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Réussite aux jeux vidéo : tout est dans la tête
Réussite aux jeux vidéo : tout est dans la tête
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22 janvier 2010
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Réussite aux jeux vidéo : tout est dans la tête

Réussite aux jeux vidéo : tout est dans la tête

Quelle est votre aptitude aux jeux vidéos ? La réponse est en partie déterminée par la taille de certaines parties de votre cerveau. C’est du moins ce que laisse suggérer une étude.

Des chercheurs américains en sont arrivés à la conclusion qu’ils pouvaient prédire le niveau d’un joueur s’adonnant à un jeu vidéo rien qu’en mesurant le volume de certaines sections clés du cerveau. Les scientifiques en question viennent de publier leurs constatations dans le mensuel Cerebral Cortex. S’ils laissent penser que les résultats obtenus par leurs recherches peuvent avoir des implications plus larges dans la compréhension des nuances dans l’apprentissage des mathématiques, les scientifiques sont presque unanimes pour établir un lien entre taille du cerveau et intelligence. Du moins pour l’Homme. Car dans le monde animal des cerveaux de faible taille se révèlent parfois « plus riches » que d’autres de plus grande taille : la comparaison entre le singe et le cheval ou entre l’Homme et l’éléphant en apporte la démonstration.

Certaines parties du cerveau peuvent être disproportionnées en largeur, ce qui pourrait expliquer des écarts constatés dans les aptitudes cognitives, aussi bien chez l’Homme que chez les animaux. Une équipe multidisciplinaire provenant de l’Université de l’Illinois, de l’Université de Pittsburgh et du Massachusetts Institute of Technology a mené une étude portant sur 39 volontaires d’âge adulte (10 hommes et 29 femmes) qui ont passé moins de trois heures par semaine à jouer aux jeux vidéo dans le courant des deux dernières années. Il leur a été proposé de jouer à l’une des versions spécialement développées pour la présente étude, et on les a ainsi obligé à se concentrer d’abord sur la réalisation d’un objectif déterminé.

Une série de scans IRM menés sur les volontaires a laissé entrevoir de plus grands noyaux accumbens (partie du cerveau concernée par les récompenses) chez certains d’entre eux, lesquels, durant les premières heures, se sont montrés plus performants au jeu que les autres, sans doute en raison d’un « sentiment d’accomplissement et de la récompense émotionnelle ». En revanche, les joueurs qui ont obtenu les meilleurs résultats au bout de l’exercice -dont les objectifs furent changeants-, disposent, à la vue des scans, de couches plus profondes au centre de leur cerveau, le noyau caudé et le putamen.
Pour le professeur Arthur Kramer, de l’Université de l’Illinois, il n’y a aucun mystère : « Ces zones du cerveau sont liées aux procédés d’apprentissage liés au caractère complexe de l’enrichissement des compétences et aux environnements changeants. Ces personnes ont la faculté de faire un certain nombre de choses à la fois. Le conducteur d’une voiture en est un exemple : il regarde la route, il surveille son GPS et il parle aux passagers ». L’équipe des chercheurs à évalué à un quart la proportion de résultats prévisibles suite à la mesure du volume du cerveau.

Pour le professeur Kramer, toutefois, les résultats de l’étude ne doivent pas amener à soutenir une vision déterministe dans laquelle les Hommes accepteraient le cerveau qui leur a été donné à la naissance, et où l’on mesurerait celui-ci pour évaluer leurs compétences : « Certaines parties du cerveau sont plastiques, elles peuvent évoluer. Une étude sur ces structures et ces fonctions nous permettra d’avoir une meilleure compréhension des circuits à l’origine de la mémoire et de l’apprentissage ». Timothy Bates, professeur de psychologie à l’Université d’Edimbourg, rejoint les vues du Professeur Kramer sur ce dernier point. « Une personne dotée d’un grand cerveau peut facilement se faire battre en compétences par une personne disposant d’un cerveau moindre. Souvenez-vous de la fable du lièvre et de la tortue ».

Source : Science Daily, The Sixth Axis, Cosmic Log, BBC

 

 

La rédaction CareVox
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