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Comment sauver l’âne sauvage de l’extinction ?
Comment sauver l'âne sauvage de l'extinction ?
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25 mai 2011 | 1 commentaires
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Henri de Miebenthal, 476 articles (Kinésithérapeute)

Henri de Miebenthal

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Comment sauver l’âne sauvage de l’extinction ?

Comment sauver l'âne sauvage de l'extinction ?

Les chevaux et les ânes que nous pouvons actuellement cotoyer sont les descendants de l’âne sauvage, qui lui est en danger d’extinction. L’animal est menacé directement ou indirectement par l’homme, chasseur ou non, qui met à mal son habitat. Les appels pour prendre des mesures concrètes de protection se sont ainsi intensifiées, et la communauté scientifique se mobilise. Une étude réalisée par l’Institut de recherche en écologie faunique à l’Université vétérinaire de Vienne, en Autriche, et publiée dans la revue Biological Conservation, pose clairement la question de la survie de l’espèce en esquissant des solutions.

Si rien n’est fait, l’âne sauvage pourrait suivre le même chemin que le quagga quagga, une sous-espèce de zèbre autrefois présent en Afrique du Sud mais exterminé à la fin du XIXème siècle car il était mis en concurrence avec le bétail domestique... Bien que de manière spectaculaire, des scientifiques tentent de le réintroduire grâce à leur ADN retrouvé (voir à ce sujet le site du Quagga Project, ici). Fort heureusement, nous n’en sommes pas encore à cette extrémité pour l’âne sauvage. Parcourant jadis de vastes prairies sur le globe, les ânes sauvages se cantonnent aujourd’hui aux terres de Chine, de l’Inde, de l’Iran, du Turkménistan et de la Mongolie, se concentrant en particulier dans le désert « refuge » de Gobi.

Et c’est dans ce désert que le Professeur Chris Walzer et son équipe de l’Institut de recherche en écologie faunique ont observé la répartition spatiale des ânes sauvages. Ils ont ainsi constaté un retrait des individus vers les zones où la production moyenne de la biomasse est inférieure à 250 grammes de carbone par mètre carré et par an. La cause du recul de l’âne sauvage ? L’homme. Ce dernier a empiété sur l’habitat de cet animal en chassant l'animal pour être certain qu’il ne lui ferait pas concurrence pour l’approvisionnement en eau et en nourriture sur les terres agricoles, des denrées rares dans le désert de Gobi. Pour les besoins de leur étude, les scientifiques autrichiens ont installé des émetteurs autour du cou de 20 ânes, pouvant ainsi tracer leurs mouvements.

Et selon les résultats observés, les montagnes du désert entraveraient leurs déplacements. Les ânes rechigneraient même à franchir la voie de chemin de fer reliant Pékin à Oulan-Bator. Ces constatations ont été complétées par des tests génétiques qui sont venus confirmer que les ânes sauvages des deux côtés d’une barrière, naturelle ou non, sont isolés les uns des autres. Malgré tout, les chercheurs ont pu observer chez ces populations un niveau relativement élevé de diversité génétique. Et c’est ce qui a décidé les scientifique à une plus grande échelle de venir à la rescousse de l'animal.

Selon Chris Walzer, « le fait de casser des barrières, au moins par endroit, permettrait aux ânes sauvages de se mouvoir davantage. Et cette mesure bénéficierait également à d’autres mammifères menacés tels que les chameaux de Bactriane ou le cheval de Przewalski (réintroduit) ». Pour ce faire, et étudier d’autres solutions, les scientifiques de Vienne ont reçu le renfort d’une équipe d’experts de l’Université technique de Munich en Allemagne, de la section locale de la WWF, et de plusieurs organismes écologiques en Mongolie et en Chine.


Pour plus d'informations, voir le site de l'Université de médecine vétérinaire de Vienne :
http://www.vu-wien.ac.at/en/
 

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Commentaires
0 vote
par L.S. (IP:xxx.xx4.29.48) le 26 mai 2011 a 13H25
L.S. (Visiteur)

Il faudrait créer un tiercé pour les ânes... !