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Sexe : Quand les Belges parlent de fantasmes
Sexe : Quand les Belges parlent de fantasmes
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23 septembre 2011 | 1 commentaires
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Julie Pollet, 6 articles (Sexologue)

Julie Pollet

Sexologue
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Sexe : Quand les Belges parlent de fantasmes

Sexe : Quand les Belges parlent de fantasmes

Comment passer à côté du sujet sexo le plus populaire du moment ?

Le "Télémoustique" a, tout d'abord, réalisé une enquête sur son site internet pour tenter d'établir une cartographie de l'attitude des belges face aux fantasmes. Pour ce faire, ils ont interrogé un peu plus de 3000 personnes âgées entre 18 et 65 ans, en respectant l'équilibre hommes/femmes.

1er constat : on en parle plus facilement qu'avant et d'ailleurs 9 belges sur 10 déclarent en avoir.

Mais au fait, un fantasme, c'est quoi ?

Nous pourrions le définir comme étant un scénario conscient ou inconscient qui excite sexuellement ; il organise aussi notre vie sexuelle et soutient notre désir.

C'est, en quelque sorte, le moteur de la sexualité. Ils jouent donc un rôle important dans l'épanouissement sexuel.

Doit-on les assouvir pour autant ?

Le but des fantasmes est d'entretenir le désir. Et dans le même temps, le fait d'être confronté à trop d'images à caractère pornographique appauvrit notre imaginaire et donc notre capacité à fantasmer. On constate que notre société facilite la réalisation des fantasmes. Je pense que nous pouvons nous interroger sur l'effet bénéfique de cette tendance ?

Quoiqu'il en soit, lorsqu'on est en couple, il est important de respecter l'autre dans le dialogue qu'on peut vouloir instaurer à ce sujet. Les partenaires ne sont pas toujours sur la même longueur d'ondes et certains peuvent se choquer de découvrir l'imaginaire sexuel de l'autre. En parler ne signifie pas non plus passer à l'acte.

Dans certains cas, une thérapie peut s'avérer nécessaire pour accepter ses fantasmes car s'ils sont présents, il vaut mieux ne pas les nier mais il n'est pas non plus demandé de les réaliser obligatoirement.

La plupart des fantasmes trouvent leur racine dans l'enfance.

Si certains sont inconscients, c'est souvent parce qu'ils sont inavouables et sources de honte même pour soi. Il n'empêche qu'ils nous influencent sans qu'on le sache.

La différence entre fantasme et perversion ?

La majorité des fantasmes sont déviants et pervers mais ils se transforment en réelle perversion quand ils deviennent une obligation pour jouir.

Le libertinage, un des fantasmes les plus répandus

A l'heure actuelle, le libertinage est devenu très à la mode. On voit d'ailleurs fleurir un peu partout des clubs libertins (+/- 40 clubs en Belgique). Comme le reportage "Questions à la une " sur le sujet l'a montré, on peut distinguer 3 types de clients dans ce genre de club : les voyeurs, les mélangistes et les échangistes. Il n'y a pas une définition du libertinage. Celui-ci est vécu pour chacun de manière différente.

Souvent, les raisons invoquées pour s'adonner à cette pratique sont : le besoin de se montrer, de plaire, dans le but de tromper l'ennui et la lassitude.

Le reportage de la RTBF nous a aussi enmené dans un "Donjon", sorte de temple des pratiques SM. Celles-ci semblent également être l'objet de nombreux fantasmes et sont décrites par certains comme une formede thérapie. Là aussi les personnes interrogées parlent de leur enfance et des traitements qu'elles y ont reçus.

A côté de ces pratiques un peu particulières et pour en revenir à l'enquête réalisée en Belgique, il semblerait que la majorité des belges entretiennent des fantasmes assez classiques presque "polis" et qu'ils seraient de nature plus romantique qu'on ne l'imagine.

Il y a aussi, bien entendu, d'autres cas plus extrêmes, comme le fantasme de nursing montré dans l'émission et largement relayé par les médias.

Personnellement, je salue le courage de toutes ces personnes qui ont accepté de témoigner à visage découvert pour nous faire entrer dans leur univers singulier.

Et en France, qu'en est-il ?

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Commentaires
2 votes
par Jo (IP:xxx.xx7.175.219) le 24 septembre 2011 a 23H44
Jo (Visiteur)

"La majorité des fantasmes sont déviants et pervers"

Sur quoi vous basez vous pour affirmer cela ?

La perversion (ou perversité) désigne, dans un sens général, l’inclination à faire le mal, mais aussi plus largement les intentions malveillantes, voire des conduites déviantes par rapport aux normes morales d’une société.