Un appel pour l’assistance sexuelle des handicapés

Un appel pour l’assistance sexuelle des handicapés |
Et pourquoi les personnes en situation de handicap n’auraient pas le droit à une sexualité comme tout le monde ?
C’est une question qui a toujours dérangé ! C’est
tabou, on ose à peine en parler, cela dérange, choque… sauf dans les
institutions et bien sur avec les associations qui défendent les droits
des personnes handicapées.
Mais qu’en est-il dans la réalité ?
Depuis la loi de 2005 qui a promulgué « l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées », la sexualité est autorisée dans toutes les établissements médico-sociaux qui accueillent des adultes. Ce fût un très grand pas en avant. Dans les années passées, il était hors de question de parler de sexe, d’érotisme, de plaisir… chut…, cela ne se faisait pas, ou du moins, ne se disait pas.
Mais les associations sont, depuis, montées au créneau et on fait valoir le droit à la sexualité pour toute personne en situation de handicap mental comme physique.
Aujourd’hui c’est donc l’APF, l’Association des Paralysés de France qui fait entendre sa voix, accompagnée par l’association Ch(S)ose. Cette dernière, créée en janvier 2011, regroupe des partenaires moraux et physiques et milite en faveur de l’accès à l’expression de la vie affective et sexuelle des personnes en situation de handicap.
Que proposent-elles concrètement ?
Ces deux associations demandent que soit légiférée la création de services d’assistants sexuels, hommes ou femmes, qui aideraient les personnes handicapées à découvrir leurs corps, leur sexualité mais qui pourraient aussi physiquement aider deux adultes, qui ne peuvent le faire seuls, à avoir une relation sexuelle.
Cette demande avait déjà été étudiée en début d’année par la ministre Roselyne Bachelot qui avait alors exprimé un non ferme, assimilant cette pratique à de la prostitution.
Prenant en exemple des pays comme le Danemark, les Pays-Bas ou encore l’Allemagne, les deux associations ont lancé un appel sous forme de signature. Elles ont déjà été rejointes par de nombreuses personnes du secteur social mais aussi des gens plus connus comme l’acteur François Cluzet et l’ancienne actrice x Brigitte Lahaie.
Il n’en reste pas moins que de farouches opposants à un tel projet clament haut et fort, de leur coté, leur désaccord total. Le Lobby Européen des Femmes a récemment écrit un courrier officiel à Mme Bachelot, lui demandant une nouvelle fois de se prononcer en défaveur d’un loi sur les assistants sexuels, mettant en avant que « cette loi n’aidera en rien la condition des personnes handicapées si précaire économiquement et humainement et si difficile à vivre au quotidien tant les freins sociétaux sont nombreux ».
Je ne suis pas certaine que ce lobby soit spécialisé dans la question et la réflexion autour de la personne en situation de handicap. Peut-être est-ce pour lui une manière de se faire entendre. Certes, a-t-il pensé qu’il n’y avait pas que les femmes qui seraient assistantes sexuelles et qu’un homme pourrait tout aussi bien aider une femme et même un autre homme handicapé ? Je doute…
Libre à chacun d’avoir la sexualité qu’il désire, quand même bien il ou elle ne possède pas tous les moyens pour l’accomplir, vous ne croyez pas ?
Alice
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J’ adhére totalement à votre article, nos politiques devraient revoir leurs copies ! Bonne journée à vous. Jean-Philippe. http://eclosion83136.canalblog.com

LES DESCISIONS NE PEUVENT PAS ETRE PRISES PAR DES PERSONNES EN RETARD D UN SIECLE ET EN PLUS VALIDES ON AIDE TOUT LE MONDE A MANGER BOIRE SE NETTOYER FAIRE SES BESOINS MAIS DES QU ON PARLE DE SEXUALITE CA DEVIENT UN petit PLUS NON NECESSAIRE ROSELYNE VOIT PEUT ETRE CA COMME DU CONFORT JE VOIS CA COMME UNE OBLIGATION ET POURTANT JE NE SUIS PAS HANDICAPEE VIVEMENT QUE LES MENTALITES CHANGENT




