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Psychiatrie : Le projet de réforme fait peur aux professionnels
Psychiatrie : Le projet de réforme fait peur aux professionnels
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16 mars 2011 | 5 commentaires
Auteur de l'article
Henri de Miebenthal, 476 articles (Kinésithérapeute)

Henri de Miebenthal

Kinésithérapeute
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476
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Psychiatrie : Le projet de réforme fait peur aux professionnels

Psychiatrie : Le projet de réforme fait peur aux professionnels

C’est en ce 16 mars qu’est examiné à l’Assemblée nationale le projet de réforme de la loi sur l’hospitalisation psychiatrique sans consentement. Controversé, le texte en question engendre la colère d’une partie des médecins et des magistrats, qui jugent le projet « excessivement sécuritaire et motivé par la peur des malades ». Pour le dénoncer, les psychiatres avaient observé une journée de grève la veille.

Le 15 mars, on a pu mesurer la colère des psychiatres et des magistrats contre le projet de loi défendu par le député UMP Guy Lefrand. Ce dernier entend en effet réformer la loi de 1990 concernant l’hospitalisation psychiatrique sans consentement : « Ce projet de loi offre des outils réclamés par la famille et les psychiatres. Et le cœur du problème en psychiatrie, c’est l’organisation, pas les moyens. La France est le premier pays en Europe en terme de psychiatres par nombre d’habitants ». Mais la pilule ne passe pas, en tout cas pas auprès de certains professionnels… très remontés.

Alors que les députés de l’Assemblée se penchent sur le dossier de Guy Lefrand, le monde de la psychiatrie est en ébullition. C’est Nicolas Sarkozy en personne qui avait exigé une réforme de la loi suite à un meurtre commis par un patient en fuite à Grenoble en 2008. La nouvelle mouture, qui prévoit entre autre de renforcer l’hospitalisation contrainte en psychiatrie, est dénoncée par le Collectif des 39 Contre la Nuit Sécuritaire qui y voit « une extension inacceptable du contrôle étatique des populations » tout en jugeant la loi « inapplicable ». Les syndicats, les psychiatres et les magistrats, pourtant favorables à une réforme, considèrent dans l’ensemble le texte présenté comme voulant accoucher d’une « loi de la peur inspirée de faits divers ». Face aux violentes critiques, le gouvernement fait profil bas.

Photographie : Halle Berry et Penélope Cruz, Gothika.

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Commentaires
4 votes
par rififi (IP:xxx.xx4.242.62) le 16 mars 2011 a 19H51
rififi (Visiteur)

C’est Sarkozy... qu’on mettra en HP !!!!

5 votes
par Dupont (IP:xxx.xx2.197.206) le 16 mars 2011 a 20H39
Dupont (Visiteur)

Le législateur a pour mission de voter des lois qui protègent la population contre les déviants. Toute les théories de beaux parleurs compassionnels ne redonnent pas la vie à la victime d’un psychopathe en liberté.

3 votes
par rastafouan (IP:xxx.xx3.52.152) le 16 mars 2011 a 21H36
rastafouan (Visiteur)

La psychiatrie de secteur devrait se baser sur la disponibilité, la proximité, l’accueil facilité –y compris de l’entourage, la mesure (“un lien, pas plus”, Guy Baillon) et la continuité des soins en CMP. Et sur la meilleure alliance thérapeutique possible. Le temps hospitalier devrait être beaucoup plus limité en indications, en durée et en nombre. La loi de 1990 a favorisé l’augmentation faramineuse des HO et HDT, avec des abus réguliers et notoires (il n’y a qu’à voir la différence des proportions de HO par an qui est du simple au décuple entre le département ayant le moins recours à ce dispositif et le département le plus utilisateur (cf. : données CCOMS/préambule à une enquête sur les hospitalisations d’office)). Beaucoup de psychiatres et d’équipes hélas, utilisent cette contrainte pour “asseoir” une position asymétrique (terme utilisé par les philosophes de la santé) entre le soignant ayant le pouvoir et le savoir et le soigné devant “reconnaître” sa maladie et admettre des soins qui lui sont imposés. L’instauration de soins sans consentement en ambulatoire serait la cause d’une amplification de ce mouvement, alors que les soins ambulatoires étaient jusqu’alors l’occasion pour le patient de faire valoir sa subjectivité, une certaine souplesse, une certaine liberté, une négociation avec le soignant dans une “éthique du choix” (Philippe Caillé). François Castandet, psychiatre, CAP-Lib, Libourne

4 votes
(IP:xxx.xx9.91.191) le 16 mars 2011 a 21H40
 (Visiteur)

Ils ont créé les conditions pour que les hôpitaux aient moins de moyen pour prendre en charge les patients et maintenant ils veulent les enfermer ? Des gens en état de souffrance qui ont besoin de structure pour les aider, même le fait d’être écouté une heure par semaine pas beaucoup les aider, d’autant qu’il peuvent bénéficier d’un traitement médicamenteux.

"Le législateur a pour mission de voter des lois qui protègent la population contre les déviants. Toute les théories de beaux parleurs compassionnels ne redonnent pas la vie à la victime d’un psychopathe en liberté."

Le législateur à souvent peu de connaissance sur les maladies mentales et de leur conséquences, on se demande donc comment il pourrait voter des lois qui protège les citoyens contre les déviants, qui ne sont pas tous d’horribles monstres assoiffés de sang. Certains peuvent avoir une vie tout à fait normal avec un traitement adapté. Quand aux psychopathe, eux on les met en prison.

1 vote
par rainette (IP:xxx.xx8.43.115) le 24 mars 2011 a 14H27
rainette (Visiteur)

U.M.P : Unité Malades Psychiatriques .... !