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Santé : plus de psychiatre dans le Saulnois en Lorraine
Santé : plus de psychiatre dans le Saulnois en Lorraine
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12 septembre 2011 | 5 commentaires
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Groupe BLE Lorraine, 101 articles (Rédacteur)

Groupe BLE Lorraine

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Santé : plus de psychiatre dans le Saulnois en Lorraine

Santé : plus de psychiatre dans le Saulnois en Lorraine

Près d’un quart de la superficie de la Moselle et une population de 40 000 habitants sans psychiatre, c’est la triste situation vers laquelle semble se diriger le Saulnois dans quelques mois.

En effet, un concours de circonstance fâcheux devrait priver ce territoire lorrain des quatre praticiens qui avaient en charge les trois pôles du Centre Médico-Psychologique (CMP) du Saulnois, à savoir Dieuze, Morhange et Château-Salins. Ces médecins, qui dépendent du centre hospitalier de Lorquin, quittent leurs postes pour des raisons personnelles et non à cause d’un malaise au travail. Deux sont déjà partis. Les deux autres suivront prochainement. Le dernier, qui aura bientôt en charge l’ensemble du Saulnois, est un interne en psychiatrie appelé à poursuivre son cursus dans les prochains mois.

Le problème n’est pas lié à un manque de moyens ou à un déficit de postes, mais à la difficulté rencontrée par l’hôpital de Lorquin pour les pourvoir. Un problème récurrent des zones rurales, bien moins attractives pour les médecins.

Avec une file active de 1 000 patients, c’est-à-dire le nombre de personnes ayant franchi le seuil de l’institution en une année, même pour une seule consultation, le CMP du Saulnois a connu une augmentation du nombre d’actes pratiqués de 20 % en quatre ans. Voilà qui en dit long sur l’importance d’une structure qui emploie une dizaine d’infirmières. Sa paralysie, faute de docteurs, y compris installés en cabinet, ainsi que l’absence d’urgences psychiatriques dans le Saulnois, risque d’engorger sérieusement les salles d’attentes de généralistes qui n’en demandaient pas tant.

Groupe BLE Lorraine - La passion de la Lorraine. La puissance d'un groupe.

SOURCES

  • Groupe BLE Lorraine (http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2011/09/09/sante-plus-de-psychiatre-dans-le-saulnois/)
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Commentaires
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par Groupe BLE Lorraine (IP:xxx.xx4.146.216) le 18 janvier 2012 a 19H32
Groupe BLE Lorraine, 101 articles (Rédacteur)

La psychiatrie thionvilloise menacée par l’ARS

Les responsables de l’hôpital Bel Air de Thionville se montrent inquiets quant à l’avenir de la psychiatrie dans leur établissement.

Actuellement implanté sur le site de Beauregard, le service doit déménager en 2013. L’opération de reconstruction de la psychiatrie a été reconnue comme indispensable. 8 millions d’euros ont en effet été apportés par l’Etat français dès 2007. Tout était planifié depuis quelques années. Le permis de construire a été déposé. Les travaux préalables de parking et de réseaux ont été réalisés, afin de préparer la construction.

Mais la donne a changé depuis quelques semaines, lorsque l’Agence Régionale de Santé (ARS) a décidé de s’accorder du temps pour réfléchir à l’organisation territoriale de la psychiatrie. Or, on sait que la période de rigueur budgétaire n’augure rien de bon, un nouveau désert médical se dessine aux Pays des Trois Frontières…

La folie de l’ARS continue donc de semer le trouble et le désordre en Lorraine (voir : http://blogerslorrainsengages.unblo...). Stop aux atermoiements et aux interrogations inutiles de cette agence maintenant !

0 vote
(IP:xxx.xx8.68.7) le 23 février 2012 a 14H28
 (Visiteur)

Franchement, cela évitera aux habitants un empoisonnement iatrogène.

1 vote
par Groupe BLE Lorraine (IP:xxx.xx4.120.51) le 10 juin 2012 a 13H45
Groupe BLE Lorraine, 101 articles (Rédacteur)

En matière d’organisation de santé, la Lorraine souffre d’un paradoxe : elle dispose d’une offre abondante, notamment dans le Sillon lorrain, mais celle-ci est si inégalement répartie sur le territoire que tous les Lorrains ne sont pas soignés à la même enseigne. A cela s’ajoutent des perspectives démographiques chaotiques (départ de 700 généralistes en 2015, pénurie annoncée de neurologues, pédiatres, psychiatres, 297 médecins pour 100 000 habitants alors que la moyenne française est de 312) et surtout une raréfaction des ressources. Ainsi, à l’exception des trois hôpitaux meusiens, tous les établissements sont en déficit, ou presque.

Une manière de redresser la situation consiste à raisonner collectivement. Le CHU de Nancy et le CHR de Metz-Thionville ont cela dit difficilement accouché de la Communauté Hospitalière de Territoire (CHT). Trois autres CHT se profilent à l’horizon : Verdun-Bar-le-Duc, Epinal-Remiremont et Bassin Houiller-Sarreguemines.

A noter enfin qu’un interne sur dix qui obtient son diplôme de généraliste en Lorraine s’installe en Lorraine et que les 4/5ème de ce dixième choisissent le Sillon lorrain.

1 vote
par Groupe BLE Lorraine (IP:xxx.xx3.131.249) le 2 décembre 2012 a 23H46
Groupe BLE Lorraine, 101 articles (Rédacteur)

La Lorraine est la 10ème province la moins bien dotée en termes de densité médicale. 40 % des internes formés quittent la région une fois leur diplôme en poche. Par ailleurs, seulement 1 sur 10 s’installe en libéral.

L’idée est donc de fidéliser les professionnels formés sur le territoire régional, afin de lutter contre la désertification médicale. Pour cela, des mesures incitatives sont mises en place. Un contrat d’engagement de service public a par exemple été signé cette année par 4 étudiants et 4 internes. En contrepartie d’une bourse de 1 300 euros, ces derniers s’engagent à exercer en zone déficitaire pour une durée équivalente au versement de leur bourse. 10 candidats vont également bénéficier d’un contrat de deux ans pour exercer à mi-temps en centre hospitalier universitaire et à mi-temps en centre hospitalier périphérique. L’objectif est que ces jeunes professionnels travaillent à terme dans ces structures périphériques ou s’installent sur leur territoire.

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par Groupe BLE Lorraine (IP:xxx.xx4.237.215) le 28 juillet 2013 a 14H27
Groupe BLE Lorraine, 101 articles (Rédacteur)

Il y a en Lorraine neuf zones largement sous-dotées en offre de soins dentaires. On retrouve parmi celles-ci les bassins de Nomexy et de Darney dans les Vosges, ainsi que celui de Vaucouleurs en Meuse.

Ces zones sont éligibles aux aides et au maintien à l’installation des chirurgiens-dentistes, ce qui signifie une aide forfaitaire de 15 000 euros pour l’équipement du cabinet et une prise en charge des cotisations sociales dues au titre des allocations familiales pendant trois ans.