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Sexualité : quand la performance engendre des blocages, des sexologues répondent !
Sexualité : quand la performance engendre des blocages, des sexologues répondent !
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13 juillet 2011 | 4 commentaires
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R. Bartet, 52 articles (Journaliste )

R. Bartet

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Sexualité : quand la performance engendre des blocages, des sexologues répondent !

Sexualité : quand la performance engendre des blocages, des sexologues répondent !

Brigitte Lahaie, Catherine Solano, Philippe Brenot ou Sylvain Mimoun le constatent : on en parle librement dans les médias, on l’affiche souvent sans gêne et sans scrupules, la sexualité s’est faite une place grandissante dans notre société. Pourtant, le diktat de la performance et la notion de « résultat » dominent encore.
De nombreux hommes et femmes craignent aujourd’hui ne pas être à la hauteur. Des blocages physiques en résultent parfois, manifestés par des troubles de la sexualité. Pourtant, de nouvelles thérapeutiques peuvent aujourd’hui aider des couples en détresse venus consulter.
Réunis pour un débat grand public à Biarritz à la fin du mois de juin, sexologues et spécialistes sont venus en témoigner autour du thème : « Le plaisir dans la poche ou dans le sac ? ».

De l'obsession de la performance...

 
Hommes et femmes ont-ils les mêmes attentes ? Que se cache-t-il derrière les craintes de ne pas y arriver ? Comment retrouver confort intime et confiance en soi ? Autant de thématiques autour de la sexualité auxquelles ont tâché de répondre Catherine Solano, médecin sexologue et andrologue, Sylvain Mimoun, gynécologue et andrologue, Philippe Brenot, psychiatre et anthropologue et Brigitte Lahaie, animatrice radio, spécialiste des questions de sexualité et de couple, le temps d’une soirée et d’un grand débat.
 
Tous sont unanimes : la notion de performance revêt aujourd’hui une place centrale dans la société. Il existe encore un décalage entre le discours et la réalité, entre ce que l’on entend dans les médias et ce que l’on vit au quotidien, entre toutes les idées reçues et l’intimité des couples parfois mise à mal. « Sondages et questionnaires ont mis en exergue la notion de performance et les hommes comme les femmes semblent avoir été mis malgré eux dans une situation où l’obsession de l’orgasme occupe la place centrale, au détriment de la relation et de l’émotion partagée  » analyse Catherine Solano. L’orgasme : un absolu en soi à atteindre pour les hommes comme pour les femmes dans une logique de résultat. A la question « Craignez-vous de décevoir votre partenaire ? », ils sont 57% des hommes à répondre par l’affirmative, d’après une enquête réalisée par l’Observatoire international du couple.
 
 

Et risques de troubles sexuels...

 
Or, face à ce souci trop obsédant, certains font des blocages. Ces derniers peuvent notamment se traduire physiologiquement par des troubles de l’érection chez l’homme. Le Docteur Sylvain Mimoun analyse que 16 % de la population mondiale masculine serait touchée par ce symptôme aujourd’hui. Ces hommes, dont l’exigence moderne de devoir donner du plaisir à l’autre ne peut plus être satisfaite, il en reçoit un certain nombre en consultations chaque jour et « Un homme sans érection est un homme en difficulté dans un couple, qui est fragilisé dans la moitié des cas » explique Philippe Brenot.
 
Les femmes seraient quant à elles près de 36% à souffrir de troubles du désir sexuel. Des troubles qui s’expliquent en grande partie en raison d’une insuffisante lubrification vaginale, éclaire Sylvain Mimoun. Cette manifestation qui se retrouve chez les femmes, quelque soit leur âge, peut être occasionné par la ménopause ou l’équilibre hormonal, mais aussi par des facteurs psychologiques tels le stress, l’absence de libido ou d’excitation sexuelle.
 
Il est alors difficile d’arriver à vivre pleinement une relation sexuelle épanouie. On ne « vit pas toujours bien le sexe » comme l’affirme Brigitte Lahaie. Tabous, ces troubles sont encore parfois vécus honteusement vis-à-vis de son ou sa partenaire « L’idée véhiculée notamment à travers les médias est de faire croire que tout est facile. Or, ce n’est pas toujours le cas en matière de relation sexuelle. Les problèmes d’érection chez l’homme ou la sècheresse vaginale chez la femme illustrent bien la situation  ».
 

Des solutions existent

 
Pourtant, il existe bien une alternative à de tels troubles. Les nouvelles thérapeutiques, « de la psychothérapie en comprimé  » comme le qualifie Catherine Solano, sont entrés dans les cabinets des sexologues et andrologues. On estime toutefois que seuls 10% des hommes consulteraient aujourd’hui dans des cas de troubles de l’érection.
 
