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Pour Noël, laissez les problèmes psy de côté
Pour Noël, laissez les problèmes psy de côté
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23 décembre 2010
Auteur de l'article
Dominique Hougron, 16 articles (Psychologue)

Dominique Hougron

Psychologue
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Pour Noël, laissez les problèmes psy de côté

Pour Noël, laissez les problèmes psy de côté

Noël est parfois une foire d’empoignade, laissant ressurgir des conflits familiaux sous-jacents. C’est aussi parfois une torture de l’esprit pour trouver le cadeau approprié. De grâce, cette année, passez des fêtes dans la bonne humeur.

Si j'ai bien compris, au début, Noël c'était pour fêter la naissance de Jésus, celui-là même qui à travers sa vie sur Terre représente Le Dieu qui plane sur une partie de notre civilisation. C'était jour de fête, anniversaire d'une naissance salvatrice, trêve de guerre, petits cadeaux -une orange parfois- que l'on glissait au pied du sapin que je ne sais même pas s'il y en avait à Betléem en l'année Zéro, ou dans des chaussures que je suis certain que le petit Jésus il en avait pas, lui. Qu'on y croit ou que l'on n'y croit pas à ce Jésus-là-, Noël était une fête religieuse, et bien que la pratique religieuse soit de plus en plus faible, Noël reste une fête fêtée dans toutes les familles.

Ça, c'était avant. Avant, pour la raison religieuse de l'affaire. On mettait le mot "Noël" en lien avec d'autres mots, comme paix, fraternité, joie, etc...

Aujourd'hui, Noël est une fête commerciale, au même titre que la fête des mères, Pâques ou la Trinité. A tel point qu'interrogés, bon nombre d'enfants ne font même pas de lien entre Noël et Jésus. Bon ! C'est ainsi.

En matière de fête, Noël tourne parfois au vinaigre :

Déjà il y a le repas, qu'il soit de réveillon ou du 25. Est-ce que cette année on invite la tante qui a été si désagréable l'an dernier ? Et Marcel, qui fait la gueule depuis six moi ? Et Philippe ? Est-ce qu'on invite sa nouvelle femme ? Et Catherine ? Qu'est-ce qu'on en fait... Tu sais bien, elle n'a que nous, c'est pas parce qu'elle est séparé de Philippe que.... Et Gérard ? On va pas le voir cette année, il est dans sa belle-famille... En tout cas, moi je ne veux pas de ce petit con de Jean-Pierre... Non mais tu as vu comment il m'a parlé cet été ?

Bon, vous connaissez aussi bien que moi ces débats parfois épuisants et sans véritable solution. Paix, on avait dit, trêve, mise en sourdine des conflits habituels. En matière de Noël, déjà les regroupements familiaux sont source de conflits. Les gens s'épanchent parfois sur ces sujets dans le cabinet du psy... L'angoisse de Noël n'est pas une vue de l'esprit. Ça existe vraiment. Ça commence même parfois très tôt dans l'année, parfois dès l'été.

Le nom des personnes présentes dument noté, il s'agit ensuite de se pencher sur un autre problème, beaucoup plus sérieux celui-là, beaucoup plus épineux : Les cadeaux. Non, parce que les cadeaux, c'est obligatoire. Sinon c'est pas Noël.

La règle à peu près entendue est qu'on offre des cadeaux à tout le monde. Déjà financièrement ça pose parfois problème. Il y a des personnes, au sein de famlilles nombreuses, qui s'endettent pour faire des cadeaux et qui mettent parfois deux ou trois mois à s'en remettre (vaut mieux régler ça assez vite parce que les vacances d'été arrivent !). Et côté cadeaux, il faut faire attention. Ne pas froisser la succeptibilité de l'oncle Albert, qui déjà l'année dernière avait boudé son cadeau... Un livre pour quelqu'un qui ne lit pas, c'était en effet mal choisi. Et puis ne pas froisser non plus l'amour-prore de telle ou telle personne, qui offre toujours des choses hors de prix alors qu'on ne lui offre qu'une boite de chocolat. Et attention, se mettre d'accord... papa l'année dernière avait eu trois cravattes...

Les cadeaux sont parfois empoisonnés. Oui, il est gentil, votre petit chien il est adorable.... mais je ne veux pas de chieeeen moi... qu'est-ce que je vais en faire ? Quoi, pour me tenir compagnie ? De la même manière, offrir une canne à papa lui assène 20 ans d'un coup sur la tête... Vous me trouvez si vieux ? On peut aussi, dans le même style, offrir à maman un anti-rides.

Bon, les cadeaux sont choisis et achetés. Parfois en toute dernière minute le 24 à 19 heures. Alors on prend un peu n'importe quoi. Mais bon, achetés, je vous dis.

Se pose alors parfois une autre grandes question : On les offre quand, ces fameux cadeaux ? Le soir avant le diner ? Ou après le diner ? Ou le matin du 25 ? Et puis faut faire attention : le petit dernier croit encore au père Noël... ne pas lui gâcher son Noël... Non papa, je t'ai déjà dit qu'il ne fallait pas dire où tu l'avais acheté, l'hélicoptère transformer. Mais tu sais bien... Voyons papa.. Voilà... c'est le père Noël et le père Noël c'est pas toi, le père Noël c'est le père Noël... Jusqu'à quel âge ? Ben on verra.. Mais non, c'est pas le père Noël de papa... rhaaaa !

Et puis il faut encore faire très attention avec le cadeau : Non seulement il faut qu'il plaise, non seulement il faut qu'il soit à peu près dans les mêmes prix que celui que nous a offert celui à qui on en offre un (Oui oui, prenez des notes si vous voulez) mais en plus il faut pas qu'il l'ait déjà (comme disait Suzanita à Mafalda : Je ne vais pas offrir un livre à ma mère, elle en a déjà un).

Bon, il y a aussi des Noël qui se passent bien... et c'est un Noël qui se passe bien que je vous souhaite à tous. Et n'oubliez pas de mettre le petit Jésus dans la crêche. A minuit, pas avant. Parce qu'il est né en l'an zéro avant, euh après, euh... en même temps que lui... juste à minuit.

Joyeuses fêtes de Noël.

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