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Sexe : Quelles tendances pour 2012 ?
Sexe : Quelles tendances pour 2012 ?
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16 janvier 2012 | 2 commentaires
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R. Bartet, 52 articles (Journaliste )

R. Bartet

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Sexe : Quelles tendances pour 2012 ?

Sexe : Quelles tendances pour 2012 ?

En 2012, c’est décidé… Comme le suggèrent pléthore de magazines féminins, vous reprenez en main votre vie amoureuse, pimentez votre vie sexuelle, exprimez librement vos fantasmes et vous adonnez à de nouvelles pratiques.
L’objectif : vous épanouir sexuellement, à 2 ou plus et atteindre toujours plus d’orgasmes chaque semaine. Des résolutions qu’essaient de tenir la plupart des femmes, ou des hommes, sans parfois aller jusqu’au bout…
Parmi les tendances de l’année sur la planète sexe, quelles seront les vôtres et aiguiseront-elles votre curiosité ? Entre cyber sex, sex-toys, point P et échangisme, faut-il céder à de nouvelles envies et pratiques, au risque parfois d’effets secondaires et pervers éventuels ?

Les sites de rencontres ont de beaux jours devant eux !

Que ce soit pour trouver le partenaire d’un soir, d’une nuit, d’un mois ou pour la vie, pour une rencontre amoureuse ou une rencontre coquine… les sites pullulent et seront encore légion en 2012 ! En France, on estime que 15% des célibataires y ont déjà eu au moins une fois recours. Ils sont de plus en plus nombreux à essayer de sortir du lot en proposant des différences à leurs membres ou communautés et en accentuant leurs spécificités. Certains se sont spécialisés pour personnes handicapées, ados, seniors, couples divorcés, homosexuels ou pour travestis. Rien ne vous empêche de vous inscrire à l’un ou à plusieurs d’entre eux en prenant garde de bien changer votre pseudo et à veiller que certaines des informations que vous communiquez ne soient pas divulguées et visibles de tous (surtout si vous êtes marié(e) !). Soyez également conscient(e) qu’il y a environ 3,5 fois plus d’hommes que de femmes inscrits sur les sites de rencontres. Gare à la concurrence ! Sachez également qu’une désinscription de femme peut souvent être longue, voire impossible. Certains sites affichent donc des profils féminins fantômes avec des femmes ayant déserté depuis longtemps ! Attention donc aux faux profils attractifs. Sur les sites gratuits ou payants, les arnaques sont monnaie courante.

 

Après le point G, explorez le point P

Les femmes ne sont pas les seules à avoir un point G ! Les hommes aussi ont désormais le leur. Il se nomme le point P et est au cœur de l’orgasme prostatique. Longtemps réservé aux couples homosexuels, le point P est obtenu par stimulation de la prostate, associé ou non à la masturbation. Il décuplerait le plaisir sexuel, selon le sexologue Alain Héril, grâce à un orgasme plus long, plus intense et généralisé à tout le corps…dixit ceux qui l’ont essayé ! Lié à l’annalité, l’orgasme prostatique est parfois encore tabou et subversif, notamment parce-que la zone érogène y est différente. Une pratique à explorer seul ou à 2 en assumant pleinement ou en préférant la garder intime…

 

Sexe oral, entré dans les mœurs. Reste à l’assumer pleinement…

Cunnilingus ou fellations, chez l’homme ou chez la femme, sont des pratiques aujourd’hui de plus en plus courantes. La bouche est, qui plus est, un organe tout aussi érogène que le pénis ou la vulve. Une partie du Kama Sutra est d’ailleurs consacrée au sexe oral ! Donner du plaisir à son partenaire grâce à des caresses buccales fait partie des préliminaires ou de l’acte sexuel en tant que tel et reste assez largement plébiscités par les Français. Seuls 20% le trouvent encore rebutant, sale ou avilissant.

