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Alimentation physiologique du chien
Alimentation physiologique du chien
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11 décembre 2015
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Pleine santé naturelle

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Alimentation physiologique du chien

Alimentation physiologique du chien

Nous avons étudié dernièrement quelle est, d’un point de vue naturel et physiologique, l’alimentation appropriée pour le chat.

Aujourd’hui, nous allons nous pencher sur le cas du chien. Pour lui aussi, l’assertion d’Hippocrate (“Que ta nourriture soit ton médicament et que ton médicament soit dans ta nourriture“) s’applique parfaitement.

Les croquettes ou la pâtée sont bien pratiques mais sont-elles bien appropriées pour autant ? En outre, sont-elles suffisamment nutritives et répondent-elles comme il faut aux besoins du chien ? Si ce n’était pas le cas, vers quel type d’alimentation votre chien peut-il se tourner ?

 

Les besoins nutritionnels généraux du chien

En fonction de son mode de vie, de sa race et de son état de santé, l’alimentation du chien pourra varier afin qu’elle puisse répondre à ses besoins spécifiques du moment.

Un yorkshire n’aura pas les mêmes besoins qu’un berger allemand, tout comme un chien citadin n’aura pas les mêmes besoins qu’un chien rural qui passe sa vie au grand air.

En outre, une chienne en gestation ou allaitante aura des besoins alimentaires spécifiques et accrus car il est important que les chiots en gestation disposent de tout ce dont ils sont besoin ou que les chiots nés récemment puissent bénéficier d’un lait de qualité favorable à leur croissance et à leur épanouissement. Dans les deux cas, la mère devra recevoir une alimentation riche en nutriments et en quantité suffisante.

Un autre facteur : l’âge qui va induire des besoins différents. Le chiot devra recevoir une alimentation riche afin d’assurer la continuité avec le lait maternel tandis que le chien âgé devra être moins nourri compte tenu de la baisse de l’appétit due à l’âge avancé.


La diversité de la nourriture

Le chien est en effet un carnivore (bien qu’il puisse éventuellement, contrairement au chat, se permettre quelques écarts). Il dispose d’une machoire puissante pourvue de dents acérées qui permettent de déchirer le cuir ou d’arracher la viande et les organes à la carcasse. Il dispose d’un système digestif avec un estomac produisant une acidité importante et un intestin grêle relativement court.

Le chien étant un carnivore, son régime alimentaire doit être composé essentiellement de protéines d’origine animale et comme pour le chat, envisager une alimentation avec un déséquilibre en faveur des glucides ou des lipides lui serait tout simplement néfaste.

Rappelons que le chien avant d’être domestiqué par l’homme était un loup vivant à l’état sauvage. Il était un chasseur né et se nourrissait de ses proies.

Le chien a donc besoin de protéines animales et (normalement) uniquement animales. Il parait donc aberrant, selon moi, de vouloir aussi le nourrir à l’aide de céréales, de légumes voire de fruits.

Enfin, le chien possède un sens du goût six fois moins développé que celui de l’être humain. Ce qui signifie que sa nourriture n’a pas besoin d’être aussi variée que la nôtre pour parler de pleine santé. 

 

Les mauvaises habitudes

Le chien est donc un carnivore (bien que disposant d’une certaine tolérance à des aliments autres que des protéines animales). Il s’agit d’un point important à bien garder à l’esprit et dont, idéalement, il ne faudrait pas déroger.

Le chien est souvent un membre de la famille à part entière et on peut être tenté de lui donner un morceau de fromage ou de gâteau au chocolat parce qu’il s’agit là d’un petit plaisir qui ne peut pas lui faire de mal. Sauf que, comme nous l’avons vu, il dispose d’un système digestif optimisé pour la digestion de protéines animales. Lui donner autre chose, c’est prendre le risque de provoquer chez lui des troubles de la santé (diarrhée, problèmes buccaux en tous genres, baisse de la vitalité). 

 

L’aberration de l’alimentation industrielle

Vous habitez à la campagne et un de vos voisins agriculteur cultive un splendide champ de blé bio. Avez-vous déjà surpris votre chien se rendant dans le champ de blé afin de picorer quelques grains ? Permettez-moi d’en douter… Alors pourquoi donc inclure des céréales dans l’alimentation industrielle du chien ?

Probablement pour des raisons de coût. Les céréales coûtent moins cher à produire que la viande (d’autant plus que leur production est subventionnée) et permettent un gain de poids pour pas cher. Or, le consommateur exige de l’alimentation pas cher y compris pour ses animaux.

Les céréales ne conviennent vraiment pas à l’alimentation du chien car elles sont composées de glucides à chaines complexes qui doivent être dégradées en chaines simples au cours de la digestion. Or, même s’il arrive à les exploiter tant bien que mal, le chien n’a pas le système digestif approprié pour les digérer. Ainsi, il en résulte des phénomènes d’haleine fétide, de gaz intestinaux nauséabonds ou de selles malodorantes, ce qui traduit une digestion incomplète.

Très bien, on l’a compris, le chien est essentiellement un carnivore, il ne sait pas habilement tirer partie des céréales et il lui faut donc des protéines animales. Oui sauf que les protéines animales présentes dans l’alimentation industrielle sont de fort mauvaise qualité. En effet, ces protéines animales sont essentiellement du déchet obtenu après équarrissage des carcasses. Nous sommes face à un recyclage industriel : “Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme !” (Lavoisier).

En outre, au sujet des croquettes, le procédé de fabrication repose sur un mode de type “cuisson-extrusion” au cours duquel vitamines minéraux et acides aminés naturels sont détruits. Il en résulte donc un aliment complètement dénaturé et dont les macro-nutriments auront eux aussi subi une profonde dégradation. Il en est de même pour la pâtée qui, bien qu’elle ne subisse pas de traitement de type extrusion, est elle aussi cuite et donne lieu, au final, à un aliment mort.

