Mon logo CareVox
CareVox par RSS
CareVox sur Facebook
CareVox sur Twitter
Australie : Tuer les dromadaires contre le changement climatique
Australie : Tuer les dromadaires contre le changement climatique
note des lecteurs
date et réactions
4 juillet 2011
Auteur de l'article
ISOCARD, 1 article (Association)

ISOCARD

Association
note moyenne des lecteurs
nombre d'articles
1
nombre de commentaires
0
nombre de votes
0

Australie : Tuer les dromadaires contre le changement climatique

Australie : Tuer les dromadaires contre le changement climatique

Sauver la planète en tuant des dromadaires : la solution de l’Australie face au réchauffement planétaire ? Une solution fausse et stupide.

Récemment, un communiqué de presse, intitulé « les autorités australiennes veulent tuer dromadaires ensauvagés pour sauver la planète », a révélé l'intention du gouvernement australien de lutter contre le réchauffement de la planète en tuant des dromadaires. 
 
«  Il est suggéré que les émissions de méthane par les chameaux sauvages dans la brousse sont plus grandes que celle du bétail et que le chameau sauvage en Australie contribue de façon significative aux émissions de gaz à effet de serre. Ainsi, la solution est simple : tuer les chameaux et l’Australie contribuera ainsi à l'effort mondial pour sauver la planète.
 
Il y a plusieurs réponses scientifiques et empiriques pour répondre à une telle déclaration. 
 
L'estimation des émissions de méthane par les chameaux est fondée sur l'extrapolation de données collectées sur les bovins, en ignorant le fait que l'efficacité métabolique du dromadaire est plus élevé que chez les bovins, qu’il est capable de produire 20 % de lait plus en mangeant 20 % d’aliment en moins, qu’il possède un système digestif différent et qu’il est plus efficace dans l'utilisation des fourrages grossiers de mauvaise qualité.
 
La flore du rumen digérant le fourrage est également différente du bétail, et son métabolisme énergétique est plus proche des monogastriques que celui des vrais ruminants comme les bovins et les ovins.
 
Par conséquent, l'estimation des émissions de méthane du dromadaire est très discutable, tout autant d’ailleurs que la population sauvage, aucun recensement n’ayant été effectué.
 
Il est vrai que la surpopulation cameline peut générer des problèmes environnementaux, ce qui nécessite une gestion appropriée, mais prendre une telle décision en ciblant les dromadaires et les considérer comme un contributeur majeur à l’émission de méthane parmi les autres herbivores en Australie n’est pas raisonnable.
 
Avec moins de 28 millions de têtes au niveau mondial, la population de grands camélidés représente moins de 1 % de la biomasse herbivore totale dans le monde. Par ailleurs, la population caméline vit dans de vastes zones arides, où les émissions de carbone et le méthane sont parmi les plus bas à la surface de la terre.
 
L'International Society of camelid Research and development (ISOCARD) avec plus de 300 de ses membres de partout dans le monde et représentant les différents domaines de la recherche, considère que la décision de désigner les dromadaires sauvages comme l'un des principaux coupables en générant des gaz à effet de serre dans le bush australien comme une aberration scientifique.
 
Au lieu de cela, les dromadaires sauvages devraient être considérés comme une ressource incomparable dans les milieux arides. Ils peuvent et devraient être exploités pour la nourriture (viande et lait), les cuirs et peaux, le tourisme, etc..
 
Nous espérons que les autorités Australiennes pourront proposer des solutions plus intelligentes plutôt que d'éradiquer les dromadaires de manière inhumaine. 
Les internautes qui ont lu cet article ont aussi consulté