Xavier Dupont de Ligonnès, une énigme pour les psychiatres

Dans le Var, en Autriche ou ailleurs, la traque de Xavier Dupont de Ligonnès se poursuit. Dans cette affaire aussi mystérieuse que tragique, et depuis le début, les enquêteurs se sont posés des questions sur l’état de santé mentale de ce suspect numéro un du quintuple meurtre qui a décimé sa famille à Nantes. Et les hypothèses fleurissent. Les experts évoquent tour à tour un « dépressif sévère », un« schizophrène », un « psychopathe », un sujet au « narcissisme criminel » ou tout simplement un homme « en très grand délire ».
Une chose est certaine, Xavier Dupont de Ligonnès n’est pas un homme stressé. Un de ses amis l’a décrit aux enquêteurs comme étant « toujours amical et souriant, écoutant de la musique, surtout du blues et de la country. Il prêtait parfois ses CD. Il en avait 5 000 dans sa collection ». Son entourage le confirme : Il est toujours très calme, même s’il dispensait une autorité stricte (pour ne pas dire autoritaire) à ses enfants. Mais alors d’où pouvait bien venir cette inspiration débordante pour que cet homme de 50 ans envoie des e-mails à ses proches au moment de la disparition de sa famille dans lesquels il expliquait qu’il venait d’être recruté « par le gouvernement américain en tant qu’espion » et pressé de « se rendre aux Etats-Unis dans le cadre d’un programme de protection de témoin au milieu d’une affaire de drogue » ?
S’agirait-il d’une crise de mysticisme du chef de cette famille catholique pratiquante, qui s’était présenté peu avant chez un armurier en tant que « prêtre tireur d’élite » ? Quoi qu’il en soit, sa femme, Agnès, se plaignait de leurs problèmes de couple sur la toile, déplorant l’attitude « vieux jeu » et le « manque d’attention » de son mari. Depuis 2008 elle en appelait même aux internautes pour trouver un psychiatre catholique. Mais aujourd’hui, c’est la profession toute entière qui se penche sur le sort tragique de la famille.
Pour le Docteur Xavier Laqueille, psychiatre et chef de service à l'hôpital Sainte-Anne à Paris, « le dénouement de ce drame n’est pas si mystérieux que ça. De Ligonnès affirmait travailler pour les services secrets. Or les convictions délirantes peuvent amener à des passages à l’acte criminels ». Xavier Laqueille suggère qu’il s’agit ici d’un « homicide altruiste », car « le sujet qui a un délire dépressif et tue ses proches estime que la vie ne vaut plus la peine d’être vécue et soulage ainsi son entourage ». Et la religion dans cette affaire ? « Aucun rapport car dans ce contexte d’ordre psychiatrique, la morale n’a plus sa place ».
Selon le Docteur Jean-Claude Monfort, lui aussi psychiatre à l’hôpital Sainte-Anne à Paris, la dérive mentale de Xavier Dupont de Ligonnès se serait manifestée par paliers : « On peut avancer l’hypothèse de l’existence d’une maladie schizophrénique ayant évolué dans le temps mais sans aucun signe visible ». Et le stade avancé aurait été atteint il y a quelques années, se manifestant par les idées délirantes et bizarres manifestées par l’intéressé dans des forums de discussion. Pour Jean-Claude Monfort, « le point ultime aurait été l’escalade des problèmes d’argent et l’impossibilité de masquer plus longtemps la réalité à son entourage ».
Y aurait-il donc un parallèle avec Jean-Claude Romand, cet homme qui s’était fait passer pour un médecin à l’Organisation Mondiale de la Santé pendant 18 ans et qui a tué toute sa famille en 1993, pour éviter qu’elle ne découvre toute la supercherie ? Pour le psychiatre Denis Toutenu, qui a expertisé ce dernier, cela ne fait aucun doute : « les deux affaires présentent des similitudes frappantes. Nous sommes face à des cas de narcissisme criminel ». Lyasmine Kessaci, psychologue clinicienne à Rennes, et ayant elle aussi travaillé sur Jean-Claude Romand, va dans le même sens : « Dans la logique de ces personnes, la fiction est plus importante que la survie de l’autre : c’est elle qui les fait tenir ».
Sylvianne Spitzer, criminologue et profileuse, ne croit pas, elle, que les enquêteurs ont à faire à un schizophrène : « Le trouble schizophrénique ne colle pas avec la planification minutieuse du quintuple meurtre. Nous sommes sans doute face à un ancien grand dépressif qui aurait retrouvé sa personnalité narcissique ». Et le psychiatre Daniel Zagury, qui a travaillé sur les tueurs en série, estime que « ce comportement mène souvent au suicide ».
L’affaire De Ligonnès a été jusqu’à secouer les professionnels de santé de l’île de la Réunion où, estime-t-on, « des cas similaires pourraient se produire ». Laurent Denisot, psychiatre et responsable du pôle psychiatrique du GHSR. évoque des drames sur l’île dont la nature est proche de la tuerie de Nantes : « Dans ces affaires, les meurtriers peuvent être soit atteints de troubles mentaux majeurs, tels que schizophrénie, paranoïa, ou troubles dépressifs extrêmement sévères comme une dépression mélancolique, soit être atteints des troubles du caractère. Et dans ce dernier cas nous sommes face à des psychopathes, des pervers ou des êtres antisociaux ».
La reproduction totale ou partielle de l'article est strictement interdite sans accord préalable de l'auteur
Mots-clés :
Dépression nerveuse Maladies psychiatriques Psychiatrie Schizophrénie Troubles mentaux People Pervers narcissique Faits divers
Toujours pareil, les médias préfèrent ne pas savoir ce qui s’est passé comme les professionnels pour ne pas accuser les parents par peur d’eux qui date de l’enfance, tous les criminels reproduisent ce qu’ils ont subis dans leur enfance qui est invisible à eux mêmes et à la société aveugle en général, consultez donc les travaux d’alice miller la dessus :

