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Un nouveau Guy Georges sème la terreur à Paris
Un nouveau Guy Georges sème la terreur à Paris
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17 janvier 2012 | 4 commentaires
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Henri de Miebenthal, 476 articles (Kinésithérapeute)

Henri de Miebenthal

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Un nouveau Guy Georges sème la terreur à Paris

Un nouveau Guy Georges sème la terreur à Paris

La police recherche activement un homme suspecté d’au moins trois viols commis à Paris et dans sa région pendant les fêtes de Noël. La traque du violeur présente de fortes similitudes avec l’affaire Guy Georges. Si le prédateur actuellement traqué est du même acabit que le violeur parisien des années 90, les psychiatres pourraient de nouveau être pris au dépourvu dans l’hypothèse d’une confrontation future : Guy Georges avait en son temps trompé, dérouté, intrigué puis inquiété les experts médicaux qui ont croisé sa route. Et ces derniers n’ont pu imaginer une forme de soin ou de prise en charge adaptée à l’intéressé.

La police parisienne est sur les traces d’un « nouveau Guy Georges », pour reprendre l’expression du Parisien et des enquêteurs, actuellement sur les dents. Il s’agirait d’un homme d’une trentaine d’année de type africain portant une cicatrice au visage. La police, qui en a dressé un portrait-robot, a également fait circuler des photos. Cet homme, qualifié de « dangereux » par les uns, de « redoutable prédateur » par les autres, est soupçonné d’être l’auteur d’au moins trois viols, deux femmes et une adolescente de 15 ans, de type européen. Ces méfaits furent commis en l’espace de moins de cinq jours, du 23 au 28 décembre dernier, à Paris et à Etampes, dans l’Essonne. La démarche est la même à chaque fois : l’homme surgit de l’ombre et tente de rançonner les femmes, sur le palier de leur porte, au moment ou ces dernières s’apprêtent à rentrer chez elles. Et si ces dernières se débattent, l’inconnu se montre alors particulièrement violent. Il a d’ailleurs agressé deux de ses victimes à coups de couteau (l'une d'elles vient de sortir de l'hôpital).

A ce stade, le flou demeure. Danièle Zucker, docteur en psychologie qui a dirigé pendant 15 ans l’Unité de crise et d’urgences psychiatriques de l’hôpital bruxellois de Saint-Pierre en Belgique, prévient d’emblée : « Il n’y a pas de profil type du violeur ». Mais si un violeur ressemble à monsieur ou madame tout le monde, des données font ressortir que « la plupart des intéressés ont commis leur premier viol autour de l’âge de 15 ans, et sont pour beaucoup des récidivistes ». Le parallèle est troublant, et les enquêteurs mobilisés sur l’affaire le concèdent : il est difficile, au vu des faits, de ne pas faire le lien avec Guy Georges, "le tueur de l’est parisien" qui a violé puis tué sept femmes dans la capitale de 1991 à 1998.

S’il s’avère que le nouveau suspect est une sorte de "Guy George bis" sévissant non plus dans une France à la traîne des années 90 (qui n’avait pas encore adopté le fichage ADN), mais évoluant dans l’ère numérique actuelle, les enquêteurs peuvent s’attendre à des surprises. En son temps, Guy Georges avait trompé le monde médical. Un premier psychiatre, qui l’a vu en 1989 dans le cadre de premières agressions commises avant son installation à Paris, a estimé que « la dangerosité de Guy Georges en milieu libre est difficile à cerner et rien ne prouve qu’il est devenu capable de réfréner ses pulsions ». Mais de "difficile" on est vite passé au "quasiment impossible". Philippe Tersand, psychiatre qui a fréquenté le tueur de l’est parisien dès 1993 dans un cadre "amical", et durant cinq années avant son arrestation, n’avait rien pu déceler chez lui.

