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Qu’est-ce que l’addiction sexuelle ? Comment s’en sortir ?
Qu'est-ce que l'addiction sexuelle ? Comment s'en sortir ?
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7 septembre 2011 | 9 commentaires
Auteur de l'article
Frédéric Duval-Levesque, psychopraticien et hypnothérapeute, 156 articles (Psychopraticien certifié)

Frédéric Duval-Levesque, psychopraticien et hypnothérapeute

Psychopraticien certifié
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2
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83

Qu’est-ce que l’addiction sexuelle ? Comment s’en sortir ?

Qu'est-ce que l'addiction sexuelle ? Comment s'en sortir ?

L’affaire DSK a popularisé la notion d’ « addiction sexuelle ».

Je le vois bien aux demandes de thérapie que je reçois depuis ce printemps !

Considérée comme une pathologie très sérieuse aux Etats-Unis, la dépendance au sexe reste encore assez controversée en France.

De quoi s’agit-il au juste ?

Et qui sont les « drogués du sexe » ?

Le terme d’« addiction sexuelle » est employé pour la première fois en 1983 par un psychologue américain, Patrick Carnes, pour rendre compte des « drogués du sexe ». On ne se situe pas dans le cadre de la simple boulimie sexuelle, mais dans « le développement d’une dépendance, avec ses critères traditionnels (perte du contrôle, poursuite malgré les conséquences négatives), vis-à-vis de n’importe quelle forme de sexualité  » ( 1).

L’addiction sexuelle n’est pas unanimement reconnue dans le milieu psychiatrique comme une perversion, mais certains spécialistes la considèrent comme une réelle aliénation, qui toucherait aux Etats-Unis 6 % des hommes et des femmes.

Le « sex-addict » peut tout sacrifier à sa dépendance, travail, vie sociale et familiale. Obsédé par ses pensées sexuelles, il a besoin sans cesse d’expériences érotiques, nouvelles et multiformes, du cybersexe à la pornographie, de la sexualité collective à la prostitution.

Préférant une sexualité anonyme, détachée de toute émotion, le sujet ressent d’abord le soulagement procuré par l’acte, puis une culpabilité teintée de honte.

L’addiction serait une solution comportementale pour faire face à des difficultés psychologiques, notamment une faible estime de soi. Ce point correspond également au départ du cycle dans lequel le sex-addict entre peu à peu.

Insatisfait par sa vie, il s’isole dans ses fantasmes, qui seront ensuite mis en acte. Puis il s’enferme dans un scénario répétitif : culpabilité-lutte pour ne pas « replonger », puis échec-augmentation du malaise-passage à l’acte pour se sentir mieux.

Les hypothèses sur l’origine de l’addiction, trouble encore peu reconnu en France, sont multiples : psychologiques, médicales…

Une étude de P. Carnes recense un grand nombre d’abus sexuels (82 % des cas) survenus dans l’enfance, ainsi que de fréquents comportements addictifs sexuels ou non (alcoolisme, boulimie) dans l’entourage familial.

Les femmes peuvent-elles aussi être dépendantes sexuelles ?

Oui ! Le nombre de femmes désirant se libérer d’une dépendance sexuelle ne cesse d’augmenter. Les comportements sont les mêmes que pour les hommes : masturbation, pornographie, activité sur Internet, rencontres et relations amoureuses anonymes.

Une vingtaine de femmes guéries ont écrit ensemble le livre « She Has a Secret : Understanding Female Sexual Addiction » (Elle a un secret – Comprendre les dépendances sexuelles des femmes).

C’est un livre excellent pour toutes les femmes concernées.

Frédéric Duval-Levesque, psychopraticien et hypnothérapeute. Mon blog: PSYCHOTHERAPIE - SOUTIEN PSYCHOLOGIQUE - COACHING (à Toulouse)

POST-SCRIPTUM

  • (1) Encore plus ! Jeu, sexe, travail, argent , de Jean Adès et Michel Lejoyeux, Odile Jacob, 2001

SOURCES

  • Gilles Marchand , Manuel de psychiatrie (par Julien-Daniel Guelfi,Frédéric Rouillon), P. Carnes
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Commentaires
13 votes
par lsga (IP:xxx.xx0.22.105) le 8 septembre 2011 a 10H58
lsga (Visiteur)

Entre les articles condamnant la sexualité juvénile et celui-ci portant sur l’addiction sexuelle, on peut dire que les auteurs de carevox sont en train d’adhérer à toutes les dérives anti-sexe de la société puritaine américaine.

La différence entre le normal et le pathologique en psychologie a sa symétrique en sociologie dans la différence entre société tolérante et société totalitaire. Je vous renvoie à la lecture de Canguilhem et Foucault : Une société dans la quelle le moindre écart psychique à une norme ’idéale’ est considéré comme pathologique est une société totalitaire.

Laissez les gamines être sexy et se masturber ; laisser les adultes baiser sans modération ; arrêtez de condamner tout ceux qui ne correspondent pas à votre norme médiocre basée sur la sexualité moyenne d’individu frustrée.

7 votes
par ronki (IP:xxx.xx6.254.8) le 8 septembre 2011 a 11H08
ronki (Visiteur)

Comme c’est ecrit dans l’article il ne s’agit pas de personne qui veuille juste profiter des plaisirs il s’agit de personne qui culpabilise qui se referment sur elle meme qui peuvent prendre des risque (notamment IST) suite à des choses qu’ils ont fait pour essayer d’aller mieux, je ne vois pas le rapport entre ce que tu dis et l’article

9 votes
par lsga (IP:xxx.xx0.22.105) le 8 septembre 2011 a 17H51
lsga (Visiteur)

’qui culpabilise’

c’est le seul et unique problème. Le sentiment de culpabilité hérité de notre culture judéo-chrétienne.

