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Deux jours pour faire du commerce de la faune sauvage l’affaire de tous
Deux jours pour faire du commerce de la faune sauvage l'affaire de tous
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1er juin 2012
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IFAW, 35 articles (Protection des animaux)

IFAW

Protection des animaux
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Deux jours pour faire du commerce de la faune sauvage l’affaire de tous

Deux jours pour faire du commerce de la faune sauvage l'affaire de tous

Cette année, pour la 2ème fois consécutive, IFAW était invité à participer aux journées Trafic organisées par le Muséum d’Histoire Naturelle de Marseille avec le soutien de La Ville de Marseille. Ces journées, organisées dans le cadre de la Semaine du développement durable et tenues dans le splendide Palais Longchamp, sont l’occasion de sensibiliser le grand public sur la problématique du commerce illicite d’espèces sauvages et de revenir sur les conséquences de ce trafic sur la biodiversité, sur les aspects légaux, les risques encourus par les trafiquants, les vendeurs, mais aussi les acheteurs.

James Pirnay du bureau IFAW de l’Union Européenne à Bruxelles et moi-même sommes intervenus pendant ces deux jours aux côtés d’autres acteurs de la lutte contre le trafic d’espèces animales dont la Direction Régionale des Douanes et la Direction départementale de la Protection des populations chargée de délivrer les certificats de capacité et diverses autorisations.

Ces deux jours ont mis en évidence trois pans essentiels de notre travail : d’une part le travail avec les autorités chargées de faire appliquer la loi, d’autre part la mission d’information du grand public et enfin la sensibilisation des enfants.

Ainsi, nos échanges avec la Douane et la Direction départementale de la Protection des populations confirment-ils le besoin de moyens toujours plus grands et plus sophistiqués pour lutter contre des trafiquants extrêmement organisés qui œuvrent de manière toujours plus élaborée. Ils témoignent non seulement du nombre croissant de saisies mais aussi de la difficulté croissante, voir de l’impossibilité, du placement des animaux saisis eut égard à la quantité. Ceci confirme, s’il était besoin, la nécessité impérieuse du travail accompli par IFAW en amont du trafic pour éradiquer la demande des consommateurs pour les produits dérivés d’espèces animales.

Aussi touche-t-on ici à la mission d’IFAW de sensibiliser les consommateurs : les visiteurs que nous avons reçus sur notre stand étaient en premier lieu interpelés par la photo d’un éléphant, trompe coupée, à qui l’ont a ôté les défenses. Peu coutumier de ce genre d’images, IFAW montre cette photo pour susciter la discussion avec le public. Ceci nous a amené une fois de plus à toucher le point sensible : dans le trafic d’ivoire, on tue bel et bien les éléphants et il n’est aucun autre moyen d’extraire l’ivoire que de tuer l’éléphant.

« Oui, avons-nous dû confirmer, chaque morceau d’ivoire provient d’un éléphant mort ». « Non les défenses ne tombent pas », « non les braconniers ne peuvent ni ne veulent endormir l’animal pour couper les défenses à la tronçonneuse ». Une véritable leçon pour nous, communicants, que ces échanges qui nous rappellent combien les messages à délivrer sont d’abord ceux-là et qu’ils sont un préalable à tout soutien du public à nos campagnes.

Enfin, la sensibilisation des enfants. C’est ainsi qu’une cinquantaine d’entre eux, âgés de 10-12 ans, ont été absolument fascinés par certaines campagnes et activités, telles que Think Twice et Operation Worthy, mises en place par IFAW afin de lutter contre le trafic des espèces sauvages. Visionner le film ‘Les éléphants n’oublient jamais’ leur a fait prendre conscience du rôle très important qu’ils ont, comme future génération, de s’assurer que les espèces menacées échappent à l’extinction. A la fin de la présentation, tous les enfants se sont vus remettre un éléphant en peluche et un ruban éléphant en guise de remerciement pour leur précieuse attention. Plusieurs d’entre eux sont revenus le lendemain avec leurs parents à la journée consacrée au grand public et les ont encouragés à signer notre pétition.

Dans l’ensemble, ces deux journées furent un réel succès et nous tenons à remercier le Muséum d’Histoire Naturelle de Marseille pour leur invitation et leur accueil chaleureux.

Julie Landry

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Mots-clés :
Animaux Biodiversité