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Réflexion sur le phénomène du burnout
Réflexion sur le phénomène du burnout
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16 juin 2015 | 1 commentaires
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Alain Astouric, 7 articles (Rédacteur)

Alain Astouric

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Réflexion sur le phénomène du burnout

Réflexion sur le phénomène du burnout

Les causes de stress, de souffrance au travail et finalement de burnout (épuisement professionnel) sont depuis longtemps connues, par exemple : contradiction avec les valeurs perso ; horaires atypiques ; changements incessants … crainte d’être manipulé ; perception d’un manque d’éthique ; peur de déplaire si l’on dit la vérité ... crainte de ne pas être soutenu en cas de pépin

Or, depuis deux décennies, les techniques managériales de mutation organisationnelle permanente, de travail en mode projet, de réingénierie, d’empowerment, de lean management, de rémunération variable individuelle, elles-mêmes couronnées par la financiarisation des entreprises, ne font que décupler ces causes. Les faits sont là, les (nouvelles) "façons de faire" managériales poussent immanquablement les ressources humaines vers la religion de la mobilité, la transformation permanente, la flexibilité, la polycompétence, l’individualisation des résultats et, finalement, ... la maladie.

Même si en parallèle il est possible d’avancer que le stress, c'est la vie, le moteur de nos pensées et actions ; même s'il reste tout à fait exact que ces évolutions peuvent offrir quelques opportunités de responsabilisation des salariés et de mise en place d’organisations moins hiérarchiques, elles n'en font pas moins peser de graves risques sur leur santé mentale. Il importe alors de bien mesurer que lorsque les stresseurs perdurent ou sont trop violents, ils occasionnent des menaces ingérables, des douleurs subjectives, voire des humiliations.

On le voit bien ici, le surstress au travail et ses conséquences parfois dramatiques ne sont pas une fatalité. Si nous en sommes arrivés à autant de souffrance, autant de drames dans le travail, c’est à une volonté politique appuyée sur cette demi-douzaine de façons de faire organisationnelles que nous le devons, et en aucun cas au hasard, ni à la fatalité. Répétons-le : mutation organisationnelle permanente, travail en mode projet, réingénierie, empowerment, lean management, rémunération variable et financiarisation des entreprises sont la source du malheur des salariés, sans pour autant toujours satisfaire le client, loin s'en faut.

D'autant plus qu'à force d'inciter à l'individualisme, les (plus hauts) dirigeants ont fini par briser toute motivation et toute fidélité à l'entreprise : pour la plupart d’entre-eux, il n'est plus question de chercher à donner du sens ; de communiquer utilement ; d'associer aux décisions ; de déléguer vraiment ; de respecter la parole donnée. Plus question non plus de valoriser, encourager ni remercier ... En conséquence de quoi les cadres se sont mis à "papillonner" en tentant de faire carrière aussi vite que possible, avant d'être vieux à 45 ans ! Pourtant, La Conduite des hommes s'apprend et peut résoudre bien des problèmes, nous allons y venir.

 

Que faire en ces temps du triomphe de l’individualisme  ?

Étant donné qu’on ne peut pas revenir en arrière, il est urgent de reconstruire l’entreprise, pas par nostalgie du passé mais parce que l’on tient là l’unique façon de réussir l’avenir. Et, étant donné que ce n'est pas parce qu’on est un expert dans un domaine ou un autre que l'on est un bon manager, le moment est venu de donner à la maîtrise et aux cadres, non seulement une réelle et suffisante marge de manœuvre mais aussi une formation sérieuse, complète et concrète, aux dix techniques qui fondent (depuis presque toujours) le management efficace d’une équipe au travail :

- la communication interindividuelle ;

- la gestion du changement dans les organisations ;

- la recherche de l’amélioration de la qualité ;

- la délégation de pouvoir ;

- la prise de décision ;

- la négociation interindividuelle ;

- la motivation de l’homme au travail ;

- la conduite de réunion ;

- la prise de parole en public ;

- l'entretien de face-à-face.

Nous savons que face à l’ampleur des dégâts la pédagogie ne résoudra pas tout, loin s'en faut. Mais si l’on n’utilise pas en premier lieu les moyens qui ont depuis longtemps fait leurs preuves, rien ne sera jamais résolu.

 

D'après ENCADRER UNE ÉQUIPE et LE MANAGEMENT DURABLE des livres édités à la Chronique Sociale et qui fournissent le kit complet d’animation d'une Formation à la Conduite des hommes.

Alain Astouric
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Commentaires
0 vote
par bruno (IP:xxx.xx5.207.134) le 27 août 2015 a 17H44
bruno (Visiteur)

les solutions d’amélioration de la qualité de vie au travail existent, elles améliorent aussi l’efficacité au travail et ne sont pas couteuses à mettre en oeuvre : une démarche de qualité de vie de travail a pour enjeu le développement de l’attractivité de l’entreprise, l’amélioration de la créativité, de l’engagement, de la motivation professionnelle et de la fidélisation des salariés, tout autant que la réduction des effets destructeurs et pathogènes du stress au travail (maladies cardio-vasculaires, troubles gastro-intestinaux, états d’anxiété et dépressifs...) et la diminution de l’absentéisme. voir http://www.officiel-prevention.com/...