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Quand la sexualité devient une obsession et remplit toute la vie…. C’est comme une drogue !
Quand la sexualité devient une obsession et remplit toute la vie…. C'est comme une drogue !
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17 mai 2011 | 14 commentaires
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Frédéric Duval-Levesque, psychopraticien et hypnothérapeute, 156 articles (Psychopraticien certifié)

Frédéric Duval-Levesque, psychopraticien et hypnothérapeute

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Quand la sexualité devient une obsession et remplit toute la vie…. C’est comme une drogue !

Quand la sexualité devient une obsession et remplit toute la vie…. C'est comme une drogue !

Le goût prononcé pour les femmes de Dominique Strauss-Kahn est désormais dévoilé au grand jour sur la planète entière. Mais ce souci de séduire peut-il être assimilé à une forme d’addiction, qui aurait pu le conduire, si l’accusation se confirme, à la tentative de viol dont il est accusé à New York ? Quand la sexualité devient aliénante…

Il y a les Dom Juan, accumulant les conquêtes, les « femmes à hommes », séductrices de leur état, et puis il y a les autres, les vrais : les sex addict, les "accros du sexe", ceux pour qui l’activité sexuelle est synonyme de dépendance et conditionne le mode de vie.

Serions-nous tous, à des degrés divers, dépendants de quelque chose ou de quelqu’un ?

La dépendance traduit la difficulté de chacun à être autonome, à trouver un équilibre en soi, à gérer ses besoins, ses manques, ses émotions, ses pulsions… Pour les sex addicts, c’est la sexualité qui devient aliénante, le besoin sexuel est irrépressible, irrésistible, tel une force intérieure impossible à maîtriser.

Quand la sexualité devient souffrance

Chaque personne souffrant d’addiction sexuelle est unique. Mais toutes ont un trait commun : la souffrance. Les sex addict sont soumis à la peur du manque, comme le sont les toxicomanes, peu à peu prisonniers d’un comportement qui rétrécit leur vie et les isole de leur entourage.

Ces dépendants du sexe passent par différentes étapes, au cours desquelles ils négligent de plus en plus leur famille, leurs amis, leur travail. Les contacts sexuels répétés, dénués de tout investissement affectif, les éloignent de tous ceux qui n’entrent pas dans le cycle de l’addiction. Puis, la culpabilité associée à ce comportement les incite à dissimuler à leur entourage ces pulsions, et la vie secrète prend alors le pas sur la vie publique. Lorsque cette dépendance sexuelle s’intensifie, la vie ne se résume plus qu’à l’assouvissement de ce besoin.

Tout comme les toxicomanes ou les alcooliques, les sex addict nient leur comportement, rejetant sur les autres les difficultés qui en résultent.

Une spirale addictive

La dépendance sexuelle s’établit en suivant un cycle de quatre phases qui s’intensifient avec chaque répétition. Les accros du sexe seraient ainsi pris dans une véritable spirale addictive.

  1. La première phase est la phase obsessionnelle : le sujet addict tombe dans un état d’absorption interne dans lequel son champ mental est totalement occupé par les préoccupations sexuelles.
  2. La deuxième phase est celle de ritualisation : le sujet addict exécute certaines actions spécifiques qui précèdent le comportement sexuel. Le rituel intensifie les obsessions, augmentant la stimulation et l’excitation.
  3. La troisième phase est celle durant laquelle le sujet exécute l’acte sexuel précis, dicté par les obsessions et la ritualisation. Le sujet dépendant est alors incapable de contrôler ou d’interrompre son comportement.
  4. Vient ensuite la phase de désespoir : le sujet addict se sent totalement impuissant face à son comportement.

Ne parvenant pas à établir une relation saine et gratifiante avec un ou une partenaire, ces accros, sexuellement dépendants, se promettent de cesser leur conduite compulsive mais deviennent de plus en plus impuissants face au pouvoir de l’addiction, dirigeant peu à peu leur vie dans le seul but de la satisfaire.