Seule ombre au tableau, la transmission d’infections sexuellement transmissibles (IST) ou papillomavirus (HPV). Ces derniers sont susceptibles d’entraîner certaines formes de cancers du col de l’utérus et cancers bucco pharyngés lors de pratiques sexuelles orales non protégées et/ou à risques, en forte augmentation ces dernières années. On estime ainsi que le risque de cancers de la gorge est multiplié par 8 lors de rapports bucco génitaux pratiqués avec plus de 6 partenaires au cours de sa vie. Un homme porteur de papillomavirus peut le transmettre à sa partenaire lors d’une fellation. Plusieurs solutions s’imposent alors à vous : sortir couvert, vérifier les antécédents de vos rencontres et limiter vos partenaires sexuels ! Un vaccin contre les papillomavirus est également disponible à destination des jeunes filles avant le premier rapport sexuel.

 

Le fétichisme japonais a le vent en poupe

Des japonaises en train de lécher langoureusement une porte…C’est la dernière des modes affichées sur la toile, au même titre que le fantasme que suscite dans les mangas ou BD la vue de collégiennes japonaises en uniforme ou Kogal. Tout ce qui vient du Japon continue d’entretenir le fétichisme en Occident et en France. C’est le cas de l’Omorashi ou cette pratique adulée par certains d’éprouver de l’excitation à la vue d’une vessie pleine. Au pays du soleil levant, certains jeux télévisés ou concours, très prisés par ces adeptes, consistent à se retenir d’aller aux toilettes ou à parier laquelle des concurrentes ira vider sa vessie en premier ! Rituels de punitions japonaises, chikan ou simulations de viol collectif, bondage ou Nyotaimori, ce jeu sexuel qui consiste à étaler du sushi sur le corps d’une femme…les japonais ont toujours eu de l’imagination en la matière. Démocratisé par la toile et plus largement répandu aujourd’hui, parions aujourd’hui que le fétichisme japonais a encore de beaux jours et de belles pages web devant lui !

 

La masturbation, une pratique de moins en moins honteuse

Souvent plus fréquente chez les hommes (90%) que chez les femmes (30%), et notamment chez les adolescents, la masturbation progresse, surtout chez les femmes. Pratiquée seule ou au sein du couple, elle entretient le désir, pimente une relation ou fait partie des préliminaires. Seuls 34% des femmes et 9% des hommes disent ne l’avoir jamais expérimentée selon la dernière enquête INSERM consacrée à la sexualité des Français. Certains ouvrages vantent même ses bénéfices…médicaux. Les jambes sans repos seraient ainsi soulagées par sa pratique. Dans l’Antiquité, on la prônait pour ses vertus relaxantes et son pouvoir de fécondité ! Reste le danger de trop l’utiliser, à l’exclusion de son couple et au détriment de la sexualité à deux. « Le dernier tabou occidental » comme la dénomme le psychiatre Philippe Brenot, dans son ouvrage Éloge de la masturbation*, se débarrasse progressivement de son image de perversion au détriment d’une pratique sexuelle qui tend à exister par et pour elle.

 

Sodomie, encore des réticences…

Ils seraient 45% d’hommes et 37% de femmes à l’avoir déjà testée ! La sodomie, si elle gagne du terrain, n’en reste pas moins une pratique jugée encore tabou et dégradante. Dans la plupart des enquêtes menées, l’âge resterait le principal facteur la déterminant. Les personnes les plus à même de la pratiquer resteraient celles et ceux ayant débuté une vie sexuelle précoce, ainsi que les couples homosexuels ! Gare, toutefois, aux blessures qu’elle est susceptible de provoquer. En plus des fissures annales, une pénétration trop violente et profonde risque de provoquer coupures et micro-saignements. Terrain propice aux MST, et notamment au virus du Sida, la muqueuse annale reste une zone fragile qui doit être protégée. L’usage du préservatif, avec gel lubrifiant, est plus que recommandé !

 

Jeux sexuels pour aller plus loin, minoritaires mais dangereux !

