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Quand le soleil arrive, les français vont plutôt bien
Quand le soleil arrive, les français vont plutôt bien
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19 avril 2011
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Henri de Miebenthal, 476 articles (Kinésithérapeute)

Henri de Miebenthal

Kinésithérapeute
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Quand le soleil arrive, les français vont plutôt bien

Quand le soleil arrive, les français vont plutôt bien

Nous avons beaucoup entendu les sondages nous assener que les français sont les champions du monde du pessimisme. La morosité ambiante, que la tragédie du Tsunami et de Fukushima au Japon ne contrebalance en rien, serait-elle fatalement imprégnée dans la société française ? Boris Cyrulnik, neurologue, psychiatre et psychanalyste de renom est intervenu ce mois-ci dans le Journal du Dimanche pour nous apporter sa vision de la société. Et surprise : La France ne serait pas un pays condamné à la dépression.

La crise est tenance, mais le soleil est là et les grandes vacances approchent. Boris Cyrulnik, lui, insiste sur le fait qu’il y a « des raisons d’espérer » dans la France de 2011. Spécialiste du concept de résilience (ou comment renaitre de sa souffrance), le psychanalyste rappelle que les français sont les pionniers des vacances, ayant inventé, au moyen-âge déjà, des bains géants d’eau tiède où les villageois se rassemblaient et fraternisaient pour assurer leur bien-être mutuel. Aujourd’hui, devant l’érosion économique et une plus grande discrétion de l’Etat, c’est comme si Boris Cyrulnik voyait une forme de retour à cette organisation des siècles lointains : « Les français pourraient redécouvrir la valeur du couple, des solidarités familiales et de quartier, tout autant que les vacances à l’ancienne ».

Ce spécialiste du comportement ne trouve pas la France déprimée, et persiste : « J’ai participé à la commission Attali. Erik Orsenna avait proposé le constat de déprime. Je l’ai écarté. Nous ne sommes pas en "burn out", comme le dit le médiateur de la République ». Il y a certes des gens en détresse dans l’hexagone, mais « on continue malgré tout d’y vivre mieux que dans beaucoup d’autres pays ». Par ailleurs, l’angoisse que ressentent les français serait superflue dans bien des cas : Les imprévus qui surviennent aujourd’hui dans la vie de tous étaient vécus avec davantage de légèreté et de philosophie il y a 50 ans. Et, selon Boris Cyrulnik, les malheurs qui font les choux gras de l’actualité (les violences dans les cités par exemple) sont souvent surexploités par des « fabricants d’idéologie » qui amplifient des faits tragiques dans les médias.

Sur le plan affectif, nous progresserions dans le sens où nous serions « la première génération à penser l’érotisme dans le couple », et pour ce qui est du devenir des enfants, les découvertes de psychologie et de neuroscience viseraient à importer l’exemple des pays du nord où « les individus, sécurisés pendant leur petite enfance, ont davantage tendance à parler tôt et à tisser des relations harmonieuses avec leur entourage ». Pour l’heure, les enfants français aident plutôt leurs parents à surmonter leur maelström quotidien en leur faisant redécouvrir les jeux de société en famille. Pour Boris Cyrulnik, il s’agit d’un « pansement psychique » parmi d’autres, et qui serait utile dans certains cas « pour ne pas sombrer ».
 

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