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Animaux : parasites digestifs transmissibles à l’homme
Animaux : parasites digestifs transmissibles à l'homme
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23 mars 2010
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La rédaction CareVox, 602 articles (Comité de rédaction)

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Animaux : parasites digestifs transmissibles à l’homme

Animaux : parasites digestifs transmissibles à l'homme

Bien que nous aimions nos animaux de compagnie, il faut garder à l’esprit que ceux-ci peuvent être porteurs de maladies transmissibles à l’homme (ce qu’on appelle aussi « zoonoses »). Le caractère asymptomatique de zoonoses rend leur diagnostic difficile mais celles-ci représentent un risque réel pour la santé de l’animal et indirectement pour les humains.
Ces infections ont des conséquences parfois graves en particulier chez les enfants ou les personnes les plus fragiles. Avec 16 millions de chiens et chats en France, la promiscuité croissante des français avec leurs animaux de compagnie ( chien en appartement, etc.) accroît également les risques de transmission. 70 % des animaux de compagnie seraient porteurs de vers intestinaux.

Animaux de compagnie et vers intestinaux

En Europe et en France, deux types de parasites digestifs (provenant des animaux) posent un problème de transmission à l’homme : les ascarides (qui appartiennent au groupe des nématodes, ou vers ronds) et les échinocoques (qui appartiennent au groupe des cestodes, ou vers plats). 

  • Les ascarides

Très répandus et très fréquents, ils touchent en particulier les jeunes animaux qui sont la plupart du temps contaminés in utero (chiots) ou par le lait maternel (chiots et chatons). Les parasites vivent dans l’intestin grêle et se nourrissent du contenu intestinal. Les ascarides peuvent être à l’origine de maladies graves avant même que le diagnostic ne puisse être posé. Les symptômes généraux sont caractérisés par une diminution de l’état général avec un amaigrissement et un appétit irrégulier.

  • Les échinocoques

Les cestodes parasites des carnivores domestiques sont très nombreux. Les animaux s’infestent en ingérant des larves contenues dans de la viande, des abats, du poisson, des proies (des petits rongeurs surtout) ou des puces. L’homme peut s’immiscer accidentellement dans le cycle évolutif de certains de ces cestodes.
 
Dans la plupart des cas de zoonoses dues aux cestodes de carnivores, l’homme est un hôte intermédiaire contaminé par des oeufs microscopiques libérés dans les matières fécales du chien ou du chat. Les échinocoques sont les cestodes qui représentent le plus grand danger pour l’homme.
 
L’infestation chez l’animal étant asymptomatique, le diagnostic spécifique d’une échinococcose reste difficile. un chien (et dans une moindre mesure un chat) vivant dans une zone à risque et ayant l’habitude de capturer des petits rongeurs ou d’ingérer des abats d’ovins doit être cconsidéré comme porteur potentiel d’échinocoques.
 

La transmission de l’animal à l’homme

La contamination de l’homme par les parasites digestifs du chat et du chien se fait par ingestion d’oeufs microscopiques qui sont présents dans l’environnement immédiat.

La simple présence d’un chiot ou d’un chaton, l’absence de vermifugation des animaux qui
partagent votre habitat quotidien, le manque d’hygiène, sans oublier le bac à sable très attractif tant pour les animaux que pour les enfants, sont autant de facteurs de risque de contamination qu’il ne faut pas négliger.
 
De plus, si l’on imagine aisément que la contamination puisse se faire en ingérant des fruits sauvages, des champignons ou des pissenlits souillés, on pense rarement qu’un simple contact avec le pelage ou la langue de l’animal, puisse être un facteur indirect de contamination.

Les oeufs peuvent être ingérés après portage manuel : 
  • caresse du pelage de l’animal porteur d’oeufs,
  • oeufs déposés dans les draps lorsque l’animal de compagnie dort ou joue dans le lit, notamment des enfants,
  • oeufs déposés dans les bacs à sable par des animaux errants (les chats très fréquemment).
 
La contamination peut aussi se faire par ingestion directe :
  • mains à la bouche après avoir touché de la terre ou du sable souillé,
  • ingestion de baies infestées par des déjections de rongeurs ou d’animaux de compagnie errants,
  • habitude de l’animal de manger dans le plat des humains,
  • voire de léchage du visage par le chien ou le chat,
  • géophagie
 

Éviter la contamination : les conseils

Il est indispensable de mettre en place dans chaque foyer où le chat et le chien côtoient les humains et à fortiori les enfants, des règles élémentaires de soin et d’hygiène pour éviter toute transmission à l’homme. Voici les conseils :
  • La vermifugation régulière de l'animal de compagnie :
A pratiquer systématiquement pour des chiots et des chatons ainsi que les chiennes et les chattes gestantes puis allaitantes. A faire 2 à 3 semaines après la naissance, puis toutes les 2 semaines jusqu’au sevrage et 1 fois par mois jusqu’à l’âge de 6 mois. La vermifugation régulière des adultes (fixée au minimum à 4 fois par an pour les ascarides et jusqu’à 1 fois par mois dans les zones à risque pour les échinocoques), à défaut de laquelle il est recommandé de réaliser chez un vétérinaire des contrôles coproscopiques réguliers.
  • L’utilisation préférentielle de la nourriture industrielle.
  • Le ramassage et l’élimination systématique des excréments des animaux, par exemple dans les litières, mais aussi les bacs à sable et les jardins, afin de réduire la contamination environnementale par des éléments parasitaires.
  • La réduction de l’exposition des enfants aux environnements potentiellement contaminés.
  • Le respect des règles d’hygiène vis-à-vis des animaux : se laver les mains après chaque contact, ne pas dormir avec son chien ou son chat, éviter le contact des enfants avec la langue des chiens et des chats.
D’autres règles à respecter que les propriétaires de chien ou chat ont tendance à oublier :
  • ne pas caresser un animal à table,
  • ne pas laisser les animaux manger dans les mêmes plats que les humains,
  • nettoyer les aliments avant de les ingérer, après les avoir lavés à l’eau claire,
  • ne pas laisser la litière ou la gamelle des animaux à portée des jeunes enfants,éliminer quotidiennement les matières fécales et désinfecter les litières,
  • ne pas dormir avec son animal de compagnie, ni le laisser jouer dans le lit (une scène familiale fréquente dans le lit des parents le dimanche matin).
La rédaction CareVox

POST-SCRIPTUM

  • Vermifugation : traitement visant à supprimer les vers intestinaux

SOURCES

  • Dossier de presse NOVARTIS : Parasites internes de l'animal et zoonoses : recommandations & solutions, mars 2010
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