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Daims du parc de Chauray : « Il faut les sauver coûte que coûte »
Daims du parc de Chauray : « Il faut les sauver coûte que coûte »
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6 août 2013
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Henri de Miebenthal, 476 articles (Kinésithérapeute)

Henri de Miebenthal

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Daims du parc de Chauray : « Il faut les sauver coûte que coûte »

Daims du parc de Chauray : « Il faut les sauver coûte que coûte »

A Chauray, une petite commune des Deux-Sèvres, des daims vivent tranquillement près des berges de la Sèvre Niortaise. Problème : leur enclos ne respecterait pas la législation. Des rumeurs d’abattage des animaux ont circulé, ce que démentent la mairie et les services de l’Etat. Mais les autorités s’écharpent sur les modalités de la mise aux normes de la clôture des daims.

Le sort de Baby et Népal, deux éléphantes supposées tuberculeuses d’un zoo de Lyon, avait ému la France entière. Menacés d’euthanasie, les deux pachydermes avaient été sauvés illico par la Princesse de Monaco et accueillis, il y a un mois à peine, sur un nouveau terrain. L’affaire s’était bien terminée pour nos amies à trompe -qui seraient finalement saines aux dernières nouvelles-. Mais ce sont à présent quatre daims de la commune de Chauray, dans la périphérie de Niort, qui sont au centre d’un imbroglio mêlant différents services administratifs. Et il s’est murmuré que les cervidés pourraient faire les frais de ce casse-tête.
 
Vivant en toute tranquillité dans un enclos fermé au bord de la Sèvre Niortaise depuis 1996, les quatre daims (un mâle et trois femelles) suscitent l’émerveillement, tous les ans, de centaines d’enfants venant les voir. Récemment, pourtant, l’administration a mis en demeure la commune de Chauray de doubler la clôture tout en exigeant que l’agent communal qui nourrit les bêtes soit titulaire d’un certificat de capacité.
 
Aux dires de la ville, l’argent manque pour cette mise aux normes. Comme le rapporte La Nouvelle République, Le maire de Chauray, Jacques Brossard, est le premier surpris par la missive adressée par l’Etat : « C’est beaucoup d’histoire pour pas grand chose, quand je vois tout ce pataquès. A l’époque j’avais juste demandé au propriétaire si nous pouvions garder des daims pour faire plaisir aux enfants, le long du chemin »… sans entamer de démarches spécifiques aujourd’hui exigées par la Direction Départementale des Territoires (DDT).
 
Selon cette dernière, « dans la mesure où des animaux sauvages sont offerts à la vue des habitants, il s’agit d’un établissement d’élevage de présentation au public qui exige une demande d’ouverture. Et des mesures doivent être adoptées : La personne qui s’occupe de ces animaux doit être titulaire d’un certificat de capacité, et la clôture doit être mise aux normes ».

Des deux côtés, on assure vouloir aboutir pour trouver une solution. Aucune demande d’abattage des animaux n’a été déposée, et le maire de Chauray lui-même se montre attaché aux daims, comme l’ensemble des habitants de la commune : « Il paraît que l’expérience acquise par les employés peut suffire pour obtenir un certificat de capacité. Quant au parc, j’ai proposé d’ajouter une clôture électrique pour établir une distance. Je ne sais pas si cela suffira. Quand on me dit que le daim est classé dangereux… Est-ce que ces bêtes ont l’air dangereuses ? ». Il ne manquerait plus que Brigitte Bardot y mette son grain de sel.

Photo : http://poitou-charentes.france3.fr, ftv

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Animaux Cerf