Le surpoids et la disparition de notre culture alimentaire

Le surpoids et la disparition de notre culture alimentaire |
Trop de nutrition, tue la nutrition ... Les déséquilibres alimentaires, les problèmes de surpoids ne sont pas dus à notre manque de connaissance en nutrition, mais à une disparition de notre culture alimentaire. Les campagnes de prévention, au lieu de nous expliquer comment nous devons manger devraient peut-être se recentrer sur la dimension plaisir de l’alimentation...

- Le surpoids et à la disparition de notre culture alimentaire
L’obésité et les maladies liées à la nutrition sont de vrais problèmes de santé publique. Il est évident que nos excès alimentaires sont en causes dans grandes nombres de nos maladies de civilisation : diabète, maladies cardio-vasculaires, prise de poids…
- Le dénominateur commun à tout cela est la disparition d’une culture alimentaire et une profonde perte de repères.
- La seconde raison qui fait que je suis critique par rapport à tout ces conseils nutritionnels est que cette sur-information diététique nous oriente vers un « hyper contrôle alimentaire ».
Beaucoup culpabilisent lorsqu’ils consomment des aliments "diététiquement incorrects" susceptibles de leur faire prendre du poids ou de faire monter leur cholestérol.
Payer des diététiciens pour faire de l’éducation nutritionelle dans les écoles est, selon moi, une aberration. Nous transformons nos enfants en petits singes savants qui connaissent le rôle de chacune des familles d’aliments mais qui passent à côté de l’essentiel : manger sain c’est avant tout manger avec plaisir, en prenant le temps et en écoutant ses sensations alimentaires.
Petite réflexion : la camapgne 5 fruits et légumes ne serait-elle pas plus efficace si elle nous présentait ces aliments sous un angle plus "plaisir" ? Nous faire saliver plutôt que nous culpabiliser ne serait-ce pas une meilleure approche ?
Petite video de Gerard Apfeldorfer sur le modèle Français
http://www.omegatv.tv/video/22008765001/sante/surpoids/obesite—pourquoi-la-France-est-epargnee#
Article en lien avec ce thème : l’interview de Catherine Pinet Fernandes - sociologue dans le cadre de la journée internationale sans régime
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Quel plaisir de lire cet article. Trop peu de gens tiennent se discours. Il est évident que nous ne solutionnerons pas l’épidémie de surpoids par des mesures diététiques. Les excès alimentaires sont normalement régulés par la culture. Lorsque l’on mange en société la convenance veut que nous prenions notre temps, que le repas soit structuré... Je pense que les grand-parents ont un rôle majeur à jouer : réapprendre à leurs petit-enfants ce qu’est un vrai repas.
Merci Florian pour cet article.

Très intéressant...
"Payer des diététiciens pour faire de l’éducation nutritionelle dans les écoles est, selon moi, une aberration. Nous transformons nos enfants en petits singes savants qui connaissent le rôle de chacune des familles d’aliments mais qui passent à côté de l’essentiel : manger sain c’est avant tout manger avec plaisir, en prenant le temps et en écoutant ses sensations alimentaires."
L’idéal serait de continuer à payer des diététiciens, mais que leur discours évolue... par exemple, ne pas compter le nombre de produits laitiers ou de fruits et légumes manger par jour, mais demander aux enfants leurs recettes préférées contenant un fruit ou un légume... le choix est vaste ! Et leur faire remarquer que c’est meilleur quand on a faim...

Snoopyne, vous tenez des propos étonnants sur les diététiciens ? En effet, nous sommes bien les seuls professionnels de la nutrition à prendre en compte l’aspect socioculturel de chacun. Si vous n’avez rencontré que des diététiciens ferrus des sachets de protéines j’en suis désolée mais très peu de "diète" pro n’essai pas de mettre en avant le plaisir de la table ! C’est pas chez nous que vous verrez des régimes à 1200kcal.... Quand à votre "abération d’avoir des "diètes" dans les écoles", réjouissez vous, il a été déscidé que ce sont les instits(qui avaient vraiment besoin de ça en plus !) qui feront notre boulot, vous n’aurez pas de pro. Quand à votre "que leur discours évolue", pour moi perso, c’est insultant, mais je veux bien croire que celà est dû à vos mauvaises rencontres... Beaucoup de diètes sont créatifs et proposent des tonnes de projets ludiques, mais les institutions n’ont pas les budgets, ou ne considèrent pas que l’augmentation de la prévalence de l’obésité soit leur prioprité... c’est du vécu ! Concluez avec les autres parents d’élèves (qui ne grèvent pas souvent non plus leur budget...) qu’il sera toujours moins cher de faire une intervention orale qu’un atelier culinaire.... Effectivement nous sommes une "profession" et devons de tant à autre être rémunérés. Cael

Les articles de Florian me parle
La majorité des discours diététiques sont culpabilisants et contre-productifs. La comparaison avec les USA est parlante : préservons notre modèle français !

Bravo Florian Nous sommes si peu à penser comme ça et cela ne s’arrange pas dans les médias Quand je pense que DUKAN est passé à thé ou café

Convivialité, partage, culture culinaire, goût, plaisir, ...ça s’apprend ou se réapprend ![]()