En première intention, des comprimés oraux peuvent être pris. Les inhibiteurs de la phosphodiestérase de 5ème génération, sur prescription médicale ont fait leur entrée sur le marché il y a déjà quelques années pour des avancées significatives. Ils comprennent le Vardénafil (Cialis et Levitra), ainsi que le Sildénafil. La prise doit se faire 25 à 60 minutes avant le rapport et des stimuli sexuels sont généralement nécessaires. Certains, dont le Cialis fait partie, prolonge les effets jusqu’à 36 heures après la prise. Et récemment le Levitra orodispersible a fait son apparition sur le marché, comprimé qui fond dans la bouche, facilite la prise à beaucoup d'hommes par le côté discret, ludique et efficace.
 
En cas d’échec ou de contre-indications des traitements oraux, des injections intra-caverneuses peuvent être une seconde alternative. Cette technique consiste à injecter un liquide dans le corps caverneux de la verge 10 à 15 minutes avant le rapport. Un autre dispositif intra-urétral a été conçu pour l’injection de produits spécifiques dans le pénis à travers l’urètre. Il permet une érection qui se prolongera entre une demi-heure à une heure. En attendant, peut-être dans un avenir proche, que des aérosols et des médicaments de thérapie génique, encore à l’essai, soient un autre recours possible.*
 
Pour les femmes, des gels lubrifiants à l’action immédiate et longue durée pour la sécheresse vaginale sont aujourd’hui de plus en plus performants. Ils contiennent de la vitamine PP, de l’acide hyaluronique et du glycérol pour une fonction lubrifiante et hydratante. Un traitement à base d’œstrogènes peut également être un bon remède. Il est disponible sous forme de pilules, de gel ou de crème. Attention, il est toutefois nécessaire de demander un avis médical avant de démarrer un traitement ! Enfin, la phytothérapie peut venir au secours de la sècheresse vaginale. La sauge, le soja, le lin ou le trèfle rouge sont par exemple connues pour leurs vertus d’hydratation naturelles du vagin. Mais attention à l’automédication. L’avis d’un médecin phytothérapeute reste nécessaire en raison des risques de contre-indications.
 
Quelque-soit le traitement, l’essentiel reste d’aider « l’individu à mieux fonctionner sexuellement » selon Sylvain Mimoun. L’important : restaurer un meilleur fonctionnement mécanique pour rassurer et ainsi permettre de retrouver une sexualité épanouie, une complicité émotionnelle de couple. Faire en sorte que la sexualité retrouve ce qu’elle devrait toujours être « un plaisir, un amusement et non pas une obligation répondant à des contraintes sociales  » conclue Catherine Solano. Un débat qui, le temps de quelques heures, a su montrer que l’amour, qu’il soit dans la poche ou dans le sac, est la clé d’une sexualité réussie.

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Commentaires
8 votes
par pseudo (IP:xxx.xx9.87.91) le 14 juillet 2011 a 11H35
pseudo (Visiteur)

Magnifique propagande commerciale éhontée des labo pharmaceutiques. Comme toujours ils ne reculent devant pas grand’chose pour vendre leur camelote (quand il ne s’agit pas de produits vraiment utiles à l’Humanité comme les antibiotiques etc...) :

- "Brigitte Lahaie, animatrice radio, spécialiste des questions de sexualité et de couple" : "Ce soir il n’y a pas de tabou" dit-elle, mais déjà le tabou est présent dans son titre. "Spécialiste des questions de sexualité" : pourquoi ne pas dire "spécialiste en pornographie" s’il n’y a vraiment pas de tabou ?
- "face à ce souci trop obsédant, certains font des blocages" : "certains" seulement ? De qui se moque-t-on ? J’aimerais rencontrer ces "extraordinaires" machines à sexe que sont ceux et celles qui ne sont pas bloqués par un souci trop obsédant, les regarder droit dans les yeux, et leur poser la question de la réalité de leur performance !
- et le reste...

Propagande misérable

0 vote
par apopi (IP:xxx.xx4.22.244) le 15 juillet 2011 a 07H52
apopi (Visiteur)

C’est vraiment du grand n’importe quoi cet article, comme si le plaisir dépendait d’un chronomètre ou d’un quelconque médicament. Allez les moutons, tous en rang, un deux trois, érection !! Pitoyable...

0 vote
par pseudo (IP:xxx.xx7.247.228) le 16 juillet 2011 a 22H11
pseudo (Visiteur)

et cette érection là, je peux vous le garantir, c’est un vrai piège à ...cons (ou connes en l’occurrence).

0 vote
par pseudo (IP:xxx.xx7.247.228) le 16 juillet 2011 a 22H15
pseudo (Visiteur)

Et qu’est-ce que Philippe Brenot est allé FOUTRE dans ce bordel pharmaceutique ? Il vaut pourtant mieux que ça ! (merci de lui passer le message)