Dites-moi Dieu, l’avez-vous vu commettre les crimes ? Ensuite, lorsque vous m’aurez répondu, je veux bien que nous parlions de schizophrénie.

La psychiatrie est une énigme en soi et n’apporte aucunes réponses, car elle n’y connait rien dans le fonctionnement du mental humain. Quand à Xavier Dupont, c’est un psychopathe. Malheureusement, ce genre de personnes n’est pas détecté avant de commettre l’irréparable. C’est le modèle réduit des dictateurs sanglants qui accèdent au pouvoir. C’est avant que la Psychiatrie devrait intervenir, mais là, grande absence. Et pourtant la solution est là

Le mari et la femme essayaient de "tenir leur rang". Leurs origines de nobliaux versaillais ne les autorisaient pas à vivre comme tout un chacun avec ses bonheurs et ses difficultés. Never complain never explain, comme on dit à Buckingham : pas de communication dans le couple, pas d’affect. L’homme gagne l’argent, l’épouse élève les enfants. La réussite professionnelle est obligatoire pour le patriarche, de même que la réussite scolaire pour les enfants. La religion est appliquée à la lettre, on honore les divinités en appliquant les rites à la lettre, on disserte sur le sexe des anges et non sur le message d’amour délivré par l’évangile. Le mari délaisse une épouse amoureuse pour réaliser ses envies avec des maitresses tandis qu’elle se consolait sur un site de rencontre. Tout un milieu ...

Poser ou répéter des diagnostics approximatifs sur l’état mental de l’auteur de cette tragédie et extrapoler des scénarios sur les tenants et les aboutissants de cette terrible histoire n’est ni sérieux, ni scientifique : c’est de la clairvoyance... La vérité il n’y a que Xavier Dupont De Mars de Ligonnès qui la connait, et lui seul.

Oui, Xavier Dupont De Ligonnès connait toute la vérité de ce qu’il s’est réellement passé et comment cela s’est déroulé ! Mais.... est-il vraiment le seul dans cette abominable affaire ?

On et tous libre de penser, il n’y a pas de limite à la pensée. Mais ce qui me pose problème c’est que des gens pensent des horreurs et en viennent à les réaliser. Pour moi, celui qui est vraiment fou n’essaie pas de se cacher puisqu’il est fou s’il se cache c’est qu’il sait que ce n’est pas bien donc il n’est pas totalement fou. Xavier Dupont de Ligonnès avait peut être éléboré un plan pour se débarrasser des gens qui encombraient sa vie s’il est coupable, une part de lui n’est pas folie. La psychiatrie, en traitant chimiquement un "fou" introduit une nuisance un nocebo à l’humain "La psychiatrie est à l’esprit ce que la police est à la société" Aujourd’hui, les médicaments servent de couverture. Soigner c’est autre chose....






