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Psychologue, psychiatre, ... Qui consulter ?
Psychologue, psychiatre, ... Qui consulter ?
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31 octobre 2011 | 1 commentaires
Auteur de l'article
Lousk, 3 articles (Étudiant en psychologie)

Lousk

Étudiant en psychologie
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Psychologue, psychiatre, ... Qui consulter ?

Psychologue, psychiatre, ... Qui consulter ?

Trouver en France un spécialiste du traitement de la santé mentale ou du développement personnel en libéral représente un challenge.

Quand on cherche un thérapeute qualifié, deux données sont à surveiller : voici un inventaire des principales appellations et une brève présentation des différents courants les plus représentés en psychothérapie.

Les différentes appelations

 
Le psychiatre est un médecin qui a suivi une formation universitaire supplémentaire dans le traitement des troubles psychiques et dans l'administration de psychotropes (qu'il est habilité à prescrire).
On le retrouve en institution (hôpitaux, centres médico-psychologiques...) et en libéral. Ses honoraires sont remboursés par la sécurité sociale.

Le psychologue clinicien est titulaire d'un master (DESS) de psychologie, spécialité clinique, c'est à dire traitement des troubles psychiques.
Il ne peut pas prescrire de psychotropes, et n'est remboursé par la sécurité sociale que s'il exerce en institution.
La plupart des mutuelles remboursent cependant (selon certaines garanties) ses consultations libérales.

Le titre de psychothérapeute est depuis mai 2010 réglementé au seul usage des psychiatres, psychologues (cliniciens ou non) et psychanalystes diplômés d'État. Il s'applique à la pratique libérale, et nécessite une remise à niveau en psychopathologie ordonnée par une agence régionale de santé.

Les autres titres ne sont pas des appellations contrôlées et sont donc ouverts à n'importe quelle personne, quelque soit sa qualification.
Il s'agit des psychanalystes, des thérapeutes en psychothérapie, des psychopraticiens... entre des milliers d'autres possibilités.
 
Mais l'appellation d'un thérapeute n'est pas une donnée suffisante, surtout en France où la pluridisciplinarité des professionnels est particulièrement importante. Un psychiatre, un psychologue ou un psychothérapeute se distingue également par la spécificité de son approche du traitement des troubles psychologiques. La « guerre des psys » fait rage, entre éthique et efficacité des courants proposés...

 

Les différentes approches

 
L'approche cognitivo-comportementale est le courant mondialement dominant de la pratique psychiatrique et psychothérapeutique.
En perpétuel changement, ses fondamentaux évoluent de pair avec les découvertes de la psychologie scientifique en terme de mémoire et d'apprentissage, d'humeur et d'émotions ou encore d'adaptation sociale.
Ses aficionados pratiquent des thérapies actives brèves proposant aux patients de les aider à rompre des schémas dysfonctionnels de pensée, ou des patterns de comportements non-adaptés. On retrouve fréquemment les mentions cognitivistecomportementaliste ou TCC derrière leur titre.
C'est la forme de thérapie la mieux notée pour le traitement de l'ensemble des troubles évalués par le rapport 2004 de l'INSERM sur l'évaluation des psychothérapies.

Les thérapies dynamiques sont quant à elles les plus courantes en France. Généralement les plus longues et les moins actives du marché de la santé mentale, le soignant y est plus souvent un écoutant, conseiller ou spectateur discret.
La psychanalyse est la forme dominante parmi les thérapies dynamiques : ses praticiens les plus impliqués, les psychanalystes, appartiennent souvent à une école privée au sein de laquelle ils ont effectué leur propre analyse.
L'approche psychanalytique ne prétend pas être apte à régler une problématique précise, mais s'intéresse à la construction intra-psychique du sujets pour éventuellement y soulever certains manquements.
Son essor est particulièrement représentatif dans la clinique francophone et sud-américaine : l'enseignement universitaire de ces contrées en est en effet particulièrement imprégné.
 
Les thérapeutes d'orientation analytique se basent plus ou moins sur les postulats théoriques de certaines figures emblématiques de la psychanalyse, notamment Sigmund Freud ou Jacques Lacan.
L'orientation analytique est très controversée en raison de ses faibles résultats chiffrables, et du manque de scientificité dans sa pratique.

Les thérapies systémiques sont à la seconde place du rapport de l'INSERM. Plus ou moins basées sur les fondements scientifiques, elles n'envisagent pas le traitement individuel mais résolvent les problèmes de couples ou les conflits familiaux. Les patients y vont ensemble, du couple à la fratrie.

Les autres thérapies sont nombreuses : l'EMDR pour le traitement du trouble de stress post-traumatique, l'art-thérapie ou la sophrologie proposant de compenser ou réduire l'anxiété, les différents types d'hypnose... et bien d'autres.
Poursuivre ces pratiques souvent spécialisées nécessite auparavant de s'être renseigné sur le niveau de formation du thérapeute, et sur l'efficacité de sa pratique. Ces renseignements peuvent être demandés à un psychiatre, un autre thérapeute ou au praticien lui-même. N'hésitez pas non plus à passer par le bouche-à-oreille.
 
Si on dit qu'un patient qui se présente enfin en thérapie a déjà parcouru la moitié du chemin, ce n'est pas pour rien...

SOURCES

  • Ces connaissances me proviennent d'une longue exploration théorique appuyée et objective des principaux courants en pratique clinique institutionnelle et libérale en France. Voici néanmoins un ouvrage accessible pour approfondir le sujet.

    Jean COTTRAUX Choisir une psychothérapie efficace, éditions ODILE JACOB, 2011.
    ISBN-13 : 978-2738126023.
    ISBN-10 : 2738126022
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(IP:xxx.xx5.232.23) le 1er novembre 2011 a 13H50