Ce dernier a pourtant eu l’occasion de le suivre à maintes reprises dans les squats, fêtes, réunions ou manifestations diverses. Et ses amis le lui ont reproché : « Comment toi, le psy, tu n’as rien vu, tu ne t’es douté de rien ? ». Et c’est là que le médecin s’est fixé pour mission d’explorer l’"indécelable" des violeurs ou des tueurs en série. Car pour les psychiatres, c’est un vrai cas d’école. Chez « Joe l’indien » comme l’appelaient ses amis, tout reposait sur du faux. Pour se nouer des relations, le violeur et tueur en série était obligé de mentir, renvoyant l’image du "voyou sympa en galère sociale", se forgeant en outre une image d’antisexiste, et s’interposant pour protéger les filles lors de bagarres. Pour Philippe Tersand on a à faire dans ces cas là à Dr. Jekyll et Mr. Hyde : « Guy Georges avait le visage ouvert, les yeux doux souvent rêveurs, le gars était parfois ailleurs, mélancolique ». Le psychiatre estime que « Joe s’est érigé un système défensif qui le retient de sombrer dans la maladie mentale latente, une psychose enfouie sous une cuirasse, un rempart contre la folie ».

Les trois experts-psychiatres -dont le docteur Daniel Zagury- qui ont examiné Guy Georges suite à son arrestation en 1998 ont eux aussi été extrêmement surpris : « Selon nos observations il est normal et cordial. C’est un cas qui nous met vraiment mal à l’aise. Nous avons à faire à quelqu’un présentant une personnalité double, comme si ce n’était pas à lui que l’on reprochait d’avoir assassiné sept jeunes femmes ». Le rapport de synthèse des médecins, daté du 16 février 1999, n’entre dans aucune des grilles d’analyses communes : « Guy Georges n’est ni sadique, ni fétichiste. Il n’éprouve pas de haine envers les femmes. Il réduit ses victimes à l’état d’objet, refusant de croiser leur regard  ». Les experts en étaient alors convaincus, Guy Georges n’était « absolument pas fou, mais sain d’esprit et extrêmement dangereux ».
 

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Mots-clés :
Psychiatrie Justice Viol
Commentaires
3 votes
par L.S. (IP:xxx.xx1.245.5) le 18 janvier 2012 a 11H35
L.S. (Visiteur)

Vite, un bon fait divers sanglant pour faire diversion en période cruciale... !

3 votes
(IP:xxx.xx5.55.146) le 18 janvier 2012 a 13H12
 (Visiteur)

Comme par hagard, c’est un noir, bonne occasion de monté le portrait, pour d’autre les médias sont plus prudent. Sans doute une affaire d’éthique ?

3 votes
par guy (IP:xxx.xx8.19.86) le 18 janvier 2012 a 13H31
guy (Visiteur)

Pff ! qu’il soit noir n’a aucun rapport ; c’est un assassin en puissance c’est tout..... , quand un violeur ou assassin *ce qui peut etre assimilé * fait des victimes je pense qu’il est tres important de montrer son visage qu’importe la couleur . Crdt

1 vote
par attention (IP:xxx.xx0.164.158) le 20 janvier 2012 a 20H11
attention (Visiteur)

Salut ! Je ne sais pas si c’est lui dont tout le monde parle mais... Il y aurait un mec semblable à cette description, avec deux cicatrices. En faite, une rumeur a couru dans le collège Camille See (Paris 15ème) : Le nouveau Guy George est rentré dans l’immeuble d’une fille de 6ème. Il s’attaquerait par contre au fille blonde au yeux claire ou de 11 à 12 ans. Là toute les filles on paniqué et son d’ailleur allé sur cette page. En sortant du collège le soir, toutes les filles ont fait des groupes pour rentrer, même qu’une d’entre elle n’est pas venue en cours comme elle flippait... Mais c’est surtout parce qu’il rode autour du collège. Il a dormit dans le square qui est juste en face... Puis aujourd’hui des filles ont appelé la police : "- Allô que puis-je faire pour vous ?
- Je voudrais savoir si Guy George est en prison.
- Oui ! Mais il ne faut pas rire avec ça : Un homme du même genre est dans le 15ème."

PANIQUE TOTAL si vous voyez :$