Je ne remet pas en cause votre bonne foi. Mais la lutte contre la dépendance sexuelle, comme la lutte contre la sexualité juvénile, fait partie des chevaux de Troie de la pensée néo-conservatrice. Plus que d’un problème psychologique, il s’agit d’un problème social. Un problème qui provient de la droitisation des sociétés occidentales.

Avoir envie de baiser tout le temps, c’est naturel.

Baiser tout le temps, c’est superbe.

Ce sentir coupable parce qu’on baise : c’est un problème.

Le problème n’est pas qu’on baise. Le problème c’est qu’on se sente coupable.

8 votes
par Christian Navis (IP:xxx.xx9.103.100) le 8 septembre 2011 a 11H37
Christian Navis (Visiteur)

Votre article est assez spécieux car, dans le contexte actuel où les média et les politichiens ont fait semblant de confondre séduction et viol, votre propos pourrait contribuer à déculpabiliser les violeurs : ils seraient des malades , atteints d’une addiction... Et à la limite pourquoi pas exempts de sanction pénale du fait de la force irrésistible qui les fait agir ?

Or si l’addiction sexuelle satisfaite avec des partenaires consentant(e)s peut être mal vécue et nécessiter une thérapie si les personnes atteintes en ressentent le besoin... En aucun cas, elle ne saurait servir d’excuse absolutoire aux violeurs qui restent des criminels. Le priapisme n’affecte pas le raisonnement et les facultés cognitives au sens des art 122.1 et 122.2 du code pénal.

4 votes
par lsga (IP:xxx.xx0.22.105) le 8 septembre 2011 a 17H53
lsga (Visiteur)

"Or si l’addiction sexuelle satisfaite avec des partenaires consentant(e)s peut être mal vécue et nécessiter une thérapie"

C’est vous qui avez besoin d’une thérapie, et notre société qui a besoin d’une bonne thérapie révolutionnaire façon mai 68.

3 votes
(IP:xxx.xx8.144.195) le 8 septembre 2011 a 19H00
 (Visiteur)

Cet article est de mon point de vue intéressant car il fait le parallèle entre des comportements spécifiques (boulimie, alcoolisme et perte d’estime) et l’addiction sexuelle. Cela décrit effectivement un travers dans lequel il est facile de tomber et pour lequel la société n’apporte aucune réponse.

En tant que jeune homme j’aurais en effet aimé avoir eu des réponses sur la "gestion" de mes désirs sexuels. Qu’est ce qui est dans les limites du normal ou de l’anormal ?Le problème est que d’un côté l’église a jeté son anathème sur le sexe au point de proscrire complètement la masturbation, mais que de l’autre la culture laïque n’apporte aucune réponse, mise à part des cours d’anatomie sexuelle faussement dénommés "éducation sexuelle".

Pour illustrer mes propos, j’aurais souhaité un jour rencontrer un vieux sage qui m’explique la nature réelle de ma sexualité, ce qu’il y a de sacré et de non sacré dans le plaisir sexuel, la façon de le gérer et de le canaliser dans l’optique de la construction de mon individu.

Au lieu de cela on nous laisse nous vautrer dans n’importe quoi, sous prétexte d’un libertarianisme débridé, et l’on s’étonne de découvrir autant de perversions, de viols, d’incestes et autre dérives fâcheuses pour notre équilibre individuel et social.

0 vote
par Nord (IP:xxx.xx2.138.189) le 9 septembre 2011 a 09H35
Nord (Visiteur)

@(IP:xxx.xx8.144.195)

Bien, votre petit mot ! J’ai 68 ans et mes interrogations, comme les vôtres, n’ont pas encore de réponse. Pour ce qui me concerne, ça ne devrait plus trop tarder. Le temps effacera tout cela. Allez, courage ! Il y a cependant de trés trés bons moments qui méritent le voyage. Un analyste qui disait d’une personne de ma connaissance : "elle se roule dans la boue, mais se douche avec élégance". Estime de soi ? Dur dur parfois.

0 vote
(IP:xxx.xx8.144.195) le 9 septembre 2011 a 21H54
 (Visiteur)

Si cela peut vous donner une piste, j’ai personnellement trouvé des réponses partielles dans la pratique du Yoga tantrique, seule philosophie traitant ce point...

0 vote
par saurusrex (IP:xxx.xx4.144.210) le 10 septembre 2011 a 23H53
saurusrex (Visiteur)

Je suis scandalisé que l’on accorde une telle place à une notion aussi dénuée de sens que l’addiction sexuelle.

Je rappelle qu’il a été établi à quel degré notre vie sexuelle est liée au dynamisme, au "sens le plus intime et profond" de notre cerveau. Le sexe c’est le cerveau, et réciproquement.

L’entrainer est une qualité. Le provoquer est un péché.

Ce que je veux dire par là, c’est qu’il me parait infiniment plus pertinent, plutôt que de se pencher sur le non-évènement DSK, de s’interroger sur le fait que tout enfant de 0 ans peut se régaler des couvertures de hot video en devanture de n’importe quel kiosque, et toute jeune fille à partir de 7 ans peut désormais (ça vient de sortir), s’offrir un string ou un sous-vêtement transparent et affriolant auprès de producteurs de mode parfaitement conscients à mon avis de ce qu’il font (c’est à dire une vraie s ...)

Cela fait penser aux vendeurs de cigarettes qui investissent dans les médicaments anti-tabac. Franchement.

DSK, un problème ?? Réfléchissez ...