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Vivre en ville rend stressé pour le reste de sa vie
Vivre en ville rend stressé pour le reste de sa vie
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27 juin 2011 | 3 commentaires
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Patrick Rollo, 495 articles (Rédacteur)

Patrick Rollo

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Vivre en ville rend stressé pour le reste de sa vie

Vivre en ville rend stressé pour le reste de sa vie

Vivre en ville, ou y avoir vécu, aurait un impact négatif sur le cerveau en terme de stress et d’humeur. Voilà la principale conclusion émanant d’une étude allemande qui a bénéficié d’une importante collaboration canadienne. Les recherches des scientifiques allemands, menées sur 159 sujets, expliquerait pourquoi le risque de psychose et de schizophrénie est deux fois plus élevé chez les citadins que chez les campagnards.

On le soupçonnait déjà, mais une étude vient corroborer les soupçons. La vie en ville a une influence négative sur le cerveau en occasionnant du stress et des troubles de l’humeur. Et plus on a de voisins, plus on réagit fortement au stress. Selon des scientifiques de l’Institut universitaire de Mannheim et de l’Université Heidelberg, en Allemagne, les zones régulant les émotions et le stress dans le cerveau des citadins sont affectées par le fait d’avoir grandi en milieu urbain. Cette constatation de l’équipe du docteur Florian Lederbogen s’appuie sur les observation faites sur 159 personnes saines, par le biais d’une imagerie par résonance magnétique (IRM). Les résultats de ces travaux ont été publiés dans la revue scientifique Nature.

Jens Pruessner, expert du troisième âge et de l’alzheimer à l’institut Douglas, au Canada, a travaillé étroitement avec les chercheurs allemands. Pour lui, les résultats confortent un état des lieux : « Ces recherches viennent confirmer une tendance observée dans les cercles médicaux : Le stress est l’un des facteurs contribuant à l’apparition de psychose, et l’incidence de la psychose est plus grande en ville ». Selon Jens Pruessner, les risques de troubles de l’humeur sont plus élevés de 39% chez les citadins et les risques de souffrir d’anxiété de 21%. La probabilité pour les urbains de développer la schizophrénie est même deux fois plus grande chez les urbains que chez les ruraux. Et concernant le stress, il augmente au gré de la densification du milieu urbain : Il est plus fort dans les petites villes que dans les campagnes, et est encore plus présent dans les grandes villes que dans les villes moyennes.

L’expert souligne en outre que « dans le cas où l’on a grandi en ville, la réponse au stress est plus profondément enracinée. Les gens qui habitent en ville depuis quelques années seulement ont une activité accrue de l'amygdale, une région du cerveau impliquée dans la gestion du stress. Ceux qui ont grandi en ville ont aussi une activité accrue de la région du cerveau qui contrôle l'amygdale elle-même. Cela signifie que même si un citadin de naissance déménage en campagne, il sera vulnérable au stress ». Des études devront encore être menées pour établir des liens entre la psychopathologie et l’état affectif des personnes victimes de troubles mentaux. Pour les auteurs, canadiens et allemands, les découvertes futures aideront à comprendre davantage encore les risques que l’environnement urbain comporte en matière de santé mentale.
 

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Commentaires
2 votes
par paconform (IP:xxx.xx3.20.244) le 28 juin 2011 a 12H42
paconform (Visiteur)

Bonjour,

C’est une information très importante qu’il faudrait diffuser largement et exploiter au mieux.

Parce que c’est une démonstration de l’action du milieu sur la formation du système nerveux. Tout le monde connaît cette influence, mais celle-ci n’est que très peu prise en compte dans l’élevage (retirons son sens péjoratif à ce mot) des enfants. Pourquoi ? Sûrement (mais la preuve n’en est pas rapportée) parce que prendre comme il faudrait cette influence en compte obligerait les adultes à modifier beaucoup de choses dans leurs conceptions et leurs modes de vie, ce qu’ils ne veulent pas et ne peuvent pas faire (individuellement).

Nous continuerons donc à fabriquer des malades du psychisme avec toutes les conséquences qui en résultent, que l’on voit mais dont on ne veut pas voir les causes.

2 votes
par easy (IP:xxx.xx5.42.174) le 28 juin 2011 a 19H35
easy (Visiteur)

On nous présente régulièrement les turpitudes de la vie moderne comme étant subies.

Je pense que l’Homme se révolterait bien plus nettement s’il ne faisait que subir. Je crois que l’Homme embrasse la cause de la ville, du grouillant, de la densité, de la compétition et de la vitesse.

Peut-être que de naissance il n’embrasserait pas ces églises. Mais quand à 7 ans, il entend ses parents lui proposer un sens très fort à la vie avec une sentence du genre "Le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt", il démarre un débat névrotique en "Si je ne me lève pas le premier, je suis à la fois bouffé et coupable" / "Si je me lève le premier, je m’accapare le monde et je cannibalise les autres"

Une telle proposition de sens ne peut pas se refuser. L’adolescent va devoir embrasser la religion du rapidisme-cannibalisme.

Ces névroses productivistes, une fois installées dans la tête, valent partout où l’on vit, même si l’on quitte la ville. Chacun de nous, poussé et pressé par elles, impose sa part de pression et de stress aux autres.

Ceux qui disent subir ces stress sont en réalité de la même église et en produisent.

Ils n’en seraient pas, ils partiraient dans la nature comme l’avait fait Alexander Mac Candless et ils découvriraient que le fait de vivre seul dans la nature impose également une certaine course de vitesse, mais contre les bestioles et les éléments. On y vit également des frustrations mais sur le plan de la bouffe, pas sur celui de la possessions et les échecs n’y sont pas culpabilisants.

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par vinvin (IP:xxx.xx7.55.149) le 1er juillet 2011 a 14H57
vinvin (Visiteur)

Ho P*TAIN, vivre en ville ?

J’ ai vécu, 15 ans dans la ville d’ Avignon, (dont 11 ans dans une zone de non droits, au milieu des racailles,) et j’ en suis parti, et croyez moi, ça ma fait des vacances !

Lorsque j’ ai divorcé je suis retourné chez mes parents et j’ ai Construit un "bungalow" dans la propriété familiale.

Depuis je n’ ai plus de loyé a payé, ( a savoir ce que coûte un loyé en ville de 40 M/2 dans quartier Français ) ...

J’ ai mon petit "capuche", mon jardin, mes (z’ hérissons") mon chat, j’ ai planté des arbres dans mon jardin, je suis réveillé par le chant des oiseaux, bref c’ est "paname" !

(Là j’ attend l’ été pour implanté ma piscine) !

C’ est sur que dans le TARN ou ARDÈCHE, on est encore mieux, mais je pense que comme je n’ ai aucun moyen de transport, il vaut mieux que tout en étant en campagne, ( tout en évitant les grandes agglomérations,) je ne sois pas trop isolé non, plus.

Sinon, (trop islamisée a mon gout,) la ville pour moi c’ est la mort !

Non, puis il y a la pollution, le bruit, etc....

VINVIN.