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Souffrir d’un RIEN
Souffrir d'un RIEN
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note des lecteurs
date et réactions
1er décembre 2011
Auteur de l'article
Jocelyne Poussant, 3 articles (Psychanalyste - Thérapeute analytique)

Jocelyne Poussant

Psychanalyste - Thérapeute analytique
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Souffrir d’un RIEN

Souffrir d'un RIEN

Comment vivre et se construire lorsque l’on a reçu uniquement l’éducation restreinte du besoin et sans donner la possibilité de distinguer l’envie du désir ?

Beaucoup de livres sur le bonheur vous donneront des solutions pour être, ou devenir heureux en suivant simplement vos désirs et vos envies, mais lorsque ces deux déterminants n’existent pas, que reste-t-il à la personne en état d’abandon, d’inconstruction, d’inexistence propre, une personne sans désir ni envie, robotisée uniquement dans la quête du strict besoin…

Tout d’abord, je ne suis pas en accord avec les définitions ‘psychologiques’ données à ces mots : désir et envie, pour ce qui concerne le besoin non plus mais nous y viendrons plus tard.

L’envie serait un désir dont le sujet ne connaît pas l’origine mais un simple réflexe dont la part de l’inné et d’acquis serait difficile à établir…………. ?.........................

ADMETTONS 5 minutes cette ‘logique’ juste le temps de l’étudier fugacement :

Si j’ai envie d’un gâteau au chocolat, c’est bien parce j’aime le chocolat
Si j’ai envie d’un homme, c’est bien parce que cet homme me plait
Si j’ai envie de faire pipi, c’est bien un besoin

Dans ces 3 exemples simples où iraient se nicher l’inné et l’acquis ?
Le désir lui serait une tendance devenue consciente d’elle même, Soit…………… !.....................

De là à le distinguer du besoin, cela dépend quel besoin et là pour moi interviennent l’inné et l’acquis.

L’envie est fugace et peut passer, sauf la dernière ci-dessus précisée ou il faudrait en revoir les termes et utiliser en ce cas uniquement le besoin.

Quoi qu’il en soit ces mots ne changent rien pour la personne qui ne connaît ni désir, ni envie et n’a donc fait que construire des vies autour d’elle, en l’occurrence, celle de ses enfants, mais en aucun cas la sienne et a surtout subi la triste notion du besoin réduite au minimum.
Cela me ramène à la question philo à laquelle j’ai du faire face au BAC :
S’il n’existait ni planète, ni ciel, ni atmosphère, ni stratosphère, ni vie. S’il n’existait rien, définissez ce rien.

Voilà bien où en est cette personne : à définir ce rien !
Puisque dans sa vie, il n’existe ni désir, ni envie, construite uniquement dans ce que je définissais comme un rien, puisque réflexe : le besoin.

N’étant pas de la génération pour laquelle l’on a créé des besoins transformés en envies puis en désirs, son besoin est bien comme un univers sans étoile…….

Imaginez-en les dégâts sur la sexualité !

Nous pouvons, nous humains, passer des périodes sans désir ni envie, nous pourrons définir ces passages comme dépressifs mais l’on ne peut pas classer une personne ‘dépressive chronique’ parce que de sa vie elle n’a jamais eu, ni connu ces sensations car elle en a tout simplement été privée ou punie, et la simple représentation de ces deux mots entraine une telle crainte de représailles engendrée par la culpabilité qu’elle ne pourra les connaître qu’en prenant de manière fantasmagorique le tabouret qui lui permettra d’atteindre le pot de confiture interdit mais souhaité car si rien d’autre n’existe en elle, le SOUHAIT, lui a pu survivre.

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Mots-clés :
Psychologie Désir