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Baby et Népal : Une vétérinaire mise à la porte !
Baby et Népal : Une vétérinaire mise à la porte !
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6 février 2013 | 3 commentaires
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Patrick Rollo, 495 articles (Rédacteur)

Patrick Rollo

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Baby et Népal : Une vétérinaire mise à la porte !

Baby et Népal : Une vétérinaire mise à la porte !

La saga a peu à peu fait le tour de l’hexagone : Baby et Népal, deux éléphantes du parc animalier de la Tête d’Or à Lyon, supposément atteintes de tuberculose, sont menacées d’euthanasie par un arrêté de la préfecture. Les autorités invoquent en effet un risque de contagion de la tuberculose à l’homme. En réaction, plusieurs personnalités voulant sauver les éléphantes ont demandé des tests en leur faveur pour déterminer si elles ont, oui ou non, la tuberculose. Le 14 janvier dernier, François Hollande est intervenu dans le dossier, rassurant quelque peu les défenseurs des pachydermes. Mais, stupeur du côté des défenseurs animaliers, une vétérinaire mandatée n’a pas été autorisée, le 5 février dernier, à entrer dans l’enclos pour pratiquer des tests.

Finalement, l’avenir des deux éléphantes de Lyon est toujours aussi incertain. Le coup de téléphone de l’ancien Premier ministre Michel Rocard au préfet du Rhône en début d’année, pour intervenir en faveur de Baby et Népal, n’aurait peut-être pas servi à grand chose. Ce préfet, Jean-François Carenco, qui n’est certes pas le méchant rhinocéros ennemi de Babar, refuse toujours que de nouveaux prélèvements soient effectués sur Baby et Népal pour approfondir les éléments de diagnostic de l’état sanitaire des deux éléphantes. Le 5 février dernier, Sophie Edelstein, PDG du cirque Pinder -propriétaire des animaux-, et Florence Ollivet-Courtois, vétérinaire spécialiste en faune sauvage et mandatée par ce même cirque, s’étaient rendues au parc animalier de la Tête d’Or, à Lyon, pour examiner Baby et Népal et effectuer des prélèvements sérologiques.
 
Mais, malheureusement pour les intéressées, elles n’ont pas été autorisées à approcher les pachydermes. Les deux représentantes du cirques Pinder ont en effet été refoulées sous l’œil de plusieurs journalistes qui n’ont pas manqué d’être au rendez-vous. Et Sophie Edelstein s’est alors emportée devant les micros : « Le ministère a été informé de notre démarche il y a plusieurs jours. Ces éléphantes n’ont pas de symptômes, elles ne sont pas maigres, elles mangent. Elles n’agiraient pas ainsi si elles étaient bel et bien atteintes. Pourquoi nous empêcher de le prouver ? Pourquoi nous refuser le droit de faire des tests sur nos éléphants ? Pourquoi un tel bras de fer ? C’est bien qu’ils ont des choses à cacher. J’ai peur qu’il arrive quelque chose aux éléphantes. Vous savez, il suffit d’une pomme, c’est facile. Ces gens, je les appelle les assassins. La tuberculose de l’éléphant se soigne et ne se transmet pas à l’homme. Si Baby et Népal sont porteuses de la tuberculose, alors il faut fermer le parc entier ! Tout le monde à la même enseigne. Mais si les tests sont négatifs, on prend un camion et on les emmène. Qu’on nous laisse faire les examens et s’ils sont malades qu’on nous laisse les soigner. On va venir dans la nuit s’il faut. On va les sauver, même s’il faut y aller par la force ».
 
