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Comment venir à bout du champignon tueur de grenouilles ?
Comment venir à bout du champignon tueur de grenouilles ?
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2 août 2012 | 1 commentaires
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Patrick Rollo, 495 articles (Rédacteur)

Patrick Rollo

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Comment venir à bout du champignon tueur de grenouilles ?

Comment venir à bout du champignon tueur de grenouilles ?

On estime à l’heure actuelle qu’un tiers des 6260 espèces d’amphibiens connues est menacée ou éteinte. Epargnés lors de l’extinction des dinosaures, les amphibiens -grenouilles, crapauds, salamandres, tritons- sont victimes d’une conjugaison de plusieurs maux, au rang desquels l’activité humaine, les changements climatiques et les maladies. Et chez les amphibiens, les grenouilles sont tout particulièrement victimes d’un champignon microscopique. Du nom de Batrachochytrium dendrobatis, ce « champignon tueur » occasionne des mycoses, provoquant des arrêts cardiaques ou des asphyxies chez ces animaux.

Ayant parcouru étangs, mares et ruisseaux, les chercheurs tirent aujourd’hui le signal d’alarme : Les amphibiens n’ont jamais été autant menacés d’extinction. Et les causes de ce déclin rapide sont multiples. Andrew R. Blaustein, spécialiste de ces animaux mi-aquatiques mi-terrestres, a indiqué pour les Annales de l’académie des sciences de New York que « les amphibiens sont touchés par un ensemble de maux qui s’abattent sur eux en même temps et auxquels ils auraient pu faire face en cas d’agression séparée et distincte ». En cause, évidemment, la pollution ou les changements climatiques… mais l’ennemi le plus redoutable des grenouille est le chytride, cette « moisissure des marais » qui décompose la matière organique morte.
 
Les amphibiens sont contaminés lorsqu’ils sont dans l’eau : le champignon (Batrachochytrium dendrobatidis) qui s’y trouve à l’état de spore pénètre dans leur peau, en la rendant épaisse, et finit par y former des zoosporanges, occasionnant par la suite des zoospores. Les grenouilles deviennent ainsi plus sensibles à l’augmentation des ultraviolets en raison du recul de la couche d’ozone. Comme l’a relaté Slate.fr, une biologiste américaine du nom de Karen Lips qui menait un travail d’observation au Panama a témoigné des effets du champignon sur nos petits compagnons verts si prisés dans les livres d’enfants : « Je sortais le matin et voyais les grenouilles assises par terre le long du ruisseau. Elles avaient l’air parfaitement vivantes, comme si elles dormaient. Mais les grenouilles, dont la couleur avait pâli, étaient mortes et toutes rigides. Leur peau souple avait durci comme du cuir séché ».

Le site Oregonlive.com qui, en plus du déclin de la population des amphibiens, a observé des cas de malformation chez les grenouilles (certaines, notamment, étant nées avec une cinquième patte) a interrogé le professeur Andrew Blaustein, professeur de zoologie à l’Oregon State University. Pour ce dernier, « le système immunitaire des amphibiens pourrait être attaqué par l’effet conjugué de la présence du champignon tueur de la plus grande sensibilité aux ultraviolets. Et les cas de malformations pourraient être causées par un vers parasite, le trématode, drainé par des escargots ». Le champignon tueur n’a été découvert qu’en 1998, mais semble s’étendre aux points d’eau du monde entier. Pour David Green, directeur du Redpath Museum de l’Université McGill de Montréal, des études plus approfondies devront être menées pour percer cette menace qui plane sur les grenouilles.

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Commentaires
0 vote
par moi (IP:xxx.xx7.209.120) le 2 août 2012 a 23H15
moi (Visiteur)

Vu les cochonneries qu’on met dans l’eau des cours d’eau, c’est logique. Pas prêt de s’arrêter...