Psychiatres et infirmières jour et nuit dans la cellule de Breivik

La justice a formellement inculpé l’extrémiste de droite Anders Behring Breivik, auteur des attaques qui ont fait 77 morts l’été dernier en Norvège. Ce dernier, et ce n’est pas une surprise, est accusé par le Parquet d’actes de terrorisme et d’homicides volontaires. Dans l’attente de son procès qui se tiendra le 16 avril, Breivik encourt ainsi une peine d’un minimum de 21 ans de prison. Mais l’auteur du massacre de l’île d’Utøya, actuellement en détention provisoire, est néanmoins suivi par une armada de psychiatres. L’hypothèse d’une irresponsabilité pénale du tueur n’est en effet pas écartée, à condition que de nouveaux éléments sur sa santé mentale viennent s’ajouter à son dossier.
Anders Behring Breivik croit dur comme fer qu’il est sain d’esprit. Son avocat, Geir Lippestad, l’a d’ailleurs fait savoir sur la chaîne de télévision norvégienne TV2 : « Mon client s’est montré particulièrement déçu par la décision de justice qui a ordonné qu’il soit soumis à des soins de santé mentale obligatoires ». Selon l’avocat, « cette affaire est loin d’être réglée. Malgré un premier verdict rendu penchant pour la schizophrénie paranoïde, des contre-expertises ont été ordonnées pour savoir si Breivik est sain d’esprit ou fou. Cela rend sa défense assez difficile, car la stratégie mise en place dépendra des conclusions finales concernant l’intéressé ».
Dans cette optique il a été décidé, le mois dernier, de soumettre Breivik a une observation psychiatrique nuit et jour durant tout le mois de mars. Le 29 février dernier, six psychiatres rattachés à l’hôpital de Dikemark, dans les environs d’Oslo, ont ainsi franchi la porte d’entrée de la prison d’Ila, où l’auteur du carnage le plus sanglant de l’histoire contemporaine de la Norvège est enfermé. Dans cette prison de haute sécurité, une salle de réunion a ainsi été spécialement aménagée afin que ces psychiatres puissent y travailler aux côtés de dix infirmières missionnées et formées pour s’occuper du cas Breivik 24 heures sur 24.
Les observations psychiatriques menées constitueront la base d’un rapport de deux experts juridiques nommés pour l’occasion, Terje Tørrissen et Aspaas Agnar. Ces derniers devront remettre ce rapport à la Cour d’Oslo le 10 avril prochain. Durant la période d’observation, Breivik pourra continuer à vaquer à ses occupations habituelles, dans une cellule équipée d’une télévision et d’un ordinateur. C’est la première fois, en Norvège, qu’une obligation de soins de santé mentale a été ordonnée. Celle-ci a été prononcée en vertu de l’article 167 du code pénal relatif aux procédures en milieu carcéral.
Photo : La prison d'Ila. Source : Heiko Junge, TV2
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Bonjour,,,,,,,,
Que dire de votre article,,,,,,,se penchant sur un personnage énigmatique,,,fou en l’occurrence. En manque de notoriété, rétabli ,,,grâce à vous est d’autre.
Freud,,,,en son temps aurait trouvé matière à analyse, sans doute ,,,,Sa conclusion , la même que la plupart de gens normaux ,,,,,,,, Ce qui pose problème, est la récupération qui est fait d’une acte délictueux associer à un mouvement politique,,,,,

Quand il s’agit d’un fondamentaliste chrétien, on demande une expertise psychologique... Quand par contre il s’agit d’extrémistes musulmans, là non ils sont forcément conscient de leurs actes. Vive la justice...








