Travailler plus pour déprimer plus ?

Travailler plus pour déprimer plus ? |
Les personnes passant 11 heures ou plus par jour au bureau seraient plus de deux fois plus exposées au risque de dépression que leurs collègues respectant des horaires de travail plus classiques. C’est ce qu’indique une étude finlandaise publiée dans la version en ligne la revue scientifique PloS ONE.
Le travail c’est la santé, dit le proverbe. Mais depuis peu, et en détournant un célèbre slogan, vient à l’esprit la question suivante : Travailler plus pour déprimer plus ? Pour le docteur Marianna Virtanen de l’Institut finlandais de la santé au travail, à Helsinki, la réponse est sans ambiguïté : La santé, c’est le travail avec modération. Et pour cause, son équipe -déployée à la fois en Finlande et à l’University College de Londres- vient d’établir une corrélation entre le temps passé au travail et la dépression. Et ce après avoir évalué pendant six années les habitudes de travail de 2 100 fonctionnaires britanniques en bonne santé. La causalité du mode de vie, du découragement ou des données socio-démographiques des employés n’auraient visiblement aucun impact sur les résultats.
La longueur excessive des journées serait seule en cause : Les fonctionnaires travaillant quotidiennement plus de 11 heures multiplieraient par 2,5 le risque de tomber en dépression clinique. Et ce en comparaison avec leurs collègues restant au bureau entre sept et huit heures par jour. Pour Marianna Virtanen, « faire des heures supplémentaires peut bien évidemment avoir, de temps en temps, des effets bénéfiques sur l’individu et la société. Mais il est important de reconnaître qu’avoir des horaires de travail excessifs est également associé à l’augmentation du risque d’être atteint d’une dépression majeure ».
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