir les populations de lynx, elles aussi réintroduites et qui ont parfois tendance à s’en éloigner.

Groupe BLE Lorraine - La passion de la Lorraine. La puissance d'un groupe.

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  • Crédits photo : Lycée Fustel de Coulanges

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Commentaires
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par Groupe BLE Lorraine (IP:xxx.xx4.113.90) le 1er juin 2012 a 14H31
Groupe BLE Lorraine, 101 articles (Rédacteur)

Au cœur de plus de 10 000 hectares de forêts, les Vosges mosellanes regroupent les plus importantes communes forestières de France. Les massifs forestiers sont encore peuplés d’espèces animales disparues ailleurs telles que le Grand tétras, le lynx, le cerf élaphe et bientôt, n’en doutez pas, le loup.

1 vote
par Groupe BLE Lorraine (IP:xxx.xx4.204.213) le 25 juillet 2014 a 18H42
Groupe BLE Lorraine, 101 articles (Rédacteur)

Entre 600 et 700 castors vivent en Lorraine, essentiellement dans les Vosges. Quelques familles sont installées en Moselle, dont un groupe de six castors depuis 2005 dans un étang privé à Falck.

La vingtaine de castors qui vivent en Moselle, principalement dans le massif du Warndt, est le fruit de la réintroduction d’un couple en 1996 à Uberhern en Sarre. La population s’est propagée et a remonté le Grosbach, ruisseau qui traverse la frontière pour arriver en Moselle-Est. L’arrivée à l’étang de Falck a été signalée par un pêcheur. Des copeaux d’écorces et des arbres rongés jusqu’à être abattus sont les signes d’une présence de ce rongeur redoutable qui ne sort que la nuit et dont l’entrée du terrier se situe sous l’eau. Les souches sont reconnaissables pour être taillées en pointe. Les sangliers viennent d’ailleurs régulièrement se frotter à ce gratte-dos inespéré. Végétarien, le castor raffole de l’écorce de noisetiers, de saule, de peuplier mais aussi des nénuphars.

0 vote
par Groupe BLE Lorraine (IP:xxx.xx6.211.227) le 24 octobre 2015 a 12H09
Groupe BLE Lorraine, 101 articles (Rédacteur)

Grâce à ses nombreux ouvrages militaires, la Lorraine abrite encore aujourd’hui des rhinolophidés, une espèce de chauves-souris qui a quasiment disparu dans tout le reste de l’Europe.