Frédéric Duval-Levesque, psychopraticien et hypnothérapeute. Mon blog: PSYCHOTHERAPIE - SOUTIEN PSYCHOLOGIQUE - COACHING (à Toulouse)
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Commentaires
14 votes
par Jean (IP:xxx.xx2.145.145) le 19 mai 2011 a 11H05
Jean (Visiteur)

Très bien. Le psychologue a parlé et c’était intéressant. Reste l’aspect moral, valeur qui ne semble pas étouffer les Français. Addict ou pas, tenter de violer qulequ’un est un crime immonde. eT Quant bien même mr DSK serait innocent, nous savons désormais qu’il est indigne d’occuper une fonction de responsabilité, qu’elle qu’elle soit. Car plus on a de droits, plus on a de responsabilités et de devoirs envers les autres. Point final.

9 votes
par orion (IP:xxx.xx8.93.17) le 19 mai 2011 a 11H48
orion (Visiteur)

Indigne à quel titre... On ne sait qu’une chose, c’etait un dragueur, tantot attachant, tantot lourdingue. Si on devait caser tout les gens dans son genre dans la case "malade sexuelle", je pense qu’une bonne partie des français seraient alors malade.

Alors quand je vois des pseudos experts médicaux donner un avis dans le vide, personnellement, ça me fait sourrire... pour expertiser un patient, il faut l’avoir vu !

14 votes
par doctorix (IP:xxx.xx0.108.77) le 19 mai 2011 a 12H00
doctorix (Visiteur)

J’ai deux ou trois mots à dire aux tricoteuses et autres furies de guillotine (de tous sexes d’ailleurs) qui s’expriment (sexe prime ?) ici derrière leur odieux chef de file Bernard Debré et leur égérie Marine Le Pen.

(Les tricoteuses étaient ces femmes, qui, pendant la révolution française, venaient faire du tricot au pied de la guillotine en action : elles n’avaient pas TF1).

D’abord, vous apprendrez que toutes les caractéristiques des hommes, des plantes, des animaux, la température, le climat, tout ce qui nous entoure, est réparti dans la nature selon une courbe dite de Gauss. La courbe de Gauss est un tracé qui montre que les éléments d’une population ou d’un échantillonnage se répartissent selon une courbe en forme de boa qui aurait avalé un dromadaire. Beaucoup d’éléments dans le milieu et de moins au moins aux extrémités.

Concernant l’homme, simple maillon de l’ensemble, on peut parler de courbe de Gauss à propos du poids, de la taille, de l’intelligence, pour ne citer que ces trois éléments les plus visibles.

La majorité des hommes, qui ont le bonheur de n’être ni trop grands ni trop petits, ni trop gros ni trop maigres, ni trop intelligent ni trop bêtes, ont une fâcheuse tendance à se moquer des extrêmes.

Oui, même l’excès d’intelligence est une source de moquerie, bien qu’alors mêlée d’envie, tout comme la fortune d’ailleurs.

Pourtant, la plupart de ces extrêmes n’y sont pas pour grand-chose, et n’y ont ni mérite, ni raison d’en être blâmés.

Il en va de même pour le système hormonal, qui peut voir des anomalies de production en trop ou en trop peu. Si les petits esprits se moquent volontiers des débiles ou des gros (sans même se rendre qu’eux-mêmes sont à la fois des petits et des gros cons), il ne leur viendrait pas à l’idée de montrer du doigt ou de se moquer d’un diabétique, qui peut cumuler au sein de son organisme au cours de son existence un excès puis un manque d’insuline. A moins bien sûr qu’il ne soit obèse. Pas plus d’un hypo ou d’un hyperthyroïdien, à moins que cela ne se voit sous la forme du crétinisme pour l’hypothyroïdien, auquel cas ils verront là une franche occasion de rigolade.

