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Sexothérapie – Le rôle des fantasmes dans notre vie sexuelle
Sexothérapie – Le rôle des fantasmes dans notre vie sexuelle
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15 septembre 2015
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Nana Turopathe, 55 articles (Naturopathe)

Nana Turopathe

Naturopathe
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Sexothérapie – Le rôle des fantasmes dans notre vie sexuelle

Sexothérapie – Le rôle des fantasmes dans notre vie sexuelle

Fantasmer fait partie intégrante de l’activité humaine, ça nous arrive à tous. Or ça peut être parfois culpabilisant, surtout en ce qui concerne les fantasmes sexuels. On va donc voir ensemble ce que sont exactement les fantasmes et l’imaginaire érotique, en quoi ceux-ci sont liés à la vie sexuelle et ce qu’ils peuvent lui apporter, en termes d’enrichissement et de qualité.

 

Qu’est- ce qu’un fantasme, et qu’est-ce que l’imaginaire érotique ?

Un fantasme est un scénario imaginaire, réaliste ou non, et plus ou moins conscient. Il peut concerner n’importe quel domaine de votre vie. Ici, nous allons nous pencher plus particulièrement sur les fantasmes sexuels, érotiques. Ils concernent donc la sexualité, les pratiques sexuelles, avec ou sans votre partenaire. Toutes les configurations sont possibles.

Le fantasme comporte une liberté intrinsèque qu’on ne retrouve pas dans le réel ; il ouvre donc le champs des possibles et peut être d’une grande richesse, à partir du moment où l’on s’est donné l’autorisation de fantasmer (Ce dernier point est fondamental !).

Le fantasme est contenu en quelque sorte dans l’imaginaire érotique. Ce dernier comporte lesscénarii fantasmatiques, mais également les sensations, émotions, images et expériences liées à la sexualité. C’est beaucoup plus vaste que le fantasme en tant que tel.

 

Le pouvoir du fantasme et son influence sur votre sexualité :

L’activité fantasmatique et l’imaginaire érotique sont plus ou moins développés selon les personnes. Cela dépend de plein de facteurs : l’autorisation que vous vous donnez ou non à le faire, l’éducation que vous avez pu avoir, votre tempérament (certaines personnes sont plus dans le corps, d’autres investissent davantage le mental et l’imaginaire…). Une chose est sûre, c’est qu’on est tous capables de fantasmer, que cette capacité est plus ou moins présente, et qu’on peut ladévelopper. Rien n’est immuable, donc !

Quoi qu’il en soit, l’activité fantasmatique érotique est parfaitement normale, chez l’homme comme chez la femme. Elle est grandement reliée au corps, et à ce qu’on appelle le cycle de la réponse sexuelle : elle participe en effet grandement à l’augmentation du désir sexuel, à l’augmentation de l’excitation (qui se manifeste alors par la lubrification et le gonflement des lèvres chez la femme, et par l’érection chez l’homme), et au plaisir durant la masturbation et les rapports sexuels.

Finalement, nous pouvons même aller jusqu’à dire que les fantasmes sont quasi aussi importants que l’acte sexuel en lui-même : ils suscitent une excitation (lubrification) et une envie, préparent en quelque sorte à l’action et permettent une stimulation tant imaginaire que physique. Ils permettent également dans beaucoup de cas d’accéder plus facilement et plus rapidement à l’orgasme. Ils sont tellement reliés au corps que certaines femmes parviennent à l’orgasme rien qu’en fantasmant !!

 

Les idées reçues et les préjugés autour du fantasme :

Il y a beaucoup d’idées reçues concernant le fantasme, qui peuvent parfois vous bloquer et vousculpabiliser. Ces dernières ont donc besoin d’être mises à mal, afin que vous puissiez vous autoriser pleinement à fantasmer, ce qui aura invariablement une influence sur votre sexualité ! En voici donc quelques-unes, même si cette liste n’est pas exhaustive !