La nourriture industrielle, qu’elle soit une marque premier prix de supermarché ou une marque premium de chez votre vétérinaire, ne constitue pas une nourriture idéale pour votre chien. 

 

Les calories et nutriments dont il a besoin

Les besoins en calories vont varier en fonction de la race du chien, de son âge, de son sexe, de sa condition et de son mode de vie. Aussi, je ne me risquerai pas à indiquer de quelconque valeur à ce sujet.

Le chien est un carnivore et a essentiellement besoin de protéines d’origine animales dont il tire l’essentiel de la réponse à ses besoins. Aussi, la part des lipides et des glucides doit rester minoritaire au risque de provoquer des troubles de la digestion à court terme et des troubles de la santé à moyen et long terme.

A propos des nutriments essentiels, le chien a besoin de calcium et de phosphore pour une bonne qualité et densité osseuse. Il lui faut également un bon apport en magnésium, cuivre, zinc, vitamine A, vitamine D et vitamine E. On retrouve tous ces nutriments dans l’alimentation industrielle mais sous forme d’ajouts annexes. Quid de la qualité de ces compléments alimentaires ? Sont-ils facilement assimilables et bio-disponibles ? Les minéraux sont-ils sous forme organique ou inorganique ?

 

Les aliments bons pour sa santé et le régime BARF

La plupart des vétérinaires de bonne foi argueront que votre chien a besoin d’aliments élaborés par des “experts” de la diététique canine qui proposent des aliments complets et qui, selon eux, entrent dans le cadre d’une diète saine et équilibrée.

Très bien mais de quoi se nourrissait le chien avant d’être domestiqué par l’homme ?

Nous avons vu qu’il descend du loup, qu’il est un chasseur né et qu’il se nourrissait des proies qu’il chassait. Ce qui laisse entendre que la nourriture naturelle la plus appropriée pour le chien doit être constituée de viandes, d’os charnus et d’organes sous forme crue. Ce dernier aspect est essentiel et constitue une exigence physiologique.

Vous êtes convaincu(e) et avez décidé de faire passer votre chien à l’alimentation physiologique ?

Très bien mais allez-y doucement et mettez en place une transition lente et progressive sur plusieurs semaines afin de laisser le temps à son système digestif de se rééduquer comme il faut.

En terme de préférences alimentaires, voici, par ordre de préférence, ce qui convient le mieux au chien : 1. viande de boeuf, 2. langues, 3. mamelles de vache, 4. tripes, 5. foie de boeuf, 6. viande de cheval, 7. cous de poulet, 8. estomac de porc, 9. viande de veau, 10. poumon de boeuf, 11. rate de porc, 12. sang. Tous ces aliments sont riches en nutriments essentiels dont la qualité a été préservée par la forme crue. Contrairement au chat, le chien tolère la viande faisandée, elle n’a donc pas besoin d’être impérativement fraîche.

Quels que soient son âge et sa condition, faites des tests afin de savoir ce qu’aime votre chien. Ce qu’il appréciera le plus sera effectivement le mieux adapté pour lui. Cependant, Il ne s’agit pas de lui donner le même type d’aliment à vie. Si par exemple, vous voyez qu’il a de moins en moins tendance à finir son assiette de foie, essayez des rognons. Ou du muscle, etc… Pour mieux le connaître et le comprendre, observez-le ! Remarque : on peut donner des abats mais uniquement à partir du moment où votre chien est bien habitué à une alimentation à base de viande crue et ce, à raison de deux à trois fois par semaine, pas plus. Là encore, pensez à alterner.

Pensez également à lui donner des os afin qu’il se fasse les dents et les maintienne en bonne santé.

 

Le régime BARF (Biological Appropriate Raw Food)

Il s’agit d’un régime alimentaire mis au point par un vétérinaire australien et dont il est principalement composé d’os et d’aliments crus. Le reste est composé de suppléments ajoutés de manière sporadique et en petite quantité tels que des yaourts, de l’huile, des fruits, des légumes, des oeufs. Il faut donner entre 2 et 4% du poids du chien pour chaque ration journalière.

Au sujet de l’ajout occasionnel de légumes, il est préconisé d’ajouter l’équivalent d’une cuillérée à soupe par tranche de 10 kilos du poids de votre chien. Cet apport en légumes sera composé à 50% de légumes à feuilles (salades vertes, blettes, épinards) et à 50% de tubercules (carottes, betteraves) et il devra être mixé afin de faciliter la digestion de la cellulose.

Au sujet de l’huile, vous pouvez donner occasionnellement une cuillérée à soupe d’huile vierge première pression à froid (olive, tournesol, colza mais pas arachide) par tranche de 10 kilos du poids de votre chien.

Au sujet des oeufs, 2 à 3 oeufs mixés, de temps en temps, peuvent être envisagés.

Je vais quand même donner mon point de vue au sujte du régime BARF : selon moi, pourquoi ajouter des aliments dont on sait qu’ils sont inappropriés alors que les viandes et organes crus le sont et suffisent ? Mais peut-être que le concepteur de ce régime considère que les animaux produits de manière conventionnelle n’offrent pas les qualités nutritionnelles suffisantes.

Je n’ai pas de chien mais si j’en avais un, je me limiterais à une alimentation strictement physiologique, sans excentricité ou originalité. A vous de voir…

 

Bref, en ajustant les aliments que vous fournissez à votre chien, vous répondez à ses besoins naturels et participez activement à l’amélioration de sa santé et de son état général. Vous augmentez ainsi sa longévité et lui permettez de prévenir troubles et maladies.

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