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Transfert, psychanalyse et contrepoint
Transfert, psychanalyse et contrepoint
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2 novembre 2011 | 2 commentaires
Auteur de l'article
Lousk, 3 articles (Étudiant en psychologie)

Lousk

Étudiant en psychologie
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Transfert, psychanalyse et contrepoint

Transfert, psychanalyse et contrepoint

Transfert, contre-transfert ?
Notions centrale de la « cure  » analytique pour les freudiens, il a été beaucoup discouru - surtout par les patients - dans les interventions télévisées à ce sujet. En résulte un bon nombre d’idées reçues.

 
Le transfert est à l'origine une notion décrite par Freud d'après la constatation que lors d'une psychanalyse, il y a transfert d'affect d'après le vécu du patient sur le praticien. Le mutisme du psychanalyste, soit sa volonté de ne pas influencer le patient, inspire à son sujet des fantasmes : il est pris pour une figure paternelle, parfois de bons conseils, d'un caractère bienveillant, d'une nature objective...
 
Tandis que l'analyste lui-même, s'il n'y prenait pas garde, serait amené par contre-transfert à identifier, comparer son patient à - par exemple - l'un de ses propres enfants.
 
 

Un outil à double-tranchant

 
Ce double-aspect est central dans la pratique psychanalytique freudienne. Le contre-transfert décrit une subjectivité contre-productive pour l'efficacité d'une relation thérapeutique : le psychanalyste ne doit pas se faire de fausses impressions sur son sujet, ou pour simplifier - ne doit pas le prendre pour un autre qu'il n'est.
 
L'analyse didactique nécessaire à la formation du psychanalyste vise à lui donner le recul nécessaire face à ce phénomène.
 
Le transfert du patient est par contre encouragé, développé avec une précaution minutieuse, dans l'idée que cette méthode pourrait, par exemple, l'aider dans la résolution d'un conflit parental infantile.
 
La pratique d'ajustement transfériel est l'objet de théorisations passionnantes de la part des psychanalyste mais l'effet n'est pas garanti : l'absence d'efficacité chiffrable de la psychanalyse fait souvent entendre que le mécanisme thérapeutique du transfert n'est pas si efficace, et donc finalement inutile.
 
 

Le transfert au quotidien

 
La notion de transfert ne doit pas devenir réductrice : ce qui est souvent le cas quand on considère que le transfert n'agirait que lors d'un cadre analytique ou plus généralement thérapeutique, qu'il ne concernerait que des images parentales, et n'exprimerait que des conflits inconscients (une représentation mentale pathogène, du point de vue cognitiviste) d'origine infantile.
Car ces assertions sont assurément fausses.
 
Freud lui-même (avant les études scientifiques à ce sujet) défendait ce contrepoint dans son Introduction à la psychanalyse, où s'il expliquait que le transfert se développait particulièrement autour d'une thérapeutique névrotique, le phénomène ne s'y limitait pas et se présentait dans une moindre mesure à tous les individus, dans leur vie de tous les jours.
 
Le transfert, terme devenu trop partisan et trop source d'a prioris, renvoie maintenant à des notions plus neutres. Il ne s'agit finalement que d'une image interpersonnelle des différents types de conditionnement, classique (dit pavlovien, réflexe biologique) et opérant (ou skinnérien, des schémas de représentations intrapsychiques).
 
Car de la même manière que l'enfant électrocuté ne touchera plus aux clôtures électriques, l'adolescente habituée à la cruauté de ses amoureux successifs aura du mal à placer sa confiance dans un homme à l'avenir...
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Commentaires
0 vote
par claranne (IP:xxx.xx6.184.80) le 2 novembre 2011 a 23H07
claranne (Visiteur)

Je te cite :

"Le transfert du patient est par contre encouragé, développé avec une précaution minutieuse, dans l’idée que cette méthode pourrait, par exemple, l’aider dans la résolution d’un conflit parental infantile."

Ce sont là des propos inexacts. En effet, peut-être certains analystes encouragent le transfert (ils ne sont dans ce cas selon moi certainement pas sérieux), mais ce n’est cependant pas le cas de tous les psychanalystes. Pour ma part, aucun des deux psychanalystes que j’ai consultés n’ont jamais encouragé un transfert de ma part envers eux.

D’autre part, aucun des deux ne m’ont non plus encouragée à de longues analyses...

Je pense que tu as beaucoup d’idées préconçues en ce qui concerne les psychanalystes. Certes, certains sont surement des imbéciles, mais des imbéciles il y en a partout et dans tous les milieux professionnels...

0 vote
par Lousk (IP:xxx.xx5.144.4) le 3 novembre 2011 a 18H15
Lousk, 3 articles (Étudiant en psychologie)

Salut Claranne ! Content de te voir ici, merci pour ta précision.

Je me suis mal exprimé : encouragé était un mauvais mot. Je voulais dire que le psychanalyste prenait garde à ne pas réfréner le transfert, bien entendu sans pour autant donner des "tell" : ce qui bien sûr serait assez idiot d’un point de vue neutralité et pour peu que le praticien tombe à côté de la plaque, ça provoquerait l’effet contraire.

Et en effet, tous les analystes ne sont pas des "freudiens pur race" au point d’attacher au attention primordiale à ce phénomène, j’ai oublié de reprendre ce point. Erreur que je rattraperai dans l’article source.

À bientôt peut-être !