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The Sessions, le film qui relance le débat sur les assistants sexuels
The Sessions, le film qui relance le débat sur les assistants sexuels
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8 mars 2013 | 6 commentaires
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Léa Belleval, 97 articles (Rédacteur)

Léa Belleval

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The Sessions, le film qui relance le débat sur les assistants sexuels

The Sessions, le film qui relance le débat sur les assistants sexuels

Le film américain The Sessions est sorti le 6 mars dernier sur les écrans français. Il est inspiré du récit fait par Mark O’Brien, poète américain handicapé après avoir contracté la poliomyélite, et de son expérience avec Cheryl Cohen Greene, « sex surrogate ». Le long métrage, qui traite ainsi du droit des personnes handicapées d’avoir accès à la sexualité, aborde un sujet qui demeure tabou en France. En effet, à la différence de nombreux pays, l’hexagone interdit l’accompagnement érotique aux handicapés moteurs et mentaux. Et le gouvernement ignore la question.

The Sessions est le titre d’un film décapant actuellement projeté dans les salles de l’hexagone. Il s’est vu décerner des prix, du festival de San Sebastian à celui de Toronto en passant par celui de Londres, et traite, avec humour et pragmatisme, du droit des personnes handicapées d’avoir accès à une vie sexuelle (ou plutôt un « accompagnement érotique »). Et ce, au travers de l’histoire vraie de Mark O’Brien, qui a survécu à une attaque de polio et doit passer sa vie dans un poumon d’acier qui lui permet de respirer. Ce dernier, à l’approche de la quarantaine, veut être comme tout le monde et goûter aux plaisirs de la vie. Il engage donc une assistante sexuelle.
 
Chez nous, le sujet est délicat. Mais aux Etats-Unis et dans plusieurs pays européens comme les Pays-Bas, l’Allemagne (« Sexualbegleiter »), la Belgique, la Suisse, l’Autriche (« Sexualassistenz ») ou encore l’Italie, l’assistance sexuelle est reconnue comme un métier à part entière. Chez nos voisins alpins, en Suisse et en Autriche, il existe même des formations pour devenir assistant sexuel. Nicolas Demorand a donné son point de vue sur la question dans l’édition du quotidien Libération en date du 8 mars (qui a consacré sa Une sur le sujet) :
 
« Certaines démocraties avancées ont pris la problématique de front et imaginé des solutions pragmatiques : former des assistants et des assistantes sexuels qui permettent aux personnes handicapées de renouer avec un autre usage, tellement intense, de leur propre corps. En France, une effrayante zone grise recouvre ce tabou ». Plusieurs associations et professionnels de santé se mobilisent toutefois pour faire évoluer la situation. Il y a notamment le cas de Pascale Ribes, présidente de l’association CH(s)OSE, qui a adressé une lettre ouverte à François Hollande à ce sujet le 8 février dernier : « Il faut une exception à la loi pénale pour ce type de service, car la sexualité est universellement reconnue comme une dimension fondamentale de la personne humaine, nécessaire au plein développement de sa santé, de sa personnalité ».
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Commentaires
8 votes
(IP:xxx.xx1.158.209) le 9 mars 2013 a 10H13
 (Visiteur)

Travaille bien à l’école, ma fille, sinon tu deviendras assistante sexuelle !

12 votes
par Lisa Sion (IP:xxx.xx6.105.233) le 9 mars 2013 a 15H52
Lisa Sion (Visiteur)

Ouais génial et pourquoi pas former toutes nos jeunes infirmières et fonder une branche " interne nocturne " doublée d’une formation spéciale d’examinateurs de travaux pratiques au tomber du lit...le tout doublé de surveillance vidéo dont les meilleures seront ensuite commercialisées sur un web payant par abonnement... ! La libéralisation de la femme bat son plein sur le marché boursier, le prix de la semence va augmenter. Manque plus donc que de légaliser la prostitution et pour des raisons humanitaires et médicales. et bien sur ordonner la contraception automatique et vendre le fruit des avortements à la boucherie maquedo pour en faire des tartes aux protéines de souche...

6 votes
par Itsme (IP:xxx.xx7.110.174) le 9 mars 2013 a 16H19
Itsme (Visiteur)

En France, la prostitution est parfaitement légale, au contraire notamment du proxénétisme.

1 vote
par Nang' (IP:xxx.xx4.16.85) le 10 mars 2013 a 21H57
Nang' (Visiteur)

Comme si la sexualité était un droit ????????? Et puis si cela relève du soin, est-ce que c’est remboursé par la Sécu ? Alors dans ce cas, pourquoi envoyer des femmes ? Après tout, un infirmier diplômé pourra tout aussi bien faire l’affaire.

2 votes
par luce44 (IP:xxx.xx6.164.11) le 11 mars 2013 a 19H51
luce44 (Visiteur)

Encore un film qui joue sur la fibre "compassionnelle" pour ces "pauvres handicapés", à partir d’une histoire singulière. Alors que les personnes handicapées demandent un changement de regard de la société, son ouverture et son accessibilité pour permettre de se rencontrer plutôt que d’être marginalisés par un service spécifique. FDFA et une quarantaine d’associations féministes ont envoyé à François Hollande une lettre ouverte le 27 février exprimant leur opposition à ces services sexuels, à toute forme de prostitution et d’ajustement de la loi sur le proxénétisme. Ceci au nom du respect de la dignité humaine et du refus de la mise à disposition des corps des femmes

0 vote
par clermont (IP:xxx.xx4.12.149) le 7 avril 2013 a 18H12
clermont (Visiteur)

laissez répondre les handicapé(e)s !!! ce sont eux les concerné(e)s . les experts , moralistes , religieux , oligarques etc .. nous en avons tous mare ! Que ce soit en politique ou autres sujets .... A la rigueur demandez un référendum .. et n’oubliez pas que parmi les handicapés il y a des hétéros, des homos , lesbiennes , bis , et autres L G B T .. ce qui va beaucoup compliquer le recrutement des "assistants"