Mais lorsqu’il s’agit des hormones sexuelles, il en va tout autrement. Ces hormones puissantes auxquelles nous devons notre survie depuis des millénaires font l’objet d’un tabou, pas seulement judéo chrétien, mais aussi au sein de toutes les communautés religieuses. Pourtant, sans le moindre égard pour ces interdits artificiels, elles persistent insolemment à se répartir au sein de la population humaine comme tous les autres éléments, selon une courbe de Gauss.

Si l’on se gausse évidemment de l’insuffisant, avec son impuissance devenue une injure, la vindicte populaire s’attarde volontiers, par incompréhension et parfois par envie, sur l’excédentaire, qui se voit qualifier d’obsédé sexuel, de maniaque. Pourtant, en dehors de quelques pervers intellectuels sans rapports avec l’hormonologie et moralement condamnables, ce qui est plutôt rare isolément, cet excédent hormonal entraine ses malheureux possesseurs dans une vie de souffrances effroyables, sans qu’ils y soient pour quoique ce soit, avec des pulsions quotidiennes, des obsessions insurmontables, des tentatives multiples pour les assouvir et un mépris universel. Cela fabrique beaucoup de cocus, malheureusement, dont peut-être vous êtes, Messieurs les censeurs ? Ce qui, avec votre ignorance crasse,expliquerait votre rancœur.

Ainsi, Messieurs les normaux, et même vous, Messieurs les impuissants, qui ne connaissez pas ces affres, commencez par vous réjouir de votre normalité ou de votre insuffisance : même cette dernière a ses bons côtés.

Ce n’est pas faire injure aux femmes victimes des conséquences de ces anomalies hormonales que d’expliquer que ces êtres sont malades et malheureux. DSK est certainement l’une des innombrables victimes de cette véritable maladie, ce qui en fait un séducteur acharné, mais pas forcément un violeur, ce en quoi il a beaucoup plus de mérite que vous, qui avez la paix dans le pantalon.

Aussi je demande, sans omettre la compassion envers les victimes, (dont je ne suis pas sûr que vous ayez quelque chose à foutre, tout orientés que vous êtes dans une vindicte surtout politique), de réserver une part de votre improbable compassion naturelle à ces malheureux. Et de modérer votre acharnement. Vous y gagnerez en grandeur d’âme et en intelligence apparente. C’est important, savez-vous, l’apparence.

J’oserai encore vous signaler que vous êtes les descendants directs de ces êtres hypersexués, et que quelque part en vous se trouve une part de ce patrimoine hors norme. En effet, vos ancêtres féminines ont, au cours des âges, subi davantage les assauts de cette catégorie d’êtres que ceux de leurs compagnons légitimes, et si vous pouvez être assuré de votre parenté avec vos aïeules, une bonne partie de vos aïeux ne le sont que sur le papier. Plus d’un d’entre eux, dans votre ascendance véritable, était l’un de ces séducteurs, ou de ces violeurs. Et votre patrimoine génétique en porte le sceau.

Alors, dites vous bien que vous avez beaucoup de chance : ça aurait pu tomber sur vous. Grâce au Ciel, vous n’avez hérité de vos ancêtres que la bêtise, la médiocrité et la méchanceté.

4 votes
(IP:xxx.xx7.116.43) le 19 mai 2011 a 12H10
 (Visiteur)

Un des commentaires les plus intelligents et appropriée que j’ai lu !...Je partage complètement votre avis...

3 votes
par easy (IP:xxx.xx5.42.174) le 19 mai 2011 a 13H27
easy (Visiteur)

Je souscris entièrement

(mah, je rectifierais juste l’image de la gaussienne. Le boa qui avale un dromadaire me semble un peu compliqué et non réaliste. Comme nous parlons de réalité il vaut mieux en rester à la classique comparaison avec une forme de cloche)

En entrant davantage encore dans la réflexion sur la gaussienne, on voit aussi que son centre, que sa masse centrale est définie par les extrêmes. On ne pourrait pas dire qu’on est de taille moyenne s’il n’y avait des plus grands et des plus petits.

