Le titre dans la presse française a de quoi donner le sourire aux enfants : « Un renard et un sanglier libèrent trois kangourous d’un zoo ». La réalité est un peu moins enchanteresse : Skippy, Mick et Jack, trois kangourous du parc animalier de Hunsrück à Rheinböllen (à l’ouest de Francfort) en Allemagne, se sont fait la belle dans la nuit du 11 au 12 août dernier "grâce" à une complicité indirecte des animaux des bois voisins. Un renard et un sanglier avaient en effet creusé des trous à la limite de leur espace, "permettant" aux marsupiaux de quitter leur enclos. Un responsable de l’unité de sauvetage des animaux de Coblence, Martin Zimmermann, suggère plus exactement qu’« un renard a pu se glisser dans l’enclos des kangourous, ce qui a été susceptible de créer un vent de panique chez ces derniers, qui auraient ainsi pris la fuite aussi vite que possible à travers un trou creusé sous le grillage de l’enclos ».
Michael Hoffman, le directeur adjoint du parc animalier, a alors immédiatement alerté les médias et les services animaliers dans l’espoir de retrouver les trois kangourous, en ajoutant que « Skippy, Mick et Jack sont super gentils et super sympas ». Dans cet élan, les services du parc avaient même communiqué un numéro de téléphone au grand public, susceptible de croiser les trois kangourous. La bonne nouvelle est finalement tombée : Dans les jours suivants, Skippy, Mick et Jack ont été retrouvés sains et saufs. Si les deux premiers ont été localisés et ramenés assez facilement, la capture du troisième a cependant été plus problématique : Prenant les pattes à son cou, le kangourou filait tout droit en direction du Rhin. Il a finalement pu atterrir en douceur, dans un filet de la police allemande.
Pour rappel, l’an dernier, c’est en Belgique que les policiers avaient réussi la mission peu ordinaire de capturer un kangourou égaré dans un jardin. Anesthésié, l’animal avait été remis à un vétérinaire spécialisé dans les animaux exotiques du nom de Jean-Claude Bertho. Le vétérinaire en question l’avait recueilli sur son terrain privatif où vivaient déjà quelques kangourous et des lamas, car les propriétaires du marsupial n’avaient pas été retrouvés. Jean-Claude Bertho en veut aux propriétaires indélicats : « S’il est trop à l’étroit le kangourou devient agressif et cherche à s’enfuir. Dans ces conditions de détresse il peut faire un bon de un mètre de haut pour franchir une clôture, quitte à se blesser très sérieusement ». Tout en donnant quelques informations sur l’animal : « Le kangourou s’acclimate très bien en Europe pour autant qu’il dispose de suffisamment d’espace et qu’il vive avec d’autres congénères. Pour être heureux les kangourous doivent être quatre au minimum, avec un certain équilibre entre les mâles et les femelles ». Un kangourou du grand jardin de Jean-Claude Bertho pourrait-il rejoindre Skippy, Mick et Jack en Allemagne ?
Source photo : rhein-zeitung.de