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Trois policiers se suicident en moins de deux heures
Trois policiers se suicident en moins de deux heures
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23 septembre 2011
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Henri de Miebenthal, 476 articles (Kinésithérapeute)

Henri de Miebenthal

Kinésithérapeute
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Trois policiers se suicident en moins de deux heures

Trois policiers se suicident en moins de deux heures

Le 22 septembre au matin c’est le choc à la préfecture de police : On y apprend que trois policiers de la région parisienne se sont suicidés en l’espace de deux heures. Mais la « série noire », pour reprendre les termes du ministre de l’Intérieur Claude Guéant, trouve des origines profondes : Depuis 2005, 40 à 55 policiers mettent fin à leurs jours chaque année en France. Jean-Jacques Urvoas, secrétaire national à la sécurité du PS, évoque un « mal-être profond, qui ne sera pas uniquement résorbé par un soutien psychologique apporté aux forces de l’ordre suite à ce drame ». Pour l’intéressé, il s’agit de « détecter les problèmes en amont afin d’anticiper les gestes désespérés ».

Cinq policiers se sont suicidés ces deux derniers mois, dont trois jeudi matin (à Paris et dans le Val-de-Marne), en l’espace de deux heures. Peut-on parler d’un burn-out policier ? Le secrétaire général du syndicat Unité SGP police avance un « stress permanent qui peut amener des femmes et des hommes aux pires extrémités, à partir du moment où ils se retrouvent en crise sur le plan personnel ou familial  ». Selon d’autres porte-voix syndiqués, en revanche, c’est la dévalorisation progressive du métier de policier qui serait la cause des suicides.

Paul, un policier qui a tenté de se suicider la semaine dernière, a témoigné pour RMC, sous couvert d’anonymat, du climat qui règne dans sa fonction : « Il y a beaucoup de pression hiérarchique. il y a surtout des menaces et beaucoup de harcèlement moral concernant la méthode de travail. Le moral est vraiment à plat  ». Ces hommes et ces femmes, en réalité, peuvent avoir craqué aussi bien suite à un épuisement professionnel qu’à cause de difficultés personnelles, voire même pour les deux raisons.

Le métier de policier est tellement collant qu’il est souvent difficile pour les intéressés de faire la part des choses entre vie professionnelle et vie privée. Il apparaît donc hasardeux de déterminer les causes exactes du geste fatal. Et comme l’explique la sociologue Frédérique Mezza-Bella, « l’environnement tant personnel que professionnel représente une composante fondamentale du phénomène suicidaire ». Après les suicides dans les prisons, la police constituerait le milieu connaissant le plus de personnes qui ont mis fin à leurs jours.
 

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