 

Idée reçue 1  :

« Fantasmer, c’est mal, surtout lorsqu’il s’agit de quelqu’un d’autre que mon / ma bien-aimé(e) ».Une grande culpabilité est souvent rattachée à ce type de pensée : « c’est mal », « je suis une mauvaise personne », « je suis infidèle », etc.
Or il n’en est rien ! Il est fondamental de faire la différence entre le fantasme qui est du domaine de la pensée, et le réel. Et ce n’est pas parce que vous le pensez que vous allez le faire et tromper votre partenaire !

 

Idée reçue 2 :

« Si je fantasme durant un rapport sexuel, c’est que je ne désire pas mon /ma partenaire, que je ne l’aime plus, etc. ».
Vous avez parfaitement le droit de fantasmer durant un rapport sexuel ; cela ne veut pas dire que vous n’aimez pas votre partenaire, qu’il / elle ne vous excite pas, que vous vous désintéressez de ce qui se passe. Comme nous l’avons vu plus haut, c’est une activité qui participe à la réussite d’un rapport sexuel, qui peut tout-à-fait être menée en parallèle sans problème. Le fantasme fait partie intégrante de la vie sexuelle.

Je nuancerais juste mes propos ici en disant que si le fantasme vient pallier à une absence totale de désir sexuel pour votre partenaire, une consultation avec un sexothérapeute pourrait être bénéfique. En effet, une baisse de libido ne survient jamais par hasard, et pallier à cela par le fantasme sans se poser de questions constitue alors une fuite…

 

Idée reçue 3 : 

« En tant que femme, si je fantasme sur une femme, c’est que je suis lesbienne » (idem pour les hommes).

Que nenni !! Comme on l’a vu plus haut, un fantasme a des influences sur votre sexualité et notamment sur le cycle de la réponse sexuelle, mais il ne conditionne en rien votre orientation sexuelle !
Par exemple, ce n’est pas parce qu’en tant que femme hétérosexuelle, vous avez un fantasme homosexuel, que vous êtes en réalité lesbienne. C’est d’ailleurs un fantasme assez répandu chez les femmes, correspondant en général davantage à l’attrait pour les formes féminines et une sorte de valorisation narcissique, qu’une réelle attirance sexuelle qui va se matérialiser dans le réel.

 

Idée reçue 4 :

« Le fantasme est un préalable au passage à l’acte ».
En réalité, l’objectif du fantasme n’est pas forcément d’être réalisé (Avoir bien conscience de cela contribue d’ailleurs à cette permission qu’on se donne à soi-même !). Un grand nombre d’entre eux perdent d’ailleurs de leur qualité érotique sitôt transposés dans la réalité.

Ceci implique par conséquent que vous pouvez tout vous autoriser ! C’est votre jardin secret, vous n’êtes même pas obligée d’en parler à votre partenaire … Je nuancerais juste mes propos en rajoutant ceci : on peut évidemment s’autoriser beaucoup de choses, mais je pense que lorsqu’il s’agit de fantasmes sexuels moralement répréhensibles (correspondant à des comportements illégaux, mettant en péril la sécurité et l’intégrité d’autrui), ou si simplement, de par leur présence, ils provoquent une souffrance chez vous, je conseillerais vivement d’en parler à un sexothérapeute.

L’activité fantasmatique est parfaitement normale, mais n’est pas censée provoquer de souffrance, de culpabilité, ni être liée à des comportements mettant en danger l’intégrité d’autres personnes.
Nous venons donc de voir la place ainsi que l’importance du fantasme dans la vie sexuelle de tout à chacun. Je vous invite donc vivement à fantasmer, vous verrez que cela alimentera votre désir et votre sexualité de manière générale ! D’ailleurs, dans un prochain article, nous verrons comment développer votre imaginaire érotique et votre fantasmatique. A très bientôt les nanas !!!

 

Pour en savoir plus sur la Sexothérapie :

 

 

 

Nana Turopathe
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