L’addiction sexuelle, une compulsion sans repos

L’addiction sexuelle, une compulsion sans repos |
Peu importe la qualité ou la quantité de sexe, certaines personnes demeurent toujours en manque de sexe. Elles semblent sexuellement insatiables. Le plus souvent, leur appétit sexuel insatiable est ancré dans la profondeur du psychisme. Dans les relations toxiques de la petite enfance.
Les dépendants sexuels peuvent être autant des hommes que des femmes.
On appelle appétit ce penchant qui lorsqu’il se révèle insatiable n’est plus vraiment un désir mais plutôt un besoin désespéré, une compulsion sans repos.
Ce besoin est tyrannique comme une drogue.
Bien que le sex-addict est asservi au sexe, la sexualité n’est pas son véritable objectif. Cette quête de la sexualité est au service d’un autre projet : celui de dissiper un sentiment d’impuissance, celui de lutter contre des expériences insupportables, contre une dépression, une anxiété ou une colère. Comme un toxicomane ou un alcoolique, le sex-addict cherche sans relâche la satisfaction venant d’une source extérieure pour pallier une douleur intérieure. La dépendance au sexe est le symptôme d’une pathologie bien réelle, elle est une maladie et plus encore !
Très jeune déjà
Cela commence dans la petite enfance avec une mère souffrant d’une détresse affective insupportable. Plutôt que d’apaiser les moments de détresse de son enfant, la mère utilise son nourrisson pour calmer sa propre détresse. L’enfant est privé d’une mère apaisante ; il est instrumentalisé pour calmer la détresse de sa mère. Sans une mère calmante et apaisante, le bébé déploie ses insuffisantes ressources internes pour calmer ses douleurs interieures. Il ne pourra plus être seul et restera constamment à la recherche de sa mère.
Adolescent puis adulte, il est incapable de s’auto-apaiser.
Il cherche une autre solution dans le monde extérieur pour pallier sa douleur interne, comme il le faisait plus tôt avec sa mère. Le sexe est une solution de réparation ; il offre une gratification immédiate mais éphémère. Voici un peu de ce qui se passe dans le cerveau des dépendants sexuels. Les récepteurs de la dopamine du cerveau ─ le système plaisir-récompense ─ est activé pendant le sexe, (comme par l’usage des drogues dont d’alcool). Dans le cas des dépendants sexuels, après l’acte sexuel, leurs récepteurs de la dopamine réclament plus de sexe. Ces récepteurs de la dopamine sont stimulés et déclenchent une nouvelle envie de plus de sexe. Le désir est, ainsi, mis en place biologiquement et psychologiquement. Après l’acmé de la dopamine, après l’orgasme sexuel, la sérénité dure trop peu après que la magie du sexe ait disparu. L’accro au sexe ressent très vite un vide.
Pour apaiser ces sentiments douloureux, il ou elle est obligé(e) de reprendre sa quête pour sa prochaine dose. L’acte sexuel n’est pas ici soutien de l’amour mais remplit la fonction d’un médicament pour satisfaire les récepteurs désormais excités de la dopamine. L’autre conséquence est que pour le sex-addict l’objet sexuel est indispensable. Plutôt que de désirer un partenaire sexuel singulier, l’accro au sexe l’implore ─ c’est son fix. Le partenaire n’importe plus, il est “n’importe qui” car il n’est choisi que pour sa fonction : réparer une carence précoce, pallier une souffrance psychique, une dépression, une angoisse, et étayer une estime de soi.
Comment soigner les dépendants sexuels ?
Plusieurs programmes de traitement comportemental et cognitif existent mais je recommande un traitement en profondeur, une analyse qui se concentrera sur la revisite du passé afin d’apprendre à vivre dans l’instant, de trouver dans le hic et nunc une satisfaction interne poursuivant des passions saines qui remplissent le vide .
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Sauf, évidemment, que ce contrôle des pulsions sexuelles n’est pas forcément située dans le cerveau... Auquel cas, la "psychologie cognitive" ne servirait à rien... D’ailleurs, les "pervers" sexuels, la science actuelle arrive-telle à les soigner ?
Peut-être est-ce le modèle de compréhension qui est erroné ?
Certains insistent sur la prééminence du système endocrinien sur le système nerveux (lequel ne serait alors qu’un organe pour saisir des idées, comme la main est un organe pour saisir un objet). En particulier, ils mettent en évidence le rôle des cellules de leydig, glande sexuelle interstitielle, dont le rôle est justement de contrôler l’envie du coït (en la freinant). Cette glande sexuelle interstitielle se développerait par l’émotion morale, celle de faire le bien pour autrui. (cf endocrino-psychologie)
De ce point de vue, les branleurs intempestifs sont tellement fixés sur la recherche de leur plaisir propre, en omettant de faire le bien pour autrui, que leur glande sexuelle interstitielle reste sous-développée, d’où l’absence de freinage de leur appétit sexuel. L’addiction sexuelle aurait donc plus à voir avec une certaine misère morale qu’avec un désordre psychique.

" Après l’acmé de la dopamine, après l’orgasme sexuel, la sérénité dure trop peu après que la magie du sexe ait disparu. L’accro au sexe ressent très vite un vide. " ... " Pour apaiser ces sentiments douloureux, il ou elle est obligé(e) de reprendre sa quête pour sa prochaine dose. "
Il en va de m^me avec la pensée envahissante obsessionnelle du suicide. http://videos.arte.tv/fr/videos/le_... pensée inconsciente .
Souvent, pour avoir espéré sa délivrance morale dans la libération sexuelle, la femme est décue des excès de besoins permanents de son obsédé promoteur. On peut se demander s’il n’exprimerait pas, lui, par là, son profond malaise pour cette vie présente, d’où sa puissante envie de retourner d’où il est arrivé, dans un ventre aussi chaud que celui de sa propre mère...

C est une legende idiote .Pour les hommes ce n est pas possible d etre drogue du sexe vu que ses possibilites d erections multiples sont limitees sauf chez les jeunes et chez les femmes ,les soi disant droguees sont soit des manipulatrices soit des nevrosees ( qui ont ete violees dans leur enfance)

Bonjour,
Ce qu’écrit le psy est totalement cohérent.

Les descriptions que font les psychanalystes peuvent être cohérentes, mais leur traitement est inopérant. car la psychanalyse (surtout freudienne) est une construction métaphysique invérifiable et autojustifiée, un peu comme la "dianétique" des scientologues. Par exemple le rapport entre la sexualité et la mère est un pur axiome qui tombe du ciel, un crédo de base sans lequel toute la théorie décrite ici s’effondre en silence. Les psychanalystes peuvent être bien intentionnés et même intelligents, tant qu’ils restent accrochés à leurs croyances, ils ne peuvent pas vraiment aider les autres.