Il se pourrait que la normalisation matérielle qui va des boulons de bagnole à la taille des chevaux des Horses guards en passant par nos claviers et logiciels, ait accentué la normalisation des esprits.

D’autre part, lorsque l’ambiance est détendue et amicale, les esprits s’étalent comme les orteils au soleil. Mais lorsque l’ambiance devient menaçante, le réflexe de chacun consiste, dans toute la mesure de son possible, à se faufiler vers le centre du troupeau.

L’exemple le plus frappant se trouve dans les cas où un méchant fait aligner 20 personnes et choisit qui il va fusiller. Les 20 malheureux font alors tout leur possible pour se banaliser, pour se fondre dans la masse et ne pas en dépasser d’un cheveu.

0 vote
(IP:xxx.xx8.236.163) le 20 mai 2011 a 09H51
 (Visiteur)

@ doctorix,

Magnifique mise au point à laquelle je souscris complètement. En plus, le style y est, comme c’est agréable !

Je ferais une petite critique, cependant : vous semblez, au début, vous adresser aux femmes (les "tricoteuses") ; puis, dans la suite de votre commentaire, aux hommes seulement.

Or, il me semble qu’il y a, dans la colère "populaire", une composante de guerre des sexes. Suis-je le seul à ressentir que cette histoire - douteuse - est l’occasion de mettre en accusation les mâles, une fois de plus ? A mon avis, cet épisode s’inscrit aussi dans une tendance lourde : la prise de pouvoir des femmes dans les sociétés occidentales. Cette tendance n’est pas politiquement neutre et innocente...

NB : Je n’ai aucune affinité avec DSK et n’aurais pas voté pour lui, même contre MLP ou Sarkozy.

0 vote
par bouba (IP:xxx.xx0.200.229) le 20 mai 2011 a 12H23
bouba (Visiteur)

blablabla. Un vieil obsedé vicelard et sexiste, point barre !

2 votes
par bigglop (IP:xxx.xx6.57.119) le 19 mai 2011 a 19H21
bigglop (Visiteur)

Il y a quelques mois, quand les sondages donnaient DSK favori pour la présidentielle, j’ai eu une "pensée ésotérique" : il va falloir, dès son élection, réunir l’Assemblée Nationale et le Sénat pour rétablir "le droit de cuissage" afin de satisfaire ses appétits.Mais je n’ai pas fait de billet, dommage et il trop tard pour lui

0 vote
(IP:xxx.xx9.5.202) le 19 mai 2011 a 22H33
 (Visiteur)

Surveillez votre orthographe : vous avez un niveau très bas.

3 votes
par maitre chelou (IP:xxx.xx4.196.50) le 19 mai 2011 a 23H31
maitre chelou (Visiteur)

3 jours sans tremper le biscuit c est inhumain pour le patient DSK ! Anne St clair va en prendre plain la gueule !

0 vote
par oula (IP:xxx.xx8.143.205) le 20 mai 2011 a 06H50
oula (Visiteur)

Pas sûr que ça soit que dans la gueule mais bon ...shhht ^^

0 vote
par maitre chelou (IP:xxx.xx4.196.50) le 19 mai 2011 a 23H32
maitre chelou (Visiteur)

plein ^(pour les maniaques cf plus haut)

5 votes
par yvans (IP:xxx.xx1.184.106) le 19 mai 2011 a 23H32
yvans (Visiteur)

Ouah !!! super l’ambiance !

Ici c’est le bal des pédants et méprisants. Bon d’accord, j’ai compris, l’addiction au sexe ça se soigne, mais le complexe de supériorité ça doit aussi pouvoir se soigner.....non ?

Bonne soirée et bien le bonjour à Gauss.

Signé : un con du milieu.

2 votes
par bouba (IP:xxx.xx0.200.229) le 20 mai 2011 a 12H28
bouba (Visiteur)

Je plains surtout la femme de ménage !

(Ces gens la ne le font certainement pas eux même)