Comment venir à bout du champignon tueur de grenouilles ?

On estime à l’heure actuelle qu’un tiers des 6260 espèces d’amphibiens connues est menacée ou éteinte. Epargnés lors de l’extinction des dinosaures, les amphibiens -grenouilles, crapauds, salamandres, tritons- sont victimes d’une conjugaison de plusieurs maux, au rang desquels l’activité humaine, les changements climatiques et les maladies. Et chez les amphibiens, les grenouilles sont tout particulièrement victimes d’un champignon microscopique. Du nom de Batrachochytrium dendrobatis, ce « champignon tueur » occasionne des mycoses, provoquant des arrêts cardiaques ou des asphyxies chez ces animaux.
Le site Oregonlive.com qui, en plus du déclin de la population des amphibiens, a observé des cas de malformation chez les grenouilles (certaines, notamment, étant nées avec une cinquième patte) a interrogé le professeur Andrew Blaustein, professeur de zoologie à l’Oregon State University. Pour ce dernier, « le système immunitaire des amphibiens pourrait être attaqué par l’effet conjugué de la présence du champignon tueur de la plus grande sensibilité aux ultraviolets. Et les cas de malformations pourraient être causées par un vers parasite, le trématode, drainé par des escargots ». Le champignon tueur n’a été découvert qu’en 1998, mais semble s’étendre aux points d’eau du monde entier. Pour David Green, directeur du Redpath Museum de l’Université McGill de Montréal, des études plus approfondies devront être menées pour percer cette menace qui plane sur les grenouilles.
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Vu les cochonneries qu’on met dans l’eau des cours d’eau, c’est logique. Pas prêt de s’arrêter...