Plus réservée, et moins catégorique sur les possibilités de traitement de la tuberculose chez l’éléphant, Florence Ollivet-Courtois a ajouté : « Depuis le 14 décembre, nous avons adressé trois demandes au préfet. Il n’a jamais répondu. Nous aurions pu faire ces examens cent fois pour connaître le statut sanitaire des éléphantes qu’on veut euthanasier par principe de précaution. Il y a d’autres solutions à envisager avant de recourir à l’euthanasie ». A la préfecture, Jean-François Carenco s’est évidemment défendu : « Il ne saurait être question d’autoriser un prélèvement dans la précipitation. Ce type de prélèvement se prépare puisque les éléphantes doivent être impérativement à jeun. Ce qui n’est pas le cas en ce 5 février, car Baby et Népal ont été nourries la veille ».

Selon le préfet, enfin, « le cirque Pinder devrait déposer une demande en bonne et due forme pour que le ministère de l’Agriculture puisse fixer les conditions de l’analyse de ces éventuels prélèvements ». Le Conseil d’Etat devrait intervenir le 20 février prochain pour statuer sur le sort de Baby et Népal. Et la vétérinaire redouble d’efforts pour obtenir, d’ici cette date, l’autorisation d’effectuer des prises de sang sur les deux éléphantes.

Photo : Florence Ollivet-Courtois et Sophie Edelstein. A l'arrière-plan, Baby et Népal.

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Commentaires
3 votes
par evrard (IP:xxx.xx0.52.60) le 7 février 2013 a 18H48
evrard (Visiteur)

Que cache réellement cette affaire ? Pourquoi tuer deux animaux magnifiques ? Cela fait mal au coeur quand on voit ces gens qui aiment tuer, pour le plaisir.

Il faut parler de cette affaire, ne pas les laisser faire.

1 vote
par Urukan (IP:xxx.xx4.93.154) le 8 février 2013 a 11H38
Urukan (Visiteur)

Quelques précisions afin de clarifier certains points :

"Ces éléphantes n’ont pas de symptômes, elles ne sont pas maigres, elles mangent. Elles n’agiraient pas ainsi si elles étaient bel et bien atteintes."

Faux et archi-faux. Comment Sophie Edelstein peut-elle affirmer ceci alors que elle est accopagnée d’un vétérinaire spécialiste de la faune sauvage ? La tuberculose peut-etre asymptomatique dans de très nombreux cas. Un homme ou un animal peut etre porteur de la tuberculose sans etre malade. La déclaration de cette dame est clairement malhonnete.

"La tuberculose de l’éléphant se soigne et ne se transmet pas à l’homme."

Oui, ça se soigne, mais vu la taille de l’animal, je vous laisse immaginé la quantité d’antibiotique necessaire au traitement. De plus, le traitement de la tuberculose est long (jusqu’à plus de 6 mois de traitement), avec des risques de rechute. Enfin, ces animaux ne sont pas dressés, ce qui complique enormément le travail des soigneurs/vetos. Sans compter le risque de contammination dans le cas d’un contact journalier avec ces animaux pendant plus de 6 mois. La tuberculose est une zoonose et elle est tout à fait transmissible à l’homme.

Bref toute cette affaire est surmédiatisée, traitée avec sensiblerie et sans aucune réflexion cohérente. Il y a de bien plus grands scandale dans la gestion de certains parcs animalier en France et personne n’en parle jamais. Encore une fois, on a affaire ici à du sensationalisme et non du journalisme.

0 vote
par aeleorn (IP:xxx.xx5.193.185) le 11 février 2013 a 01H20
aeleorn (Visiteur)

Le plus surprenant c’est ce refus de faire les tests, car finalement le principe de précaution serait aussi en faveur des autres animaux présents......hors là je pense que dans cete affaire il y a une sous-affaire, règlement de compte sans doute sinon, ça leur ferait quoi de faire effectivement ces prélèvements et que toutes les parties soient fixées sur l’état de santé de ces deux éléphants ? " Sans compter le risque de contammination dans le cas d’un contact journalier avec ces animaux pendant plus de 6 mois. La tuberculose est une zoonose et elle est tout à fait transmissible à l’homme."

Et bien justement faire les tests serait là la meilleure décision, pourquoi décider du sort de ces deux là sans certitudes de leurs état de santé ?