Gérard Leleu a d’abord été urgentiste avant d’être sexologue. Il raconte avoir vu, dans sa carrière à l’hôpital, les conséquences parfois dangereuses de jeux sexuels souvent hors normes mais qui n’existaient pas auparavant. C’est selon lui, l’amplification d’un phénomène nouveau d’attirance sexuelle vers l’extrême. Certaines pratiques d’auto-asphyxie ou de strangulations sont par exemple testées par des couples qui désirent, en se privant d’oxygène, atteindre le plaisir par sécrétion de substances hédoniques comme la dopamine…Inutile de dire que ces pratiques sont autant à prescrire que les jeux du foulard qui sévissent dans les écoles ! D’autres pratiques consistant à introduire des corps étrangers et divers objets, comme des ustensiles de cuisine, dans la zone annale sont parfois rapportées par des médecins urgentistes aussi hilares qu’inquiets ! Mieux vaut utiliser les sex-toys, faits pour cela, qui sont homologués et obéissent à des normes de sécurité. Enfin, attention aux pratiques annales et de fist dans la relation sexuelle, notamment homosexuelle, qui risquent de provoquer fissures annales et déchirements de la paroi, très fragile.

 

Échangisme, et si on se faisait un threesome ?

Plans à 3, échangisme ou soirées libertines ont le vent en poupe. Pratiquées chez les couples mariés ou non, dans des clubs, des soirées ou chez soi, l’échangisme suscite souvent la curiosité. Certains en sont des adeptes, d’autres y goutent pour la première fois, surtout pour relancer le désir au sein de leur vie sexuelles. Liée à des notions de voyeurisme et de fantasme, avoués ou non, avec une personne du même sexe ou de l’autre sexe, cette pratique sexuelle est parfois expérimentée pour trouver une jouissance supplémentaire. Le threesome, ou l’amour à 3, reste quant à lui à la mode, surtout chez les hommes. Faut-il ou non sauter le pas ou rester dans l’univers des possibles ? 
Quelques précautions s’imposent avant de passer à l’acte. Tout d’abord, s’assurer de la solidité de son couple. Ensuite, toujours rester libre de ses actes. Certaines pratiques sexuelles peuvent être refusées. Enfin, soirées échangistes ne riment pas forcément avec rapports sexuels obligés !

 

Sexfriends, la nouvelle tendance se confirme !

Ils ou elles sont célibataires et trentenaires, avec une vie professionnelle souvent bien remplie, n’ont pas de petit ami(e) fixe, mais un sex-friend ou copain (copine) de lit disponible pour un « plan cul ». Cette tendance du sexe sans amour, assumée, revendique l’amour sans romantisme et sans engagement. Au modèle du prince charmant s’est substitué ce concept du sex friend, plus réaliste et plus testé que l’on ne pourrait le croire par des Français en mal d’amour et en manque de temps ! Un(e) partenaire juste pour le sexe parfois trouvé sur internet ou sur des annonces connaît aujourd’hui un véritable engouement. Accepter la concurrence, ne rien attendre et clairement définir la relation sont autant de règles à respecter en la matière. Attention à l’ambiguïté ou à l’amitié amoureuse qui pourraient en découler. Soyez lucide…Cœur d’artichaut et âmes sensibles s’abstenir !
 

SOURCES

  • Seconde Enquête nationale sur la sexualité des Français de 1992, ACSF
    Contexte de la sexualité en France, INSERM, ANRS et INED
    http://www.m6bonus.fr/videos-emissions-4/videos-les_francais_l_amour_et_le_sexe-7254/emission_du_27_09_2011/video-sex_friend-40966.html
    *Éloge de la masturbation, Philippe Brenot, Editions Zulma, 1997.
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Commentaires
1 vote
(IP:xxx.xx4.176.190) le 17 janvier 2012 a 10H26
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en restant sur le sujet je vous propose l’histoire du vibromasseur... http://2ccr.unblog.fr/2011/10/27/ca...

0 vote
(IP:xxx.xx5.55.146) le 17 janvier 2012 a 15H47
 (Visiteur)

Tans que l’humanité auront un sexe, l’imagination ne serra pas en reste. il y a pas de quoi en faire un fromage.